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CENTRE CULTUREL INTERNATIONAL DE CERISY

Programme 2017 : un des colloques





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Flyer ANIMAUX AQUATIQUES
ET MONSTRES DES MERS SEPTENTRIONALES

IMAGINER, CONNAÎTRE, EXPLOITER, DE L'ANTIQUITÉ À 1600
Mise à jour
10/04/2017


DU MERCREDI 31 MAI (19 H) AU SAMEDI 3 JUIN (18 H) 2017

(colloque de 3 jours)

DIRECTION : Thierry BUQUET, Brigitte GAUVIN, Marie-Agnès LUCAS-AVENEL

Avec le concours de Benoît CLAVEL et Catherine JACQUEMARD

ARGUMENT :

Consacré à l’histoire des poissons, monstres et mammifères aquatiques des mers septentrionales (Manche, mer du Nord, mer Baltique, mer de Norvège, Atlantique Nord), de l’Antiquité à 1600, ce colloque s'inscrit dans le cycle dédié à la Normandie médiévale et s'adresse, au-delà des spécialistes qui interviendront, à toutes les personnes intéressées par les animaux marins.

Il s’agira, tout d’abord, d’étudier la construction des savoirs sur la faune marine du Nord depuis la fin de l’Antiquité, notamment à travers les encyclopédies médiévales: comment nommer, classifier et décrire des espèces rares, parfois perçues comme des montres marins? Ces animaux étranges sont aussi convoqués dans les chroniques et la littérature, naviguant entre véracité et imaginaire, contribuant tour à tour à la construction d’une réalité embellie ou d’un merveilleux authentique. Ils sont à l’origine d’une tradition iconographique féconde, dans laquelle les monstres marins et autres chimères "inventées" ou "réinventées" au Moyen Âge vont peupler les représentations des mers septentrionales pour y incarner l’inconnu et l’altérité de ces régions lointaines.

Quant à l’exploitation des animaux marins par l’homme, elle sera notamment envisagée à travers la pêche, la consommation des poissons ou le commerce de matières liées à l’artisanat (ivoire de morse, coquillages à pourpre, etc.). En dernier lieu, une attention toute particulière sera portée à l’histoire des baleines ainsi qu’à l’évolution de leur démographie dans l’Atlantique Nord.

CALENDRIER PROVISOIRE :

Mercredi 31 mai
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, des colloques et des participants


Jeudi 1er juin
Matin:
Entre fantaisie et réalité: les créatures marines dans la littérature
Jacqueline LECLERCQ-MARX: Entre tradition classique et imaginaire germano-celtique. Les monstres anthropomorphes des mers septentrionales, au Moyen Âge et au début de l'époque moderne
Natalia PETROVSKAIA: Le bétail de la mer: poisson et pêche dans la littérature médiévale celtique
Cécile ROCHELOIS: Les pêches miraculeuses de Godric de Finchale: dauphins et saumons à volonté dans une vie de saint du XIIe siècle

Après-midi:
SÉANCE À L'ABBAYE DE HAMBYE (Découvrir le lieu)
L’iconographie et ses enjeux: représenter les monstres marins à travers les siècles
Barbara AUGER: De Cetus à Jasconius, le discours chrétien de la baleine en Europe du Nord-Ouest, entre le VIIIe et le XIIIe siècles
Chet VAN DUZER: From Iceland, with Monsters: Transmission of Monstrous Details from the Thirteenth-Century Speculum Regale to Ortelius's Islandia (1587)
Grégory WALLERICK: Chercher à illustrer l'inconnu à la fin du XVIe siècle: les animaux marins de l'Atlantique Nord sur la route des Amériques, entre conservatisme médiéval et essais zoologiques

Visite de l'abbaye de Hambye

Soirée:
Ludovic DICKEL: Pieuvre, seiches, calmars, des mythes à la réalité


Vendredi 2 juin
L’élaboration des savoirs: nommer, classer, identifier
Matin:
Olga VASSILIEVA: Un mystérieux poisson d'Alexandre Neckam et les autres proies de l'ours blanc
Grégory CLESSE: Un compilateur en eaux (in-)connues: Thomas de Cantimpré et les poissons des côtes franco-anglaises
Maxime DELLIAUX & Alban GAUTIER: Cheval ou baleine? Les noms du morse dans les mondes septentrionaux, IXe-XVIe siècles

Après-midi:
Sophia HENDRIKX: Lungs, kidneys and testicles. Conrad Gessner's (1516-1565) discussion of fabulous sea-creatures as a distinct taxonomical group
Jean-Paul MOULIN: La baleine grise dans l’Atlantique européen

Excursion à Coutances pour le vernissage au Musée Quesnel-Morinière du colloque "Tal Coat" (organisé en parallèle)


Samedi 3 juin
Les produits de la mer: pêcher, consommer, transformer
Matin:
Cécile ALLINNE:
La pourpre de l'Atlantique. Exploitation et traitement des coquillages Nucella Lapillus dans l'Antiquité romaine: l'exemple du site archéologique de Commes (Calvados)
Xavier DECTOT: Quand l'ivoire venait de la mer. De quelques aspects du commerce de l'ivoire de morse brut et sculpté aux XIe et XIIe siècles
Marie CASSET: La consommation de produits de la mer à la cour du duc de Bretagne en exil en Angleterre (1377-1378)

Après-midi:
Frédérique LAGET: Géographie du hareng à la fin du Moyen Âge: les mers du Nord, des lieux de production?
Christophe CLOQUIER: L'exploitation des animaux marins de la côte picarde du XIIe au XVIe siècles
Fabrice GUIZARD: "Delfines nec non et ballenae...": les cétacés de l'Atlantique Nord au haut Moyen Âge. Représentation, identification et consommation

Conclusions

DÉPARTS

RÉSUMÉS :

Barbara AUGER: De Cetus à Jasconius, le discours chrétien de la baleine en Europe du Nord-Ouest, entre le VIIIe et le XIIIe siècles
Il s'agit par cette communication de s'intéresser à la manière dont le christianisme a utilisé l'imaginaire de la baleine pour alimenter son discours spirituel. Le point de départ repose sur une série d'iconographies issues de manuscrits médiévaux produits dans les espaces culturels carolingien, ottonien, anglo-saxon et anglo-normand, soit sur la période VIIIe-XIIIe siècles des cultures bordant la mer du Nord et la Manche. À partir de ces images, sera proposée l'analyse de la forme et du contexte de représentation de cet animal, de son origine antique à son remploi médiéval. Ces représentations seront ensuite confrontées aux imaginaires faisant appel à la baleine, des épisodes bibliques aux peregrinatio, afin d'en restaurer la rhétorique archétypale.

Publications
Barbara Auger, 2011, La représentation des bateaux en Europe du Nord-Ouest, entre le VIIIe et le XIIIe siècle, thèse de doctorat, Centre de Recherche sur l’Imaginaire, Université Stendhal 3.
Barbara Auger, 2013, "Les figures de proue zoomorphes dans l’iconographie médiévale chrétienne: rhétorique de l’Incarnation", dans IRIS, numéro 34, Hommage à Gibert Durand, p. 147-162.


Marie CASSET: La consommation de produits de la mer à la cour du duc de Bretagne en exil en Angleterre (1377-1378)
De mai 1373 à août 1379, le duc et la duchesse de Bretagne, exilés en Angleterre, séjournent majoritairement dans leurs possessions du centre-est du pays, limitrophes de la mer du Nord (Lincolnshire, Norfolk, Cambridgeshire, Herfordshire). Les archives départementales de Nantes conservent trois rouleaux de comptes de dépenses de bouche pour les années 1377-1378, rigoureusement tenus par le contrôleur. Le report quotidien des frais engagés pour les "tinels" respectifs du duc et de la duchesse permet une évaluation relativement précise des goûts plus ou moins affirmés pour le poisson frais (hareng, morue, plie, grondin, sole, maquereau) ou le poisson de conserve (hareng blanc/poudré/saur, stockfish), pour les mollusques (moules, huîtres, coques), du poids des contraintes alimentaires (jours maigres et Carême), des saisonnalités spécifiques à cette région côtière (harengs frais en septembre/octobre puis de conserve), des consommations attendues d’espèces considérées comme des critères de distinction ("baleine", "porpoys", turbot), voire franchement inattendues (bulots/"welques"). La comparaison avec un compte conservé lorsque le duc est en Bretagne permettra d’évaluer les différences dans les régimes alimentaires et la façon dont la cour ducale s’est pliée ou non aux pratiques anglaises.

Publications
CASSET M., "Les pratiques de consommation alimentaire au château de Hambye (Manche) au début du XVe siècle", Bulletin de la Société des Antiquaires de Normandie (année 2013), 2015, p. 61-98.
CASSET M., "Recevoir et honorer ses pairs. Les banquets nobles au château de Hambye (Manche) au début du XVe siècle", À la table des châteaux, Rencontres d’archéologie et d’histoire du Périgord (septembre 2014), Bordeaux, Ausonius, 2015, p. 143-154.
CASSET M., "Nommer et reconnaître les poissons dans le Mesnagier de Paris (fin XIVe siècle)", Mondes animaliers au Moyen Age et à la Renaissance, Colloque organisé par l’Unité de recherche TRAME à l’Université de Picardie-Jules Verne, 9-11 mars 2016 (à paraître).


Grégory CLESSE: Un compilateur en eaux (in-)connues: Thomas de Cantimpré et les poissons des côtes franco-anglaises
Dans cette communication, nous étudierons les zones géographiques figurant dans le catalogue des poissons et animaux marins présenté par Thomas de Cantimpré dans son Liber de natura rerum (achevé entre 1237 et 1240). À première vue, le compilateur dominicain donne peu d'indications sur l'habitat des espèces et, lorsque c'est le cas, il s'agit le plus souvent des contrées lointaines de l'Orient, de l'Inde, de la région du Nil ou encore de la Sicile et du nord de l'Italie. Cependant, un sondage plus systématique montre que les côtes du nord de la France et de l'Angleterre sont aussi abordées, bien que les auteurs habituellement cités par le compilateur (Aristote, Pline l'Ancien, Isidore de Séville, Jacques de Vitry...) soient peu familiers de ces espèces, parmi lesquelles on retrouve la murène, le hareng et le moine de mer. C'est cette dernière espèce que nous examinerons en détail, en prenant pour point de comparaison le chapitre sur le crabe, espèce quant à elle très commune et bien connue des sources habituelles du compilateur. Cette analyse comparative des chapitres sur le crabe et le moine de mer abordera la question des sources à disposition et effectivement utilisées par Thomas de Cantimpré, la question du type de contenus disponibles et privilégiés par le compilateur et, finalement, la question de la postérité des informations fournies par Thomas de Cantimpré au sein de compilations ultérieures, à savoir le Speculum naturale de Vincent de Beauvais (entre 1246 et 1263) et l'Hortus sanitatis (fin du XVe siècle).

Après un master en philologie classique à l'Université Catholique de Louvain, Grégory Clesse a entrepris une thèse de doctorat dans le cadre du projet "Speculum Arabicum" (2012-2016) sur les  Sources arabes en toutes lettres. Étude des citations d'auteurs arabes dans les encyclopédies latines du XIIIe siècle, sous la direction des Prof. Baudouin Van den Abeele et Godefroid de Callataÿ. Actuellement, il travaille comme éditeur scientifique à l'université de Cologne (Thomas Institute) et se penche sur les traductions latines du philosophe arabe Averroès.
Publication
Grégory CLESSE, "Thomas de Cantimpré et l'Orient: les sources arabes dans les chapitres zoologiques du Liber de natura rerum", dans Reinardus. Yearbook of the International Reynard Society, 25, Richard Trachsler, Baudouin Van den Abeele et Paul Wackers (éds.), 2013, pp. 53-77.

Christophe CLOQUIER: L'exploitation des animaux marins de la côte picarde du XIIe au XVIe siècles
Rythmée par des estuaires échancrés, la côte picarde médiévale offrait de vastes étendues sableuses propices à la capture de poissons marins, migrateurs et ubiquistes ou à l’échouage de mammifères marins. Cet espace incertain, situé entre terre et mer, constituait alors des zones d’approvisionnement en nourriture suffisamment riches pour que les seigneurs laïcs accordent des donations en milliers de harengs frais à plusieurs communautés religieuses du nord du royaume tout en revendiquant les captures d’espèces royales comme l’esturgeon, le saumon ou le marsouin. La restitution de l’exploitation des animaux marins dans leur environnement médiéval, appréhendée et étudiée à partir des sources archéologiques ou documentaires, offre une vision satisfaisante mais non exhaustive qui fournit deux visions d’une même réalité historique, parfois en faveur des vestiges osseux, avec des spectres faunistiques très larges, des traces de préparation ou une identification des saisons de capture, parfois en faveur des textes, avec des mentions d’espèces non osseuses comme les lamproies, des indications de quantités capturées ou de pratiques frauduleuses. Ainsi, cette restitution de l’exploitation des animaux marins, issue de la confrontation de sources archéologiques et documentaires contribue à la connaissance d’un éventail ichtyologique particulièrement riche, témoin indiscutable d’une mer nourricière. En revanche, elle demeure muette pour l’avifaune estuarienne et marine. Plus ponctuellement, elle permet de suivre les quantités de poissons capturés au fil des siècles et de localiser les lieux de consommation, parfois très éloignés à l’intérieur des terres.

Conservateur de la bibliothèque centrale du service de santé des armées (École du Val-de-Grâce, Paris), Christophe Cloquier a soutenu en 2004 une thèse de l’École nationale des chartes intitulée: "Les pratiques halieutiques fluviales dans le bassin de la Somme du XIIe siècle au XVIIIe siècles: approche archéologique et documentaire". Chercheur associé au Lamop (UMR 8589 - Université de Paris 1 - Cnrs), il poursuit des recherches sur les pratiques halieutiques et la restitution des paysages alluviaux, fluviaux et littoraux associés durant les périodes médiévale et moderne.

Xavier DECTOT: Quand l'ivoire venait de la mer. De quelques aspects du commerce de l'ivoire de morse brut et sculpté aux XIe et XIIe siècles
Même si elle y a aidé, ce n'est pas tant la pénurie d'ivoire d'éléphant que l'expansion scandinave dans l'Atlantique nord qui a entraîné le succès de l'ivoire de morse dans toute l'Europe occidentale. Expansion vers le nord, certes, avec la colonisation de l'Islande puis du Groenland, mais aussi, et peut être même davantage, vers le sud et en particulier vers les îles Britanniques. Cette communication s'intéressera aux modalités de circulation de ces ivoires et à leur place tant dans le commerce du luxe que dans la circulation des formes. L'intensité de la demande a non seulement entraîné la disparition de l'espèce en Islande mais aussi, probablement, joué un rôle essentiel dans le maintien de la présence scandinave au Groenland, en particulier dans l'établissement de l'ouest, où les conditions de vie étaient les plus difficiles. Pour la première fois peut-être, en tout cas pour une production de luxe d'une telle ampleur, la séparation entre les lieux de collecte du matériau et ceux de son exploitation est complète. Enfin, on s'interrogera aussi sur le rôle de ces ivoires de morse dans l'évolution du goût et dans les échanges stylistiques, certains des ateliers d'ivoire étant physiquement autant que stylistiquement très proches de grands chantiers architecturaux du XIIe siècle. La circulation aisée, portée par une forte demande, de ces objets de petite taille, relativement faciles à tailler, mais souvent extrêmement travaillés, a pu jouer un rôle non négligeable dans les transferts entre des centres par ailleurs très éloignés.

Xavier Dectot a été conservateur au musée national du Moyen Âge avant de prendre la direction du Louvre-Lens, puis de rejoindre le National Museum of Scotland en tant que Keeper of Art and Design. Il a essentiellement travaillé sur la sculpture et les arts décoratifs dans l’Europe Atlantique entre le XIIe et le XIVe siècles. Il siège dans l’Advisory Board du Gothic ivories project du Courtauld et a été le commissaire de nombreuses expositions dans lesquelles l’ivoire tenait un rôle primordial (Celtes et Scandinaves en 2008, Paris Ville Rayonnante en 2010, toutes deux au musée de Cluny, d’Or et d’Ivoire en 2015 au Louvre-Lens).

Maxime DELLIAUX & Alban GAUTIER: Cheval ou baleine? Les noms du morse dans les mondes septentrionaux, IXe-XVIe siècles
La pluralité terminologique est une des principales caractéristiques du rapport des humains au morse (Odobenus rosmarus), cela aujourd’hui comme au Moyen Âge. Cette communication, d’abord lexicographique, précisera et mettra en relation les termes qui désignent cet animal dans l’Europe septentrionale des siècles médiévaux jusqu’à la Renaissance. On constatera qu'ils sont non seulement divers, mais souvent ambigus: si l’expression "baleine-cheval" (horshwæl) des Anglo-Saxons désigne très probablement ce que nous appelons un morse, c'est beaucoup moins certain pour le mot norrois apparenté (hrossvalr), dont la description ne correspond ni à l’éthologie ni à l’apparence de l’animal. D’autres termes, en particulier en latin, vieil anglais, finnois, norrois et ancien français, seront aussi examinés  parmi ceux-ci, on peut d’ores et déjà citer les mots morsus, rosmarus, rostungr, ou encore rohart.

Maxime Delliaux est professeur certifié d’histoire-géographie au lycée Eugène Woillez de Montreuil-sur-Mer. Ayant étudié à l’Université du Littoral Côte d’Opale, il est titulaire depuis 2015 d’un Master Recherche en histoire médiévale, mené sous la direction d’Alban Gautier. Au cours de ces deux années, la zoohistoire et l’histoire nordique ont été au cœur de ses travaux. Il nourrit désormais un projet de thèse portant sur la relation homme-animal dans les mondes nordiques au Moyen Âge.

Alban Gautier, ancien élève de l’École normale supérieure et agrégé d’histoire, est maître de conférences en histoire médiévale à l’Université du Littoral Côte d’Opale. Ses recherches portent sur divers aspects de l’histoire de l’Angleterre et de l’Europe du Nord au premier Moyen Âge. Ses travaux sur l’alimentation (Le festin dans l’Angleterre anglo-saxonne, 2006; Alimentations médiévales, 2009) l’ont amené à s’intéresser également à la chasse, à la pêche et au rapport des humains à la chair animale.

Fabrice GUIZARD: "Delfines nec non et ballenae...": les cétacés de l'Atlantique Nord au haut Moyen Âge. Représentation, identification et consommation
Les études médiévales sont revenues plusieurs fois sur la chasse aux cétacés et leur consommation. Faute de pouvoir discerner mieux l’espèce de mammifère dont il s’agit ou par méconnaissance de la diversité des sous-ordres des mysticètes et odontocètes, le terme générique de baleine est souvent employé. C’est pourtant aujourd’hui une trentaine d’espèces de cétacés différentes qui vivent et circulent le long des côtes atlantiques et en Manche. Avec la contribution de la biologie marine et de la cétologie, je propose de reprendre le dossier des mentions de ballenae pour chercher, derrière le vocabulaire altomédiéval au demeurant très pauvre, les espèces réellement rencontrées par les hommes du haut Moyen Âge.

Publications
"Retour sur un monstre marin au haut Moyen Âge: la baleine", dans Échanges, communications et réseaux dans le haut Moyen Âge, Mélanges offerts à Stéphane Lebecq, éd. A. Gautier, C. Martin, Turnhout, Brepols, 2012, (Haut Moyen Âge, 14), p. 261-276.
"Une exploration de la diversité faunistique des cours d’eau du haut Moyen Âge", dans Eaux de la vie, 2013, p. 57-66.
"De l’usage des animaux en histoire médiévale", site Ménestrel, novembre 2013 (en ligne).
"Mysticètes et odontocètes au large des côte atlantiques de l’Europe médiévale", Poster Matinée des Chercheurs de l’Université de Mons, 10 mars 2015 (http://hosting.umons.ac.be/aspnet/mdc2015/upload/120.pdf).


Sophia HENDRIKX: Lungs, kidneys and testicles. Conrad Gessner's (1516-1565) discussion of fabulous sea-creatures as a distinct taxonomical group
In his ichthyological publications Conrad Gessner described and depicted a range of miraculous creatures. While many of those are denounced out-front as frauds, a specific group of monstrous creatures is discussed in a more serious manner. These are classified under the cetaceans, and described as a subgroup. Several of these can be considered part human and part aquatic animal, while several others can be considered part land-, part aquatic animal. All resemble counterparts that live on land. Gessner lists characteristics that these creatures share: they are large, most are live-bearing mammals, and all have lungs, testicles, kidneys, and bladders. Many depictions were copied from Sebastian Munster and Olaus Magnus. Gessner was sceptical about these, but did not question the existence of the animals, and backed this up with a list of sources that describe them.

Publications
"Ichthyology and emblematics in Gessner’s Historia Piscium and Camerarius’ Symbola et Emblemata", in Paul J. Smith and Karl A.E. Enenkel (Eds.), Emblems and the Natural World (1500–1700), Leiden: Brill, 2016.
"Identification of herring species in Conrad Gessner's ichthyological works, a case study on taxonomy, nomenclature, and animal depiction in the sixteenth century", in Paul J. Smith and Karl A.E. Enenkel (Eds.), Zoology in Early Modern Culture. Intersections of Science, Theology, Philology and Political and Religious Education, Leiden: Brill, 2014.
"Het eerste en misschien ook wel het kleinste en mooiste boek over waterdieren", in Hans Mulder en Erik Zevenhuizen (Red.), De natuur op papier. 175 jaar Artis Bibliotheek, Athenaeum-Polak & Van Gennep, 2013.


Frédérique LAGET: Géographie du hareng à la fin du Moyen Âge: les mers du Nord, des lieux de production?
La grande pêche harenguière fait son apparition dans les derniers siècles du Moyen Âge et se concentre dans les eaux septentrionales (Baltique, mer du Nord, Manche). Elle devient une manne pour les marchés urbains en quête de nourriture abondante et peu chère. Nous chercherons à comprendre les spécificités du hareng par rapport à ses congénères et l’appréhenderons comme un produit de masse. Afin de saisir les modalités de sa production, nous étudierons les lieux de la pêche et ses différents moments. Cela nous permettra de constater que la pêche harenguière devient l’occasion d’explorations maritimes nouvelles, faisant de la mer une sorte d’"arrière-pays" des marchés urbains européens. La communication proposée est donc aussi bien une étude géographique des lieux de la grande pêche qu’une étude technique de ses moyens.

Frédérique Laget, docteure en histoire et agrégée d’histoire, enseigne l’histoire-géographie en lycée. Elle a soutenu en 2011 à Nantes une thèse sur "La perception de la mer dans l’Europe du Nord-Ouest à la fin du Moyen Âge" et a publié plusieurs articles sur les gens de mer, les expériences maritimes, les territoires et frontières maritimes à la fin du Moyen Âge, plus particulièrement en France, en Angleterre et en Scandinavie.

Jacqueline LECLERCQ-MARX: Entre tradition classique et imaginaire germano-celtique. Les monstres anthropomorphes des mers septentrionales, au Moyen Âge et au début de l'époque moderne
Si on se réfère aux sources écrites — principalement les bestiaires, les encyclopédies, les chroniques et les romans en langue vernaculaire — on dénombre quatre monstra marina en partie anthropomorphes spécifiques aux mers septentrionales: les moines, les chevaliers, et plus tardivement les évêques de mer, auxquels on peut ajouter les sirènes dont la métamorphose en poisson est intervenue en milieu germano-celtique. Sans compter les ondin(e)s qui ne présentent aucune tératologie mais dont l’habitat est marin. Cette communication se propose de présenter brièvement cette faune très particulière, de préciser le contexte dans lequel elle s’est développée et d’expliquer les raisons de son extraordinaire succès, tant dans le domaine de l’écrit que dans celui de l’art et même de l’héraldique.

Jacqueline Leclercq-Marx est professeur honoraire d’Histoire de l’art du Moyen Âge occidental, à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). La réception de la culture antique — particulièrement le monstrueux anthropomorphe — et sa réinterprétation en Europe du nord est au cœur de ses recherches qui sont systématiquement fondées sur une double approche iconographique et textuelle. Parallèlement, elle travaille sur le Physiologus et sur les Bestiaires.
Publications
La Sirène dans la pensée et dans l’art de l’Antiquité et du Moyen Âge. Du mythe païen au symbole chrétien, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 1998 et rééd. 2000 (Publications de la Classe des Beaux-Arts. Coll. In-4°, 3e série, t. 2) [en ligne].
"Du monstre androcéphale au monstre humanisé. À propos des sirènes et des (ono-) centaures, et de leur famille, dans le Haut Moyen Âge et à l’époque romane", Cahiers de Civilisation Médiévale, 45, 1, 2002, p. 55-67.
"L’idée d’un monde marin symétrique du monde terrestre. Émergence et développements", Actes du 30e Colloque du CUER MA, Les mondes marins, dir. Ch. Connochie-Bourgne et le Centre Universitaire d’Études et de Recherches Médiévales d’Aix-en-Provence (Aix-en-Provence, 3-5 mars 2005), Aix-en-Provence, Presses de l’Université de Provence, 2006, p. 259-271 (Sénéfiance, 52).
"Chevaliers marins et poissons-chevaliers. Origine et représentations d’une "merveille" dans et hors des marges", dans Merveilleux et marges dans le livre profane à la fin du Moyen Âge (XIIe-XVe siècles), dir. A. Latimier-Ionoff, J. Pavlevski-Malingre et A. Servier, actes du Colloque Merveilleux, marges et marginalité dans la littérature et l’enluminure profanes en France et dans les régions septentrionales (XIIe-XVe siècles) (Lille, Université de Lille 3, 16 octobre 2014), Turnhout, Brepols (Les études du Rilma, 8) (sous presse: parution prévue début 2017).
"Une page d’histoire naturelle peu connue: les contreparties marines d’animaux terrestres dans la littérature didactique et encyclopédique. Traditions textuelles et iconographiques", dans Gebrauch und Symbolik des Wassers in der Mittelalterlichen Kultur, dir. G. Huber-Rebenich, actes du 16. Symposium des Mediävistenverbandes / Université de Berne (Berne, Université de Berne, 23-25 mars 2015) (sous presse: parution prévue début 2017).


Jean-Paul MOULIN: La baleine grise dans l’Atlantique européen
La baleine grise (Eschrichtius robustus) est représentée dans la faune actuelle par deux populations dans l'Océan Pacifique: La population "de Californie" qui compte plus de 20 000 animaux et celle "du Pacifique ouest" qui compte, au plus, quelques centaines d’animaux. La population de Californie accomplit des migrations de grande ampleur deux fois par an entre les sites d’alimentation (autour du détroit de Béring) et les sites de reproduction (des lagunes de Basse Californie). Des découvertes archéologiques faites sur les côtes atlantiques de l’Europe montrent que la baleine grise y a vécu, tandis que la population des côtes Atlantique de l’Amérique du Nord, attestée par des témoignages et des restes archéologiques, a survécu jusqu’à la fin du XVIIe siècle. Il n’y a pas de témoignages reconnaissables évidents dans la littérature depuis l’Antiquité qui permette d’identifier sans ambiguïté la baleine grise sur les côtes européennes et donc d’évaluer la date de sa disparition. Des investigations indirectes et des recoupements permettent cependant d’en reconstruire une "estimation raisonnable". Tel est l'objet de cet exposé.

Après une retraite d’une vie professionnelle consacrée à l’industrie nucléaire et l’enseignement du Génie Chimique Jean-Paul Moulin a choisi de maintenir une activité liée à des recherches dans un domaine différent: Que peut-on savoir au delà de la certitude de l’existence passée de la baleine grise dans l’Atlantique - nord?  Depuis près de 10 ans, il étudie ce sujet, qui n’avait jamais fait l’objet d’une véritable synthèse en dégageant des conclusions nouvelles sur l’espèce baleine grise (Eschrichtius robustes) et ses mœurs.

Natalia PETROVSKAIA: Le bétail de la mer: poisson et pêche dans la littérature médiévale celtique
Dans le récit médiéval irlandais Tochmarc Emire qui décrit comment le héros irlandais Cuchulain faisait la cour à Emer, le héros utilise une expression très particulière pour décrire un pêcheur: "l'homme qui tend le bétail [de la mer]". Son interlocuteur ne le comprend pas et Cuchulain a besoin d'expliquer son sens. Dans cette communication, je présenterai le contexte littéraire et culturel de cet épisode et de la description. Je le comparerai à d'autres exemples de référence aux poissons dans la littérature irlandaise médiévale, y compris des instances d'utilisation symbolique dont le plus fameux est le "saumon de savoir" qui a des parallèles dans la littérature galloise. Ma thèse centrale serait l'existence dans la littérature irlandaise médiévale de deux développements parallèles dans l'utilisation des références aux poissons. Le premier, beaucoup mieux étudié, est l'utilisation symbolique et mythologique; et le deuxième, représenté par Cuchulain dans Tochlmarc Emire est l'utilisation descriptive qui représente les attitudes sociales et culturelles à la pêche dans l'Irlande de Moyen Âge.

Natalia Petrovskaia, qui tient son BA, MPhil et doctorat de l’University of Cambridge, est Maître de conférences à l’Utrecht University. Sa thèse, Medieval Welsh Perceptions of the Orient a été publié par Brepols en 2015. Pour 2015-16 elle est Visiting Resercher au Philipps-Universität Marburg avec une bourse de recherche d’Alexander von Humboldt Foundation. Elle vient aussi de recevoir le prix VENI de l’organisation scientifique Néerlandaise pour un projet sur la tradition médiévale Europeene. Ces études portent principalement sur contacts entre le monde celtique et le reste de l’Europe, sur la connaissance de la géographie au moyen âge et sur l’influence de ce dernier sur la littérature médiévale européenne.

Cécile ROCHELOIS: Les pêches miraculeuses de Godric de Finchale: dauphins et saumons à volonté dans une vie de saint du XIIe siècle
La vie de l'ermite Godric de Finchale, rédigée en latin par le moine anglais Reginald de Durham d'après le témoignage du saint ermite, peu après la mort de ce dernier en 1170, est un récit hagiographique riche en pêches miraculeuses, qui livre de nombreuses informations sur la faune aquatique au XIIe siècle dans l'estuaire de la Welland (Lincolnshire). Ces animaux jouent un rôle de premier plan dans plusieurs épisodes: en particulier dans l'histoire de trois dauphins échoués, ainsi que les nombreux saumons qui, dès que le besoin s'en fait sentir, se précipitent dans les filets du saint. Cette œuvre donne des indications précises sur la manière dont ces animaux sont pris et mangés, en évoquant une activité de ramassage à marée basse ou en rapprochant la chair grasse du saumon cuit de la viande de porc.  ontemporain du saint, avec lequel il a eu l'occasion de s'entretenir, le biographe vit dans une région peu éloignée de la Welland. Il connaît bien le contexte géographique et social des miracles racontés et accorde un soin particulier à la reconstitution de l'événement,sans en perdre de vue la morale. En effet, Reginald de Durham souligne aussi la compassion du saint à l'égard des mammifères échoués et sa générosité à l'égard des hôtes auxquels il offre ses succulents poissons. Nous nous intéresserons au sens donné à ces épisodes, en étudiant la manière dont ces créatures aquatiques septentrionales, qui contribuent à une évocation réaliste de l'écosystème, sont aussi chargées d'une valeur symbolique conforme au projet d'édification de l'hagiographie, tout en conservant des particularités qui les éloignent singulièrement du modèle idéal de l'ichtus divin.

Maître de conférences en histoire de la langue française et littérature médiévale à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, Cécile Rochelois a soutenu en 2008 une thèse sur la représentation des créatures aquatiques dans les textes scientifiques et littéraires du Moyen Âge (Le Poisson au Moyen Âge: savoirs et croyances, à paraître). Elle est l’auteur de plusieurs articles sur les animaux, en particulier aquatiques, dans les textes médiévaux en latin et en français.
http://crphll.univ-pau.fr/live/membres-CRPHLL/RocheloisCecile


Olga VASSILIEVA: Un mystérieux poisson d'Alexandre Neckam et les autres proies de l'ours blanc
Dans le De naturis rerum (II, chap. 24) d'Alexandre Neckam, il est question d'un poisson sans nom vivant dans les mers septentrionales, possédant un seul œil qui présente la forme d'un écu (habens in fronte oculum habentem formam clypei trianguli). Neckam précise que ce poisson est l'ennemi de l'ours blanc, et que ce dernier se nourrit de poissons. Cette créature marine dest difficile à relier à une espèce zoologique précise, mais nous proposerons quelques pistes d'identification. Neckam mélange peut-être des éléments provenant de plusieurs animaux: soit légendaires comme le cheval de mer, monoculus equitus cetus, le hrosshwalr des sagas scandinaves; les chevaliers de mer, pouvant évoquer les tortues avec leur carapace ressemblant à un bouclier ou une armure, comme le zytiron, évoqué dans les encyclopédies médiévales; soit réels comme le phoque à capuchon, l'orque, le morse, le requin du Groenland. Le poisson cyclope de Neckam pourrait faire partie des proies habituelles du plantigrade polaire ou être un animal (poisson ou mammifère marin) vivant dans son voisinage au Groenland. Cette enquête sera l'occasion de faire le point sur les comportements de prédation de l'ours blanc, défini notamment dans les encyclopédies du XIIIe siècle comme un animal aquatique, bon nageur, se nourrissant de poissons qu'il extrait de trous qu'il a creusés dans la banquise. Nous confronterons ces savoirs anciens avec les connaissances actuelles sur l'alimentation de l'ours polaire, surtout friand de bébés phoques, mais qui peut s'attaquer à l'occasion à de plus grosses proies comme les morses, ou à d'autres cétaces échoués (beluga, narval, dauphins, petites baleines) — mammifères marins classés au Moyen Âge parmi les poissons.

Bibliographie
Vassilieva-Codognet, Olga, ""Plus blans que flours de lis": Blanchart l'ours blanc de Renart le Nouvel, les ménageries royales et les encyclopédies du XIIIe s.", Reinardus 27 (2015), p. 220-248, doi:10.1075/rein.27.12vas.


Grégory WALLERICK: Chercher à illustrer l'inconnu à la fin du XVIe siècle: les animaux marins de l'Atlantique Nord sur la route des Amériques, entre conservatisme médiéval et essais zoologiques
À la fin du siècle de l’appropriation des Amériques, les compilations de récits de voyages, dont les Grands Voyages de Th. de Bry, relayent les maigres informations obtenues au cours des traversées, et leur mise en image accélère et contribue parfois à créer une image pérenne de ces espaces marins et des animaux qui les peuplent. S’appuyant tant sur un folklore médiéval que sur les Écritures, ainsi que sur l’expérience des Anciens et sa propre perception, De Bry véhicule les connaissances relatives aux animaux peuplant l’Atlantique nord plus que lacunaires. Certaines représentations constituent des récurrences, tant dans leur forme que dans leur usage, alors que d’autres apparaissent telles des nouveautés, mettant en avant la diffusion d’un savoir d’un genre nouveau. Sur quelles composantes s’appuie le graveur pour construire l’objet "animal marin", tant sur les planches illustrant les récits de voyages que De Bry publie, que sur les cartes qui les accompagnent?

Grégory Wallerick a obtenu son doctorat sur la représentation des peuples d’Amérique dans l’œuvre des Grands Voyages des De Bry, mettant en avant une instrumentalisation des images dans le cadre géopolitique de la fin du XVIe siècle. Il a aussi été chargé de travaux dirigés aux Université de Lille III, du Littoral Côte d'Opale (Boulogne sur Mer), et actuellement à l’Université de Nantes. Ses recherches portent sur l’iconographie des rencontres entre les peuples d’Amérique et d’Europe, notamment au XVIe siècle.
Publications récentes
Ouvrages
Grégory Wallerick, La conquête des Amériques. Amérindiens et conquérants au XVIe siècle, Préface de René Grevet, Ellipses, coll. "Mythes et Biographies Historiques", 2016, 312 p.
Articles
"Inventer l’image de l’Amérindien: entre création indianisée et réalité européanisée", in F. Admhand, C. Braillon-Chantraine, A. Savin, H. Aji (dir.), Les Amériques au fil du devenir: Écritures de l’altérité, frontière mouvantes, Collection "Trans-Atlántico Literaturas", vol. 12, P.I.E. Peter Lang, Actes du Colloque du Pôle Nord-Est de l’Institut des Amérique Université Lille 3, tenu les 14, 15, 16 novembre 2013, Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2016, pp. 67-76.
"L’Amérique, terre illustrée de l’exotisme au XVIe siècle", Le Verger Bouquet 8 "L’exotisme à la Renaissance", septembre 2015.
"Illustrer le voyage transatlantique dans la collection des Grands Voyages des De Bry-Mérian (1590-1634): entre chimères et réalités", in Ph. Hrodej, M.-Ch. Michaud (dir.), Entre ciel et mer, le voyage transatlantique de l’Ancien au Nouveau Monde (XVIIe-XXIe siècles), Actes de Colloque des 5 et 6 avril 2013, Lorient (HCTI et CERHIO), P.U.R., Rennes, 2015, pp. 137-151.
"Conquistadores et Amérindiens dans la collection des Grands Voyages", in J.-Ph. Priotti (dir.), Identités et territoires dans les mondes hispaniques (XVIe-XXe siècles), P.U.R., Rennes, 2015, pp. 167-184.


BIBLIOGRAPHIE :

JACQUEMARD Catherine, GAUVIN Brigitte & LUCAS-AVENEL Marie-Agnès (éd.), Hortus sanitatis. Livre IV, Les poissons, Caen, Presses Universitaires de Caen, 2013 (Fontes & Paginae).
JAMES-RAOUL Danièle & THOMASSET Claude Alexandre (éd.), Dans l’eau, sous l’eau: le monde aquatique au Moyen Âge, Paris, Presses Paris Sorbonne, 2002 (Cultures et civilisations médiévales, 25).
LEBECQ Stéphane, "Scènes de chasse aux mammifères marins (mers du Nord, VIe-XIIe siècles)", dans Hommes, mers et terres du nord au début du Moyen Âge: Peuples, cultures, territoires, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2011, p. 239-252.
MAGNUS Olaus, Histoire et description des peuples du Nord, éd. J.-M. Maillefer, Paris, Les Belles lettres, 2004 (Classiques du Nord).
SZABO Vicki Ellen, Monstrous Fishes and the Mead-Dark Sea. Whaling in the Medieval North Atlantic, Leiden, Brill, 2008 (The Northern World: North Europe and the Baltic c. 400-1700 AD, Peoples, Economies and Cultures, 35).
VAN DUZER Chet, Sea Monsters on Medieval and Renaissance Maps, London, British Library Publishing, 2013.
VAUGHAN Richard, "The Arctic in the Middle Ages", Journal of Medieval History 8 (4), 1982, p. 313-342.

Avec le soutien de l'Université de Caen Normandie (CRAHAM - OUEN - GMPC),
de Caen la mer, de la Région Normandie, de l’UMR 7209 (MNHN)
et du GDRI Zoomathia (CNRS)

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