Page mise à jour le
8 novembre 2005
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Construit entre 1605 et 1620, agrandi en 1756 par alignement de la
façade nord, l'actuel château
succède à un édifice
médiéval dont subsistent, au nord-ouest, certains vestiges
(murs de soutènement et barbacane dominant le vallon). Il concilie
un certain équilibre entre :
la place-forte et la demeure de plaisance ouverte sur le paysage environnant
;
la majesté (caractérisée par des volumes massifs
et une symétrie d'ensemble) et une certaine bonhomie (reposant
sur une implantation libre des ouvertures) ;
une relative austérité des lignes et une décoration
un peu fantaisiste (diversité des lignes qui ornent les toitures
: linteaux droits ou arrondis, frontons triangulaires ou en plein cintre,
surmontés ou non de boules, prolongeant l'alternance de couleurs
des pierres d'angle des pavillons).
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De la place-forte édifiée à l'époque où
la Normandie acceptait enfin l'Edit de Nantes (1609) par une famille protestante
craignant à juste titre les persécutions religieuses, il subsiste
notamment les douves sèches entourant l'édifice sur trois
côtés, le quatrième, à l'ouest, étant protégé
par l'enceinte de la ferme. |
Le château actuel, dont les fondations reposent sur le rocher
affleurant dans la Basse-Cour, est construit en grès rouge provenant
de carrières voisines et en granit. Le bâtiment central est
flanqué de quatre pavillons d'angle à plan losangé,
cette disposition classique présente en outre :
un cinquième pavillon au milieu de la façade nord, contenant
un imposant escalier de granit, à deux volées, séparées
par un mur d'échiffre parallèle aux façades ;
deux passages reliant les pavillons dépourvus d'escalier en colimaçon
à ceux qui en disposaient, aménagés sur de larges arcades
sous les toits des pignons est et ouest.
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On peut dater du XVIIème deux bâtiments annexes, l'écurie
pour chevaux de selle et d'attelage, accotée à un ancien porche
surmonté d'une toiture élégante en forme de fer de
hache, et l'orangerie. |
A l'intérieur du château, on notera l'escalier monumental,
les cheminées en granit de la " grande salle " (maintenant bibliothèque)
et de l'ancienne cuisine (maintenant salle à manger), le plafond
à poutres peintes de la bibliothèque selon la mode sous Louis
XIII (représentant notamment des cucurbitacées) et le plafond
d'un petit salon construit et peint probablement à la fin du XVIIème
siècle. Les boiseries du XVIIIème siècle, provenant
du logis abbatial de Pontigny, furent installées vers 1950 dans un
salon du 1er étage. |
La ferme de la Basse-Cour rassemble des constructions d'époques
variées dont certaines sont contemporaines de l'ancien château.
On remarque surtout un pigeonnier élancé avec fenêtre
à meneau, surmontant une entrée charretière munies
d'anciennes portes en bois, une élégante " charterie " à
trois arcades. |
Les trois serres, dont l'une forme jardin d'hiver, situées
à l'écart, dans l'ancien jardin potager au sud-est du château,
ont été installées au Second Empire.
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On pourra noter enfin un chêne et un platane " oriental ", au
moins bicentenaires, au nord du château, dominant un étang
à la place d'anciens viviers à poissons, le déversoir
du bief du moulin et des cascades. |
L'ensemble du château actuel, des vestiges du précédent
château ainsi que les bâtiments de la ferme libérés
en 1992 de leur activité agricole, sont classés " monument
historique " en totalité, intérieurs compris, en 1995.
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