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CENTRE CULTUREL INTERNATIONAL DE CERISY

Programme 2018 : un des colloques


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Flyer L'ARCHITECTURE EN NORMANDIE
À L'ÂGE CLASSIQUE
Mise à jour
24/04/2018
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DU MERCREDI 3 OCTOBRE (19 H) AU DIMANCHE 7 OCTOBRE (18 H) 2018

( colloque de 4 jours )

DIRECTION : Étienne FAISANT

ARGUMENT :

À la suite des deux colloques tenus à Cerisy: L'architecture normande au Moyen Age (1994) et  L'architecture de la Renaissance en Normandie (1998), cette nouvelle rencontre poursuivra l’examen et la valorisation du patrimoine normand en s’intéressant aux XVIIe et XVIIIe siècles. Si elle demeure peu étudiée, nombre d’importants monuments de Normandie attendant encore leur première monographie, cette période ne fut en effet pas un moment moins intense: d’innombrables châteaux et de grands bâtiments monastiques, entre autres, témoignent toujours de l’activité qui régna alors dans la province. Celle-ci abrite ainsi des monuments majeurs, comme le château de Balleroy dû à François Mansart, celui de Bénouville conçu par Claude-Nicolas Ledoux, ou les bâtiments conventuels des abbayes de Rouen et de Caen.

Ce colloque n’entend néanmoins pas se cantonner à l’examen d’œuvres exceptionnelles ou très célèbres, mais souhaite proposer des approches variées: études de carrières, de grandes opérations urbaines et rurales, de types architecturaux... en considérant aussi bien l’architecture privée et religieuse que l’architecture publique, les fortifications et les jardins. Il s’agira ce faisant d’explorer plus largement les dynamiques et les tendances qui marquèrent la province, en s’interrogeant notamment sur le rapport à Paris.

CALENDRIER PROVISOIRE :

Mercredi 3 octobre
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, du colloque et des participants


Jeudi 4 octobre
Matin:
Étienne FAISANT: Introduction
Alain HUGON: La Normandie et la monarchie française: regards croisés sur les relations de la Province avec l'Ile de France (XVIIe-XVIIIe s.)
Alexis DOUCHIN: Le regard des érudits sur l'architecture de leur temps dans la Normandie des XVIIe et XVIIIe siècles

Après-midi:
Visite révisée du château de Cerisy

VILLES ET URBANISMES
Julien DESHAYES: Construction d'hôtels particuliers et mutations urbaines dans le Valognes des XVIIe et XVIIIe siècles
Claire ÉTIENNE-STEINER: Le Havre, ville royale
Viviane MANASE: La reconstruction de Dieppe après 1694: entre idéal urbain et réalités
Hadrien VOLLE: Représenter le génie dans une salle de spectacle au XVIIIe siècle: le Théâtre des Arts de Rouen


Vendredi 5 octobre
Journée à Caen
Matin:
CAEN AU XVIIIe SIÈCLE — Séance publique à l'Hôtel de ville de Caen
Étienne FAISANT: L'œuvre architecturale des intendants à Caen
Alexandre GADY: À l'ombre de Saint-Étienne: les bâtiments monastiques de l'abbaye aux Hommes de Caen
Visite de l'Hôtel de ville

Après-midi:
Visite de la ville de Caen et des bâtiments monastique de l’abbaye aux Dames (siège de la Région)


Samedi 6 octobre
Matin:
GRANDES DEMEURES
Claude MIGNOT: Le château de Balleroy et les échos normands d'un château de François Mansart
Erwan PATTE: Éléments sur la construction des châteaux de la seconde moitié du XVIIIe siècle à partir de quelques études de cas en Normandie
Yves LESCROART: Les hôtels particuliers de Rouen: entre diffusion des modèles parisiens et créations originales

Après-midi:
JARDINS
Aurélia ROSTAING: Les jardins en Normandie au XVIIe siècle
Monique MOSSER: Théorie, pratique et botanique: quelques étapes dans la Normandie hortésienne du XVIIIe siècle

ARCHITECTURE RELIGIEUSE
Emmanuel LUIS: Construire dans le monde rural en Normandie: édifier, restaurer, décorer les églises aux XVIIe et XVIIIe siècles
Christine GOUZI: De Versailles à Mondaye: les modèles du décor de l'abbaye de Mondaye à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle


Dimanche 7 octobre
Matin:
TRAVAUX EN NORMANDIE ET CARRIÈRES D'ARCHITECTES
Vincent DROGUET: Antoine-Mathieu Le Carpentier et la Normandie
Sophie POIRIER-HAUDEBERT: Jacques Basché, ingénieur-géographe des Ponts-et-Chaussées et architecte en Normandie
Nicolas FAUCHERRE: Vauban en Normandie

Après-midi:
Gilles DÉSIRÉ DIT GOSSET: La Normandie des XVIIe et XVIIIe siècles dans les archives des Monuments historiques

Conclusions

DÉPARTS

RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Claire ÉTIENNE-STEINER: Le Havre, ville royale
Sous l’égide de ses gouverneurs, Le Havre est dominé au XVIIe siècle par le Militaire et la Marine: le cardinal de Richelieu commande en 1628 une citadelle, le quartier Militaire, tandis que Colbert réquisitionne en 1663 le Bassin du Roi pour créer l’arsenal de la Marine. La porte Richelieu et son pendant, la tour François Ier, sont alors les seuls édifices monumentaux de la ville. La Municipalité ne se lance en effet dans aucune grande entreprise architecturale et, si elle érige en 1684 une statue de Louis XIV sur la place d’Armes, elle ne lui donne aucun cadre ordonnancé. Au XVIIIe siècle, en revanche, le développement des échanges favorise la construction d’établissements classiques voués au Commerce, au détriment de la Marine, tandis que les négociants se font construire des hôtels adaptés à l’usage de "maisons de commerce", ainsi que des "maisons de plaisance" sur la Côte d’Ingouville. À la suite des ingénieurs sollicités par les gouverneurs, Bruand ou Gabriel, des architectes parisiens dont Pâris et Moreau-Desproux travaillent au Havre et l’hôtel du gouverneur, construit en 1752, se réfère au modèle des hôtels de la capitale. Due à des artisans locaux, la majorité de la construction présente toutefois un caractère plus modeste. La Municipalité prend donc le parti de la dissimuler derrière des décors lors des visites de Louis XV puis de Louis XVI venu constater l’avancement des travaux du port. La décision d’agrandir Le Havre en 1786 scelle la victoire du Commerce: la Neuve ville est construite d’après le plan néoclassique de l’ingénieur Lamandé sur le quartier Miliaire et autour du nouveau bassin du Commerce. Mais Louis XVI refuse le projet de place royale et les troubles de la Révolution et de l’Empire reportent l’exécution du plan Lamandé, achevé seulement en 1840.

Docteur en histoire de l’art, conservateur général honoraire du patrimoine, Claire Étienne-Steiner a  contribué de 1971 à 2015 à l’inventaire du patrimoine de Normandie, aux services de l’Inventaire général du Patrimoine culturel de Haute et Basse-Normandie. Elle a participé au colloque de Cerisy: L’architecture de la Renaissance en Normandie, organisé en 1998 par Bernard Beck et Isabelle Letteron ("Le Havre, ville neuve de la Renaissance?") et en a co-dirigé la publication en 2004 (Presses Universitaires de Caen). De 1991 à 2005, elle a réalisé l’inventaire du Patrimoine de l’agglomération du Havre et participé au comité scientifique pour l’inscription du centre reconstruit du Havre au patrimoine mondial de l’humanité qui a été obtenue en 2005.
Publications dans le cadre des collections de l’Inventaire général:
Itinéraires du Patrimoine sur Harfleur (la ville et l’église), Sainte-Adresse et le Nice havrais, le port et le centre reconstruit du Havre, édités par Connaissance du Patrimoine de Haute-Normandie (CPHN), 1992-1995.
Indicateurs du Patrimoine: Le Havre, ville, port et agglomération, CPHN, 1999.
Images du Patrimoine: Le Havre, Auguste Perret et la Reconstruction, CPHN, 1999.
Cahiers du Patrimoine: Le Havre, un port des villes neuves, édité par MONUM’, 2005.
Collection Patrimoine et territoires: Sainte-Adresse et le Nice havrais (avec Christine d’Aboville), édité par la Région Haute-Normandie, 2010.
Collection Cahiers du Patrimoine : Le Havre 1517-2017, la demeure urbaine, édité par Lieux Dits, 2017.
Ouvrages diffusés par les éditions Lieux Dits.


Étienne FAISANT: L'œuvre architecturale des intendants à Caen
Commissaires départis pour l’exécution des ordres du roi dans les généralités, les intendants de justice, police et finances ont régulièrement joué un rôle éminent dans l’aménagement des villes françaises au XVIIIe siècle. À Caen, ils s’employèrent ainsi à faciliter les circulations et desserrer le tissu urbain, en faisant supprimer les points d’étranglement et abattre les murailles, comme en témoigne encore la place Saint-Sauveur. Ils tinrent également un rôle essentiel dans la construction, aux entrées de la ville, de grands bâtiments qui ne furent pas uniquement conçus pour répondre à une fonction utilitaire — casernes au sud, palais des juridictions à l’ouest — mais reçurent également  un aspect particulièrement monumental. Ils se dotèrent enfin d’un hôtel, rue des Carmes. En examinant ces diverses réalisations, cette communication s’attachera à préciser le rôle exact des intendants et les relations que ceux-ci entretinrent avec les échevins et les autres autorités de la ville. Elle tentera également de distinguer ce qui releva du cadre de leurs missions de ce qui résulta de leurs goûts propres. La comparaison entre leurs différentes œuvres pourra en effet permettre de mettre en évidence des personnalités fort entreprenantes, au premier rang desquelles s’impose le baron de Fontette.

Docteur en histoire de l’art, Étienne Faisant a consacré sa thèse à l’Architecture de Caen du règne de Charles VIII au début du règne de Louis XIII. Secrétaire-adjoint de la Société des antiquaires de Normandie, il consacre une large part de ses travaux au patrimoine normand.
Publications:
"Les Grandes Écoles, siège de l’Université de Caen (1432-1789)", dans Éduquer et instruire en Normandie, Actes du congrès tenu à Saint-Lô du 14 au 17 octobre 2015, Louviers, FSHAN, 2015, p. 371-382.
"Une place Royale avant les places royales: l’exemple de Caen", dans Alexandre Gady (dir.), Jules Hardouin-Mansart, Paris, Le Passage, 2017, p. 205-213.
"Un ingénieur des Ponts révolutionnaire? Les projets d’Armand-Bernardin Lefebvre pour la ville de Caen", dans Hélène Rousteau-Chambon et Yann Lignereux (dir.), Nantes révolutionnaire, ruptures et continuités (1770-1830), Actes du colloque tenu à Nantes du 19 au 21 novembre 2015, à paraître.


Christine GOUZI: De Versailles à Mondaye: les modèles du décor de l'abbaye de Mondaye à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle
Au XVIIe siècle comme au XVIIIe siècle, le grand décor conventuel normand emprunte souvent aux modèles parisiens religieux ou profanes. La proximité de Paris avec la Normandie, la circulation des peintres et des architectes expliquent en partie cet état de fait. L’abbaye de Mondaye n’échappe pas à cette règle, mais se présente comme un exemple particulier, notamment à cause de la présence d’un des membres de la famille Restout dans le monastère: l’architecte et décorateur Eustache Restout (1655-1743), beau-frère du peintre du roi Jean Jouvenet (1644-1717), établi à Paris dès 1661. Le décor de Mondaye est ainsi tributaire des grands exemples parisiens et versaillais, mais ces derniers sont toujours réinterprétés pour servir les normes de l’architecture prémontrée de la fin du XVIIe siècle.

Bibliographie:
L'Architecture des Prémontrés: mélanges offerts au R.P. François Petit, actes du Xe colloque du Centre d'études et de recherches prémontrées, 1984, Mondaye, Calvados, Amiens, CERP, 1985.
Jean Pelcoq, L'Abbaye de Mondaye, Caen, imprimerie Colas, 1938 (2e édition).
Christine Gouzi, Jean Restout (1692-1768), peintre d’histoire à Paris, Paris, Arthena, 2000, 512 p.
Dominique-Marie Dauzet, Martine Plouvier (dir.), actes du colloque international L’ordre de Prémontré au XVIIIe siècle, Centre d’Études et de Recherches prémontrées (CERP), [Caen et Mondaye, 20-22 septembre 2001], Berne, Peter Lang, 2011.
Christine Gouzi, "Une firme artistique dans la France de l’Ancien Régime: l’atelier d’Eustache Restout à l’abbaye de Mondaye", actes du colloque international L’ordre de Prémontré au XVIIIe siècle, Centre d’Études et de Recherches prémontrées (CERP), [Caen et Mondaye, 20-22 septembre 2001], Berne, Peter Lang, 2011, p. 225-244.


Yves LESCROART: Les hôtels particuliers de Rouen: entre diffusion des modèles parisiens et créations originales
Parlementaires et négociants ont édifié dans la ville de Rouen à l’époque classique de nombreux hôtels, dont une partie importante a été épargnée par les destructions de la Seconde Guerre mondiale. Dans le prolongement des recherches menées notamment par les chercheurs rouennais sous la direction d’Olivier Chaline sur l’histoire de cet habitat dans la topographie urbaine de Rouen, il convient d’approfondir ce qui appartient aux traditions architecturales locales et aux apports des modèles parisiens déclinés sous des formes renouvelées.

Yves Lescroart a été Conservateur des Monuments historiques de Normandie de 1976 à 2001, puis Inspecteur général des Monuments historiques en Alsace, Franche-Comté, Nord-Pas-de-Calais, puis Centre, Basse-Normandie et Champagne-Ardenne de 2001 à 2010. Il consacre une large part de ses travaux personnels au patrimoine normand.
Publications:
"L’Hôtel du Haut-Doyenné à Lisieux", Monographie collective,1985.
"Le château de Bénouville", Monographie collective, 1986.
"Le manoir en Pays d’Auge, évolution architecturale des logis de bois du XVe au XVIIIe siècle", Société royale des Antiquaires de Londres, 2002.
"La Place Stanislas et l’Hôtel de Ville de Nancy", dans Revue Monumental, 2005.


Viviane MANASE: La reconstruction de Dieppe après 1694: entre idéal urbain et réalités
En 1694, la ville de Dieppe est presque entièrement détruite suite au bombardement perpétré par la flotte anglo-hollandaise (guerre de la Ligue d’Augsbourg). À l'initiative de Vauban, l'architecte Antoine De Ventabren reconstruit la cité, imposant aux habitants l’un des premiers règlements d’urbanisme français, avec de strictes servitudes constructives et décoratives. À une période où émerge un nouveau concept de ville, la reconstruction de Dieppe offre l’opportunité de tester certains principes d’urbanisme et d’organisation de l’habitat. Si la ville est pratiquement achevée vers 1720, l’exigence de façades uniformes avec entresol n’est plus de mise à partir de 1752, au profit d’un étage carré habitable, beaucoup plus en adéquation avec les réels besoins de la population. L’utopie de la ville idéale voulue par Vauban, avec ses rues identiques bordées par des façades rythmées par des séries d’arcades régulières, a dû céder le pas devant l’usage et les réalités quotidiennes des habitants.

Viviane Manase est Conservateur du Patrimoine — Inventaire du Patrimoine culturel - Région Normandie.
Publication:
La reconstruction de Dieppe après la "grande bombarderie" de 1694, dans Actes du 3e Congrès Francophone d’Histoire de la Construction, Nantes, 21, 22 et 23 juin 2017, Paris, Picard
(à paraître en 2018).

Claude MIGNOT: Le château de Balleroy et les échos normands d'un château de François Mansart
Le château de Balleroy bâti au sud-ouest de Bayeux sur les dessins de François Mansart entre 1631 et 1637 présente une composition pyramidante impressionnante, qui perfectionne le dessin proposé trois ans plus tôt pour le château du Plessis-Belleville près de Paris. Mansart en développe encore l’orchestration paysagère dans les années 1650. Cette réussite soutenue par le renom de Mansart a-t-elle eu des échos dans la province, ou les similitudes que l’on croit observer sont-elles seulement des analogies superficielles? Tel sera l’objet de la communication.

Claude Mignot a consacré de nombreuses études à l’architecture française au siècle de Louis XIII, notamment à Mansart.
Publications:
François Mansart, le génie de l’architecture (dir
avec Jean-Pierre Babelon), Gallimard, 1998.
François Mansart, un architecte artiste au temps de Louis XIII et de Louis XIV
(avec Étienne Faisant et Joëlle Barreau), éd. Le Passage, 2016.

Sophie POIRIER-HAUDEBERT: Jacques Basché, ingénieur-géographe des Ponts-et-Chaussées et architecte en Normandie

Originaire des environs de Chartres puis formé à l’école des Ponts-et-Chaussées, Jacques Basché (1728-1786) est envoyé en 1755 comme ingénieur géographe dans la généralité de Caen. Pourtant, en Normandie, il va surtout mener une carrière d’architecte qu’il terminera sous le titre d’architecte de Monsieur. Travaux de restauration, aménagements extérieurs ou constructions de châteaux, plusieurs chantiers de la seconde moitié du XVIIIe siècle portent sa signature. Le palais épiscopal de Coutances et le château de Boucéel à Vergoncey témoignent de l’influence, sur les premières réalisations de cet architecte, du modèle des maisons de plaisance diffusé par Jacques-François Blondel.

Bibliographie:
"Jacques Basché, "géographe" des Ponts-et-Chaussés et architecte en Normandie", La revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, n°386, mars 2001.
"Les maisons de plaisance dans la Manche aux siècles des Lumières 1710-1760", Revue de la Manche, fasc. 173, janvier 2002.
"Les façades des châteaux du XVIIIe siècle dans le département de la Manche. La façade, un instrument de valorisation sociale", dans Construire, reconstruction, aménager en château en Normandie, Annales de Normandie, 2004.


Hadrien VOLLE: Représenter le génie dans une salle de spectacle au XVIIIe siècle: le Théâtre des Arts de Rouen
L'intervention portera sur l'ensemble de la décoration de la salle de spectacle du Théâtre des Arts de Rouen lors de son ouverture à la fin du XVIIIe siècle. Cet édifice présente la particularité d'être orné d'une représentation de Pierre Corneille sur le plafond. Corneille étant originaire de Rouen, il sera choisi comme figure locale pour représenter un génie universel dans ce qui est considéré, à la fin des Lumières, comme le "temple des Muses". Nous mettrons cet élément en perspective avec les décorations des salles de spectacles ouvertes à la même période. Cela permettra d'inscrire le Théâtre des Arts dans une historicité, mais aussi de mettre en relief sa singularité.

Hadrien Volle est doctorant en histoire de l'art moderne à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et boursier annuel du Centre Allemand d'Histoire de l'Art 2017-2018. Ses recherches portent sur l'intérieur des salles de spectacle en France au XVIIIe siècle, du point de vue architectonique, ornemental, mais aussi dans les rapports que le public entretient avec ces éléments.

Avec le soutien
de l'Université de Caen (OUEN), de la DRAC Normandie,
de la Région Normandie et de la ville de Caen