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CENTRE CULTUREL INTERNATIONAL DE CERISY

Programme 2017 : un des colloques





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TAL COAT, REGARD SANS FRONTIÈRES
Mise à jour
13/06/2017


DU MERCREDI 31 MAI (19 H) AU DIMANCHE 4 JUIN (14 H) 2017

DIRECTION : Jean-Pascal LÉGER

ARGUMENT :

Je vais dans le regard du monde
[...]
et rien n’est séparé
et rien n’est limite

Juillet 2011: "Présence d’André du Bouchet". Juillet 2014: "À l’épreuve d’exister avec Henri Maldiney". Deux colloques à Cerisy et une exposition, La Triade, au musée Quesnel-Morinière, à Coutances, ont présenté les liens qui unirent le poète et le philosophe au peintre Pierre Tal Coat.

Avec ce troisième colloque, la réflexion engage une année de publications nouvelles et de rééditions consacrées à Tal Coat, et tout un programme d'expositions et de rencontres à Aix-en-Provence, Cologne, Coutances, Kerguéhennec, Munich, Paris, Royan, Uzès...

Si prestigieuse que soit l’œuvre de Tal Coat, il semble que son destin soit d’apparaître, de disparaître et de réapparaître en incarnant la liberté farouche de peindre. Le "peintre des peintres" n’a donné aucun signe extérieur du romantisme dont on bâtirait les légendes. Aux proclamations des Écoles, il a préféré "aller dans le regard du monde". Marcher "silencieusement à l’écoute de tout", chercher l’accord intrinsèque de sa peinture avec le monde. Et n’atteindre cet accord entier que par les moyens de la seule peinture. Cette recherche profonde l’a conduit à une rupture aussi profonde...

Pour aborder la genèse et la méthode de l’œuvre de Tal Coat, pour suivre l’itinéraire singulier, souvent déconcertant, d’un artiste qui fut, pour la peinture, un inventeur, comme André du Bouchet le fut pour la poésie, ce colloque réunira peintre, écrivain, poète, chorégraphe, acteur, photographe, collectionneur, conservateur de musée, critique, historien d’art... dans un regard sans frontières.

CALENDRIER DÉFINITIF :

Mercredi 31 mai
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, des colloques et des participants


Jeudi 1er juin
Matin:
Jean-Pascal LÉGER: Introduction, avec Pierrette DEMOLON-TAL COAT
Alain PAIRE: Xavière Tal Coat, Henri Maldiney, Georges Duthuit et André Masson, Le creuset du Château-Noir
Sylvie DECORNIQUET: De la violence à la fluidité: Delacroix vu par André du Bouchet et Tal Coat

Après-midi:
Olivier DELAVALLADE: Regard sur une collection
Présentation et projection du film inédit Le ciel n'est pas distinct de la terre, en présence de l'auteur Illés SARKANTYU, produit par le Centre Tal Coat
Table ronde, avec Stéphane CARRAYROU, Monique CHEFDOR (Tal Coat et Guillevic: coïncidences, concordances de perceptions), Olivier DELAVALLADE et Illés SARKANTYU

Soirée:
Lecture de textes d'André du Bouchet dédiés à Tal Coat, par Olivier JEHL accompagné par le musicien Pascal BATTUS


Vendredi 2 juin
Matin:
Thomas AUGAIS: Broyer les couleurs de la langue: André du Bouchet traducteur du réel à travers la peinture de Tal Coat
Anne de STAËL: Un trait de crayon maintenu hors du pinceau (entretien avec Thomas AUGAIS) [enregistrement audio en ligne sur la Forge Numérique de la MRSH de l'Université de Caen Normandie et sur le site France Culture]

Après-midi:
Stéphane CARRAYROU: Un peintre au milieu du monde. Tal Coat et la fonction haptique
Présentation et projection du film Tal Coat: "L'atelier ouvert" (1983, 25'), en présence de l'auteur Michel DIEUZAIDE

DÉPART POUR COUTANCES
Vernissage de l'exposition Tal Coat au musée Quesnel-Morinière de Coutances (18 heures)


Samedi 3 juin
Matin:
Jean-Pascal LÉGER: L'incompréhension, avec diffusion d'entretiens avec Pierre Tal Coat (L'immobilité battante, France Culture - 1977)
Daniel DOBBELS: "On n'a pas signifié l'habitant encore" (Tal Coat)

Après-midi:
Table ronde, avec Daniel DOBBELS, Jean-Pascal LÉGER et Claude RABANT

Antoni ROS BLASCO: La faille ensevelie
Antoine FRÉROT: Comment la peinture de Tal Coat me rend présent à moi-même (entretien avec Jean-Pascal LÉGER)


Dimanche 4 juin
Matin:
Itzhak GOLDBERG: Le visage aveugle

Audition de l'entretien d'Edmond Quinche avec Pierre Tal Coat (France Culture - 1988)

Après-midi:
DÉPARTS

RÉSUMÉS :

Thomas AUGAIS: Broyer les couleurs de la langue: André du Bouchet traducteur du réel à travers la peinture de Tal Coat
L’amitié entre Pierre Tal Coat et le poète André du Bouchet donne lieu à trente-six années d’échanges ininterrompus entre 1949 et 1985, ces échanges prenant la forme de textes, de livres de dialogue ou de portraits. La mort du peintre elle-même est l’occasion d’une nouvelle étape dans le questionnement d’une œuvre qui préoccupait toujours André du Bouchet à la veille de sa mort en 2001. À l’occasion de la publication par les éditions Le Bruit du temps d’un volume rassemblant les écrits sur l’art d’André du Bouchet qui n’avaient pas été repris dans ses livres, ainsi que des textes inédits issus du fonds André du Bouchet de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, cette communication se propose d’étudier la présence active de Pierre Tal Coat dans l’aventure poétique de son temps. Nous nous demanderons en particulier ce que le recueil Peinture (1983) doit au dialogue avec Tal Coat, et comment ce dialogue conduit à l’élaboration par le poète d’une "langue peinture". Cette réflexion sur la manière dont l’attention à la peinture travaille la langue s’appuiera sur une lecture du texte intitulé "Tal Coat, les coupes d’horizon", un des inédits contenus dans La Peinture n’a jamais existé, écrits sur l’art (Le Bruit du temps, 2017).

Thomas Augais, docteur en Littérature et Civilisation françaises (Université Lumière – Lyon 2, 2009), actuellement post-doctorant à l’Université de Fribourg (Suisse), effectue des recherches qui portent sur le rapport problématique entre le langage et le réel dans le dialogue entre les poètes et les artistes au XXe siècle (Giacometti, Tal Coat, Nicolas de Staël).
Publications à paraître au printemps 2017
Alberto Giacometti et les écrivains: l’atelier infini
(Classiques Garnier).
André du Bouchet, Écrits sur l’art (Le Bruit du Temps).


Stéphane CARRAYROU: Un peintre au milieu du monde. Tal Coat et la fonction haptique
La communication sera basée sur l’étude d’un nombre restreint d’œuvres de la seconde moitié de la vie de Pierre Tal Coat, à compter de la série des Profils sous l’eau. Pierre Tal Coat aime alors à répéter qu’il est "dans le monde", "au milieu du monde" et non pas "en face du monde". Nous dirions aujourd’hui qu’il est dans une relation haptique au monde. Sa rencontre avec la phénoménologie et son amitié avec l’esthéticien Henri Maldiney ont accompagné cette orientation dès la fin des années 1940. À la faveur de ses marches dans la campagne, Tal Coat laisse venir de toutes parts à lui ce qu’il appelle les "phénomènes". Sa réceptivité n’est pas moins grande dans le silence peuplé d’œuvres de l’atelier. Du broyage des pigments aux craquelures qui se forment à même la toile, c’est cette fois le tableau qui le guide dans ses gestes, à l’écoute de "l’impondérable force souterraine venant affleurer et jaillir dans l’imprévisible résurgence d’une source qui ne peut tarir" (lettre de Pierre Tal Coat à Françoise Simecek, le 24 mars 1973). Dans la vie et dans la peinture de Pierre Tal Coat, tout se joue dans un incessant travail d’accordage avec les éléments qui viennent à sa rencontre.

Historien de l’art, commissaire d'expositions, professeur en École supérieure d’art, Stéphane Carrayrou a été invité, en août 2015 et avril 2016, en résidence d’écriture au Domaine de Kerguéhennec, centre d’art contemporain et centre Pierre Tal Coat situé en Bretagne.
Publication
Ce lointain proche. À la rencontre de Pierre Tal Coat.

Monique CHEFDOR: Tal Coat et Guillevic: coïncidences, connivence de perceptions
Tous deux Bretons de même génération (Tal Coat: 1905-1985; Guillevic: 1907-1997), tous deux de renommée et de présence internationales, bien que relativement moins reconnus jusque récemment dans leur terre de naissance, Tal Coat et Guillevic présentent d’étonnants parallèles, coïncidences, concordances, connivence(s), échos dans le parcours de leur rapports respectifs à la création artistique et poétique. Et pourtant, ils ne sont jamais rencontrés. Outre le parallèle évident de l’évolution chronologique de leurs créations, leur indépendance de toute école ou mouvement, c’est surtout leur communauté de perception de l’être de la matière, leur ancrage dans la préhistoire de leur terre natale, en même temps que leur exigence d’une saisie de l’instant présent dans toute forme de vie, qui les rapprochent de manière saisissante.

Monique  Chefdor est retraitée de l’enseignement supérieur (USA et France) en Littérature comparée, Lettres et Arts.
Publications
"Perspectives croisées, pour une esthétique commune", in Regards d’écrivains, Parole de peintres, textes réunis par Monique Chefdor et Dalton Krauss, Éditions Joca Seria, Nantes, 1994.
De la palette à l’écritoire, Vol. I & II, préface et textes réunis par M. Chefdor, Ed. Joca Seria, Nantes, 1997.
Guillevic et les peintres, catalogue d’exposition, mairie de Carnac (juin-août 2007), préface et organisation de M. Chefdor, Éditions Calliopée, juin 2007.
"Chercher, creuser", in Thierry le Saëc, Les Éditions de la Canopée 2006-2015, Correspondance(s), Catalogue de l'exposition, musée de Vannes, 2014.
"L’œil de Guillevic (à propos d’écrits de Guillevic sur les peintres)", in Ouvrir, textes réunis par Lucie Albertini Guillevic, en préparation chez Gallimard.


Daniel DOBBELS: "On n'a pas signifié l'habitant encore" (Tal Coat)
Cette phrase, prononcée par Tal Coat, ouvre comme un abîme à notre compréhension et à notre appréhension de son œuvre. Elle laisse entendre que le véritable "sujet" de sa peinture (et peut-être de toute peinture) soit ne s’y trouve pas, soit s’en écarte depuis un temps qui ne se mesure qu’avec peine ou demeurerait insondable, soit reste en attente d’un seuil non encore tangible qui lui donnerait la force, sinon de se manifester, du moins de faire signe de sa proximité ou présence virtuelle. En un sens, les œuvres elles-mêmes, si profondément travaillées et sises dans une patience à elle-même son propre excès, seraient les "objets" témoins, comme tels bouleversants, de cette attente d’un sujet tendu vers eux mais exigeant encore un étrange tour (ou retournement) du regard, porteur alors d’un égard inouï ou inespéré, donnant accès à une manière, jusqu’ici méconnue, "d’habiter la peinture".

Daniel Dobbels est chorégraphe.
Dernières créations
"Entre les écrans du temps"; "L’autre éveil"; "L’effroi"; "Under the line, alone".
Publications
Staël, éd. Hazan.
Brueghel, éd. Maeght.
Ouvrage à venir chez Hazan: Cent ans de danse contemporaine à travers cent ans d’histoire de l’art.


Itzhak GOLDBERG: Le visage aveugle
Certains visages chez Tal Coat sont entièrement recouverts, bouchés, comme si l’informe prenait le dessus. La face n’est plus rayée mais ensevelie par une pâte épaisse. Là où, chez les matiéristes, on a assisté à une bataille entre visage et matière, chez Tal Coat (dans une vingtaine d’autoportraits, à partir de 1980), c’est plutôt une forme d’aveuglement, pour ne pas dire d’enterrement. Le peintre cherche à anéantir l’image, ce "masque d’une extrême ressemblance par une sorte de voile épais de matière", écrit Claire Stoulig. On peut interpréter ce traitement comme un symptôme de la modernité, qui privilégie les effets de matière, qui fait passer la peinture avant l’image. Mais on peut y voir aussi une façon d’obstruer définitivement toute tentation d’attribuer à la figure humaine une expression précise et codifiée, de couper court à tout jeu de devinette psychologique, bref un dernier effort pour abolir le cliché "visage, miroir de l’âme".
On tentera de situer l’œuvre de Tal Coat face à d’autres artistes et leurs stratégies  d’effacement du visage.

Jean-Pascal LÉGER: L'incompréhension
L’œuvre de Pierre Tal Coat a été exposée par les plus célèbres galeries françaises, a fait l’objet de rétrospectives prestigieuses (au Grand Palais par exemple) et représenté la France dans les grandes manifestations internationales... Elle a suscité de remarquables exégèses, la reconnaissance des artistes et des poètes, des conservateurs des grands musées... Elle oscille pourtant toujours entre la pénombre et la gloire. Il existe une admiration passionnée pour la liberté du "peintre des peintres" qui s’est avancé à l’extrême de la peinture. Mais il existe aussi, autour de son art, une réputation de difficulté, des malentendus sur son propos et sur un itinéraire dont les ruptures déconcertent. Une incompréhension. Je m’interrogerai sur les raisons profondes de cette incompréhension, qui sont des raisons sociales et surtout intrinsèques, et, par là, je m’interrogerai sur le temps d’apparition de l’œuvre d’un si grand peintre.

Jean-Pascal Léger a organisé de nombreuses expositions de Pierre Tal Coat et publié, aux Éditions Clivages, les livres qu’André du Bouchet a consacrés à Tal Coat: Sous le linteau en forme de joug et Cendre tirant sur le bleu suivi de Envol. Aux mêmes éditions, le livre de photographies de Michel Dieuzaide, Vers la courbure, L’atelier de Pierre Tal Coat, et un livre réunissant ses entretiens avec le peintre: L’immobilité battante (réédition aux éditions L’Atelier contemporain, 2017). Il publie en 2017: Tal Coat, monographie aux éditions Somogy, et La Triade, correspondance André du Bouchet – Pierre Tal Coat – Henri Maldiney, aux éditions L’Atelier contemporain.
Il a dirigé avec Michel Collot le colloque "Présence d’André du Bouchet" (Cerisy, 2011) et participé au colloque "À l’épreuve d’exister avec Henri Maldiney" (Cerisy, 2014).


Alain PAIRE: Xavière Tal Coat, Henri Maldiney, Georges Duthuit et André Masson, Le creuset du Château-Noir
Le colloque de Cerisy et la rétrospective du musée Granet permettent d’approfondir des enquêtes menées lors de la rédaction d’un article publié en 1996 dans le catalogue "Les Années Provence" (Aix, Galerie d’Art du CG 13). Le peintre s’était établi sur la route du Tholonet en 1943, il la quittera en 1955. Le Château Noir de Pierre Tal-Coat n’est pas exactement celui que fréquentait Paul Cézanne, son isolement et les territoires qui lui sont attenants sont pourtant presque inchangés. Ce qui put activer la "grande mutation" caractérisée par Jean Leymarie, ce fut la sociabilité qu’elle put favoriser: on y trouva pendant ces années de l'après Libération une singulière conjonction de talents, de rencontres et d’événements. Dans ma précédente étude, j’avais souligné la présence dans les parages de Château Noir d’artistes comme André Masson et Léo Marchutz. Pour cette nouvelle étude, je m’attacherai davantage aux réflexions suscitées par les fréquents séjours dans les parages du Tholonet d’André du Bouchet, Georges Duthuit et Henri Maldiney.

Alain Paire est écrivain et critique d’art. Il a été pendant 19 ans responsable d’une galerie d’art contemporain à  Aix-en-Provence. En 2013, il a réalisé le catalogue d'exposition d'Achille Emperaire et écrit des textes sur les artistes du camp des Milles. En 2014, il a tourné des films de petit format sur les séjours à Marseille d’Antonin Artaud, Walter Benjamin, André Breton et Simone Weil, ainsi qu’un documentaire à propos du Jas de Bouffan qu’on retrouve sur ce lien https://vimeo.com/119619850.
Publications
Chronique des Cahiers du Sud, 1914-1966, éditions de l'IMEC, 1993.
Picasso à Vauvenargues. Le grand atelier de la Saint-Victoire, éditions Images en Manœuvres, 2009.
Nombreux textes sur le site: http://www/galerie-alain-paire.com.


Antoni ROS BLASCO: La faille ensevelie
La faille joue un rôle très important dans l’œuvre de Pierre Tal Coat. Si on la devine dans certains traits qui configurent la peinture figurative de ses débuts, elle apparaît d'une manière précise et nommée dans ses tableaux de la fin des années 1940. Depuis, un dialogue permanent s'établit entre l'artiste et les phénomènes naturels qui deviennent prétexte à une vision essentielle de la nature dont l'ombre et la lumière, l'énergie primordiale constituent, entre autres, les principes. Dans certaines toiles des dernières années, la fissure, la déchirure finissent par être englouties par la matière picturale dont la "Courbure" et les superpositions de couches peuvent être associées  à une volonté d'ensevelir. Plus de béances, mais des traces qui attirent le regard. Ce ne sont pas des signes mais plutôt des indices dont la persistance laisse soupçonner, tels des symptômes, qu'ils témoignent  de quelque chose qui a été enfoui. Serait-ce la faille réparée ou prête à réapparaître? Envisagée comme métaphore de la blessure humaine initiale, celle-ci ne pourrait-elle être l'un des sens cachés de l'œuvre du peintre?

Artiste peintre, Antoni Ros Blasco est diplômé de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris ainsi que de la Faculté des beaux- arts de Barcelone. Boursier du gouvernement français, Prix de Rome, pensionnaire de l'Académie de France à Rome (Villa Médicis), il est professeur de peinture aux ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris. De nombreuses expositions lui ont été consacrées en France et à l'étranger (Galeries Jacob, Ditesheim, Sabine Puget, Maeght, Vidal St-Phalle... Villa Médicis, CAP de Royan, Centre d'Etudes catalanes, L'Espal au Mans...).
Entretiens avec Jean-Pascal Léger: catalogue de l'exposition Rituels d'Antoni Ros Blasco, au CAP de Royan;
Pour Albert Ràfols Casamada
, éd. La Rivière échappée; revue Vernissages (autour de Ràfols Casamada);
Dans l'atelier d'Antoni Ros Blasco
, film de Jean Louis Leone; catalogue de l'exposition L'Oiseau, au CAP de Royan...
Participation au colloque autour de Ràfols Casamada à l'Institut Cervantès de Paris (avec Juan Manuel Bonet, Daniel Dobbels et Jean-Pascal Léger).


Anne de STAËL: Un trait de crayon maintenu hors du pinceau
Du burin à la mine de plomb, au pigment, différentes latitudes de l'œuvre de Tal Coat.
La gravure saisit, le dessin au trait et au fusain irradie, le pigment met une terre à brûler à la lumière...

Anne de Staël a écrit : Du trait à la couleur, une monographie sur Nicolas de Staël en 2001; Le Cahier océanique, regroupant La Remarque de l'Ours et Cingles en 2016; de nombreux textes sur la peinture, en revues ou pour des catalogues d'exposition.



Présentation et projection du film Tal Coat: "L'atelier ouvert" (1983, 25') de Michel DIEUZAIDE

Il n’y eut que deux jours de tournage. L’un dans l’atelier, l’autre dans la campagne environnante où les colzas commençaient à pousser leur cri jaune cru, parmi tous les verts tendres du printemps. Deux semaines de montage, tant la location des salles était onéreuse. Puis la présentation à Pierre, venu spécialement à Paris avec Pierrette pour me donner leur avis sur le film. Pierre s’installa devant la table de montage, bien en face de l’écran minable dont elles étaient alors pourvues et, comme pour mon petit livre, regarda attentivement le film sans rien dire. Puis, semblables à un couperet, vinrent ces mots: "Ce film est juste !". Telles furent ses seules paroles. Son seul commentaire.
Je n’ai donc rien changé au montage initial qui lui fut présenté, et c’est la version qui est dans ce livre. Mais cette phrase lapidaire fut une leçon pour toute ma vie de réalisateur. J’étais désormais muni de la question essentielle, la seule que je me suis posée chaque fois que je mettais la dernière main à la réalisation d’un sujet sur un artiste: "Ce film, que je viens de terminer, est-il juste?".

BIBLIOGRAPHIE :

André du Bouchet, Sous le linteau en forme de joug, Éditions Clivages, 1978, repris dans L’Incohérence, Fata Morgana, 1979.
André du Bouchet, La peinture n'a jamais existé, Écrits sur l'art, édition établie et préfacée par Thomas Augais, Le Bruit du temps, à paraître en 2017.
Michel Dieuzaide, L’Atelier de Pierre Tal Coat - Vers la courbure, Clivages, 1983.
Catalogue Hommage à Tal Coat, Musée des Beaux-arts, Quimper, 1985.
Pierre Tal Coat, Vers ce qui fut est ma raison profonde de vivre, Bron S.A., 1985.
Catalogue Tal Coat, gravures 1970-1984, Musée d’art et d’histoire, Genève, 1985.
André du Bouchet, Cendre tirant sur le bleu, Éditions Clivages, 1986, suivi de Envol, Clivages, 1991, repris dans L’Emportement du muet, Mercure de France, 2000.
Catalogue Tal Coat, Rétrospective des dessins, Musée des Beaux-arts, Rennes, 1988.
Eddy Devolder, Conversation avec Pierre Tal Coat, Éditions Tandem, 1991.
Pierre Tal Coat, Libre regard, Maeght éditeur, 1991.
Catalogue Tal Coat, Lavis et aquarelles, Musée Matisse, Le Cateau-Cambrésis, 1991.
Jean Leymarie, Tal Coat, Monographie, Éditions Skira, 1992.
Catalogue Tal Coat, Les Années Provence, Espace 13, Aix-en-Provence, 1996.
Henri Maldiney, Aux déserts que l’histoire accable, Éditions Deyrolle, 1996, réédition Cerf, 2013.
Portrait(s) de Pierre Tal Coat, Bibliothèque Nationale de France, 1997.
Catalogue de l’exposition Tal Coat devant l’image, Genève, Colmar, Antibes, Winterthur, 1997.
Catalogue de l’exposition Tal Coat, Centre d’Arts Plastiques, Royan, 2002.
Catalogue de l’exposition La Couleur de Tal Coat, Hôtel des arts, Toulon, 2006.
L’immobilité battante, Entretiens de Jean-Pascal Léger avec Pierre Tal Coat, Éditions Clivages, 2007, nouvelle édition en préparation, Éditions L’Atelier contemporain, 2017.
Catalogue de l’exposition Tal Coat, 1946-1985, Musée des Beaux-arts de Mons, Éditions Somogy, 2011.
Catalogue de l’exposition L’Art en guerre, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 2012.
Présence d’André du Bouchet, Colloque de Cerisy - 2011, Hermann Éditeurs, 2012.
À l’épreuve d’exister avec Henri Maldiney, Colloque de Cerisy - 2014, Hermann Éditeurs, 2016.
Stéphane Carrayrou, Ce lointain proche. À la rencontre de Pierre Tal Coat, Éditions du Domaine de Kerguéhennec, 2017.
Jean-Pascal Léger, Tal Coat, Monographie, Éditions Somogy, 2017.
Florian Rodari, Tal Coat - Biographie commentée par les textes, Éditions du Domaine de Kerguéhennec, 2017 (à paraître).
Correspondance de La Triade, André du Bouchet, Henri Maldiney, Pierre Tal Coat, Éditions L’Atelier contemporain, 2017 (en préparation).