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jour le 8 juin 2009 "
DU MERCREDI 2 JUILLET (19 H) AU MERCREDI 9 JUILLET
(14 H) 2008
AVEC LES POÈMES DE BERNARD VARGAFTIG,
L'ÉNIGME DU
VIVANT
DIRECTION : Béatrice BONHOMME, Serge MARTIN, Jacques
MOULIN
Avec la participation de Bernard VARGAFTIG
ARGUMENT :
Bernard Vargaftig, né
en 1934, est, de livre en livre depuis le milieu des années
60, l'auteur d'une œuvre importante empreinte d'une profonde
unité. Chaque livre y est un poème qui
travaille jusque dans l’infime détail vers et proses,
du titre au sommaire, de la composition d’ensemble aux syllabes
et silences. Et l’ensemble de l’œuvre fait un poème
continu. De l'espace à la vitesse, de l'oubli à
la mémoire, de la nudité au dénuement,
de la chute au tremblement, de l'effacement à la durée,
si la mémoire y est active, l'enfance y est toujours
un devenir en mouvement, l’amour un renversement inouï,
l’histoire un infini récitatif de vivants. Le poème
y produit un incessant vertige, un questionnement continuel
quant à l'identité, à l’invention d’un espace
et d’un temps à hauteur d’une subjectivation toujours
inédite. Il fait le renversement que l'auteur appelle "la
stupeur de vivre" comme un élan vers l'altérité la
plus forte.
Des moments de l'enfance de l'auteur (qui a vécu,
entre 1940 et 1944, la persécution antisémite) apparaissent
de façon explicite dans ses proses et dans ses poèmes
sous forme d'images et d'oubli effacés. Les chercheurs et
amis présents viendront témoigner de ce que cette expérience
toujours vive pour que le langage soit ce qu’il y a de plus vivant
ouvre significativement à toutes les expériences qui mêlent
corps et langage au cœur du poème, et à quel point une
telle œuvre peut faire vivre pour inventer chaque jour nos relations
dans et par le langage.
CALENDRIER DÉFINITIF :
Mercredi 2 juillet
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS
Soirée:
Présentation du Centre, des colloques et des
participants
Jeudi 3 juillet
Matin:
Paysages, mouvements et rythmes
(Présidence: Béatrice BONHOMME)
Arnaud BEAUJEU: Vers une mystique
du mouvement: paysage de la chute et de l'élan dans Comme respirer
Régis LEFORT:
Bernard Vargaftig: ramasser un caillou, toucher le déferlement
d'un feuillage. Le silence, le même
Après-midi:
Paysages, mouvements et rythmes
(Présidence: Serge MARTIN)
Jacques MOULIN:
Le voyage à Ornans
Soirée:
Lecture de Christian HUBIN présentée
par Serge MARTIN
Vendredi 4 juillet
Matin:
Formations et déformations
(Présidence: Jacques MOULIN)
Michaël BISHOP:
Dire le non-savoir, pourquoi et comment
Béatrice
BONHOMME: Bernard Vargaftig ou le hiatus d'un intervalle
Après-midi:
Relations (Présidence: Christian HUBIN)
Serge MARTIN:
Le poème: l’appel
Pascal MAILLARD:
Le poème et l’image
Soirée:
Lecture et entretien avec Bernard VARGAFTIG
(présenté par Béatrice BONHOMME)
Samedi 5 juillet
Matin:
Paysages, mouvements et rythmes (Présidence:
Antonio DOMINGUEZ REY)
Eric DAZZAN: L'espace
de l'apparaître dans l'œuvre de Bernard Vargaftig:
entre mots, souvenirs et silence
Christian HUBIN:
Le vacillement. Où la parole (se) dé-constitue
Après-midi:
REPOS
Soirée:
Lecture de "Ce n'est que l'enfance" (prix Nathan Katz,
2008) par Sarah JALABERT & Charles GONZALÈS présentée
par Arlette ALBERT-BIROT
Dimanche 6 juillet
Matin:
Espaces et Temporalités
(Présidence: Eric DAZZAN)
Philippe GROSOS:
La collusion des temps
Laurent MOUREY:
Bernard Vargafig, l'exactitude du poème
Après-midi:
Espaces et Temporalités
(Présidence: Philippe GROSOS)
Antonio DOMINGUEZ
REY: Le poème qui se (r)écrit sens dessus dessous
Soirée:
"Dans les jardins de mon père", film
réalisé par Valérie Minetto et écrit
par Cécile Vargaftig, présenté par Pascal
MAILLARD
Lundi 7 juillet
Matin:
Formations et déformations
(Présidence: Michaël BISHOP)
Philippe PAÏNI:
Avec Bernard Vargaftig, le poème parle de la vie
Lecture du texte de Lionel VERDIER: "Presque autre chose qu'un
murmure..."
Après-midi:
Relations (Présidence: Régis
LEFORT)
Claire & François POULAIN: Editer Bernard
Vargaftig
Marc-André BROUILLETTE:
Les inscriptions de la parole dans la prose de Bernard Vargaftig
Soirée:
Lectures par les poètes présents: Marc-André BROUILLETTE,
Claire POULAIN, Régis LEFORT, Pascal MAILLARD,
Laurent MOUREY et Philippe PAÏNI
Mardi 8 juillet
Matin:
Identités et déchirures (Présidence:
Marc-André BROUILLETTE)
Gisèle SAPIRO: Identité
et mémoire dans l’œuvre de Bernard Vargaftig
Béatrice BONHOMME & Jacques MOULIN: Synthèse
du colloque
Après-midi:
Lectures par les poètes présents:
Michaël BISHOP, Béatrice BONHOMME, Eric DAZZAN
et Jacques MOULIN
Mercredi 9 juillet
Matin:
Détente
Après-midi:
DÉPART DES PARTICIPANTS
RÉSUMÉS :
Arnaud
BEAUJEU: Vers une mystique du mouvement: paysage de la
chute et de l'élan dans Comme respirer
Dans Comme respirer, Bernard Vargaftig
va "au devant de son enfance", vers l'impossible connaissance
d'un manque à accueillir, insaisissable transcendance,
combat pour effleurer, en tentatives et glissements, l'infini d'un
envers du sens. Abîme où devenir, chute-commencement,
c'est dans le souffle, la distance, que le poète dépasse
les interdits de l'image et du paysage pour dévoiler (?) "l'aveu
en soi", d'être vivant, d'être là, dans la stupeur
d'une échappée, dans un toujours "dé-paysage":
éloignement-proximité, désir, peur, spiritualité,
métaphysique où les extrêmes — le désert,
les glaciers — s'entrouvrent à notre intimité.
Références
Bibliographiques :
Revue Nu(e) n° 36,
Michel Steiner, 2007.
C. Vargaftig et V. Minetto,
Dans les jardins de mon père, T.S. production,
2006.
C. Juliet, Shitao et Cézanne,
L'échoppe, 2003.
"Le trait - la vérité
dans Cette matière de Bernard Vargaftig", Colloque
"Le trait", Nice, CTEL, 2005.
Michaël BISHOP: Dire le non-savoir,
pourquoi et comment
On proposera une lecture globale de l'œuvre
poétique de Bernard Vargaftig avec certaines
analyses détaillées consacrées à
trois ou quatre poèmes, pour mettre en valeur la pertinence
surtout ontologique d'un/e geste fondé/e sur ce
qui risquerait de tout dé-former, dé-fon(d)cer.
Béatrice BONHOMME: Bernard
Vargaftig ou le hiatus d'un intervalle
Mon hypothèse de travail
est la suivante: l’œuvre de Bernard Vargaftig est une
œuvre où le formalisme, la confection, le travail sur
la forme, ont une immense importance, et elle se situe précisément
dans un intervalle entre fond et forme pour aller vers un
sens. Ainsi le poème de Bernard Vargaftig est-il constitué
d’un flux paradoxal, il est continu mais comporte des éléments
de discontinuité. Des forces de dispersion, d’éclatement,
de dissémination, de "complexification", s’opposent
à celles qui visent au rassemblement, à l’unité
(c’est le principe dit de "vectorisation" en terminologie mathématique).
La notion d'intervalle nous apparaît dès lors
heuristique pour tenter de comprendre une œuvre qui oscille
entre unité et fragmentation.
Références
Bibliographiques :
Mémoire et porosité
dans la poésie contemporaine, éd. Melis,
novembre 2007, 350 pages.
(avec Micéala Symington)
Le Rêve et la ruse dans la traduction de poésie,
éd. Champion, octobre 2007, 380 pages.
Pierre Jean Jouve, Les Noces
intérieures, biographie, éd. Aden,
septembre 2007, 445 pages.
(avec Micéala Symington)
Sylvie Puech, Le Trait: langue, visage, paysage.
De la lettre à la figure, éd. L’Harmattan, avril
2007, 2 tomes dont un consacré à la publication de
textes poétiques, l’autre à des contributions critiques,
500 pages.
(avec Micéala Symington)
Le Rythme dans la poésie et les arts. Interrogation
philosophique et réalité artistique, Honoré
Champion, 2005, 409 pages.
Marc-André
BROUILLETTE: Les inscriptions de la parole dans la prose de
Bernard Vargaftig
La publication d’Un même silence (2000)
et d’Aucun signe particulier (2007) constitue en soi un renversement
dans l’œuvre de Vargaftig. En effet, ces deux recueils de prose s’insèrent
désormais dans une œuvre poétique qui s’était
caractérisée, entre autres, par son minutieux travail
sur le vers et par son regard en mouvement sur le monde le monde, pour
reprendre l’un de ses titres. Mais qu’en est-il de ces deux œuvres dont
l’assise autobiographique devient le point de départ d’une nouvelle
forme de tremblement dans l’écriture du poète? Nous examinerons
la manière avec laquelle l’écriture, dans Un même
silence, vient soulever une géographie personnelle et contribue
ainsi à une expérience mémorielle tout à
fait singulière dans l’œuvre de Vargaftig. De plus, nous étudierons
dans les deux ouvrages le statut de cette parole, faite de silences et
de répétitions, qui n’a d’ailleurs jamais cessé,
qu’elle soit en vers ou en prose, d’inscrire son surgissement dans un
intime rapport à l’autre.
Eric
DAZZAN: L'espace de l'apparaître dans l'œuvre de
Bernard Vargaftig: entre mots, souvenirs et silence
Je me propose d'étudier
la manière dont la poésie de Bernard Vargaftig
rejoint, à travers une épaisseur de sons, d'images
et de souvenirs, ce qui reste incomparable (ne sera jamais comme),
dans sa solitaire et silencieuse évidence, ou encore n'apparaît
que dans le mouvement même, le transport, panique et
joyeux, de l'étonnement d'être parmi ce qui est
et porte la trace de ce qui reste toujours au-delà.
Références
Bibliographiques :
Jean-Louis Chrétien,
"Espace et mouvement dans la poésie de B. Vargaftig",
Le Mâche Laurier, n°24, juin 2006.
Jean-Louis Chrétien,
La joie spacieuse, Minuit, 2007.
"Entretien de B. Vargaftig avec
Hervé Bosio", Nu(e), n°7, 1999.
"Entretien de B. Vargaftig avec
Lionel Verdier", Formes Poétiques Contemporaines,
n°2.
Antonio DOMINGUEZ REY: Le
poème qui se (r)écrit sens dessus dessous
Dans la poésie de B.
Vargaftig il y a une ligne de lecture rétro-vers(o)
où le présent se dit sans se présenter
à jamais comme point à la ligne. Cette lecture
nous permet d'accéder au poème en partant
de n’importe quel vers choisi par son lecteur.
Références
Bibliographiques :
Celestina o el Murmullo del
Lenguaje, Madrid, 2002.
El Drama del Lenguaje,
Madrid, 2003.
Palabra Respirada. Hermenéutica
de Lectura, México, 2006.
El Otro Medio Siglo. Antología
Incompleta de Poesía Iberoamericana, A Coruña,
2006.
Ciencia, Conocimiento y Lenguaje.
Ángel Amor Ruibal (1869-1930) (en prensa).
Philippe GROSOS: La collusion
des temps
Une des singularités
de la prose de Bernard Vargaftig tient au fait que ce
dernier ne cesse d'entremêler passé et présent
dans ses narrations. Ainsi les temps grammaticaux entrent-ils
constamment en collusion, nous renvoyant par là même
à un entremêlement des existences qu'elles relatent.
Le sens de cette étude consiste à interroger les
enjeux de cette écriture.
Références
Bibliographiques :
Système et subjectivité.
L’enjeu de la question du concept du système. Fichte,
Hegel, Schelling, Paris, Vrin, 1996.
Philosophie et théologie
de Kant à Schelling, Paris, Ellipses, 1999.
L’inquiète patience.
Etude sur le temps requis, Chatou, La Transparence,
2004.
Péguy philosophe,
Chatou, La Transparence, 2005.
Questions de système.
Etudes sur les métaphysiques de la présence
à soi, Lausanne, L'Age d'Homme, 2007.
Christian
HUBIN: Le vacillement. Où la parole (se) dé-constitue
Quelque chose de distant et près,
d'inséparable, traverse toute l'œuvre de Bernard Vargaftig,
déplaçant simultanément présence
et absence, comme sans continuité: un hors qui serait
à la fois respiration et rupture, simultanément
ici et non, maintenant et non ; immédiateté au-devant
— genêts dans l'écho. Car sans cesse, là où
s'éprouvent — fusion, reconnaissance, là même l'arrachement
se reforme — puis se modifie. Le concret des choses (rochers,
glaciers, glaïeuls, clairière, montagnes, seins) leste
un silence sans fond, au bord où se disloque le temps.
Régis
LEFORT: Bernard Vargaftig: ramasser un caillou, toucher
le déferlement d'un feuillage. Le silence, le même
"Si je pouvais dire ce que mes textes disent,
je ne les écrirais pas", note Bernard Vargaftig. C’est
donc bien qu’ils silencent, pourrait-on écrire
reprenant une expression hypostasiée chère à
James Sacré... Une telle phrase ne laisse pas d’interroger
et l’on pourrait gloser: "ce que j’écris, je ne peux dire
ce que cela dit". Il s’agira donc dans notre étude de définir
ce que recouvre la notion de silence, à la fois source,
souffle et scintillement du poème. Il s’agira de mettre
en évidence les modalités d'expression de ce silence
ou de ces silences (même si le poète préfère
le mot "souffle" au mot "silence"): emploi singulier du "comme"
(peut-être "vivre en comme"), expression d’une "distance nue",
ce que touche l’énigme, ce que veut la trace, ce qui se joue
dans la traversée, comment se résout le mouvement
des contraires épousés.
Références
Bibliographiques :
Serge Martin, La poésie
dans les soulèvements, Paris, L’Harmattan,
2001.
Françoise Fonteneau,
L’éthique du silence, Paris, seuil,
1999.
Joë Bousquet, Traduit
du silence, Paris, Gallimard, 1968.
Michel Collot, La poésie
moderne et la structure d’horizon, Paris, PUF, 1989.
Jean-Michel Maulpoix, Adieux
au poème, Paris, José Corti, 2005.
Pascal MAILLARD: Le poème
et l’image
L’œuvre poétique de Bernard
Vargaftig fait peu de place à l’image dont le poète
se défie. Il a cependant travaillé avec de grands
plasticiens et manifesté continûment sa passion pour
les images en collaborant à de nombreux livres d’artistes. Un
film consacré au poète vient mettre dans une nouvelle
lumière ce rapport complexe à l’image, fait de
méfiance et de fascination. Nous nous demanderons en quoi
l’image et l’écriture cinématographiques, quand
elles dépassent la fonction documentaire pour s’élever
au rang d’une œuvre d’art, peuvent constituer en ce cas une voie
d’approche originale de l’œuvre poétique. Réciproquement,
le poème de Bernard Vargaftig peut être lu comme la
formulation insciente d’une critique de l’image dont on se propose
de montrer quelques lignes de force.
Serge
MARTIN: Le poème: l’appel
Il n’y aurait pas de niveaux
de l’analyse avec les poèmes de Bernard Vargaftig
où s’entasseraient une érotique, une métaphysique,
une ontologie, que sais-je encore… C’est une résonance
générale qui met la pluralité en son
principe que j’aimerais tenter d’observer avec ces poèmes.
Une pluralité pleine de voix qui résonnent
dans et par la relation, au double sens du rapport et du témoignage
mais il faudrait dire peut-être de la fable ou du
conte. Cette pluralité de voix inclurait démocratiquement
et continûment Dieu et Délie, Bruna et l’inconu(e)…
Mais c’est avant tout parce que le poème-Vargaftifg ne cesse
de nommer en appelant mettant le suggérer (Mallarmé)
entièrement dans la relation.
Références
Bibliographiques :
Charles Péguy, Clio
dans Œuvres en prose, La Pléiade, Gallimard.
Gilles Deleuze, Différence
et répétition, PUF, 1968.
Henri Meschonnic, Spinoza,
poème de la pensée, Maisonneuve &
Larose, 2002.
Serge Martin, L’Amour en
fragments. Poétique de la relation critique,
coll. « Manières de critiquer », Arras: Artois
Presses Université, 2004.
Serge Martin, (dir. avec Gérard
Dessons et Pascal Michon), La Pensée et le
poème. Meschonnic à Cerisy, Paris: In’Press,
2005.
Serge Martin, (dir.) Ghérasim
Luca passionnément, Saint-Benoît-du-Sault:
éditions Tarabuste.
Serge Martin, Langage et
relation. Anthropologie et poétique de l’amour,
coll. « Anthropologie du monde contemporain »,
Paris: L’Harmattan, 2006.
Serge Martin, (sous le nom de
Ritman) A l’heure de tes naissances, rimes et résonances,
L’Atelier du Grand tétras, 2007.
Jacques MOULIN: Le voyage à Ornans
Le mot de falaise dans les poèmes
de Bernard Vargaftig. Pas tant son occurrence que ce qu’il
suggère ("Et la falaise / Que j’oublierais de dire")
et aimante d’abrupt — celui du poème pris aux barreaux
de son échelle — de lumière blanche, d’éblouissement
et de dévalement dans les pentes. Failles hautes, échelles
de routes infinies jusqu’au vertige d’un poème-vie
au souffle ténu.
Références
Bibliographiques :
Escorter la mer, Editions
Empreintes (Moudon, Suisse), 2005.
Une échappée
de poireaux, (dessins de Evelyne Debeire), Editions
Tarabuste, 2006.
Penche-toi, poèmes
pour des images peintes de Charles Belle, et des images
filmées de François Royet, Editions Joca Seria,
2007.
Sonorités, textes
pour livre d’artiste (gravures de François Ravanel),
Atelier Dutrou, juin 2007.
Laurent MOUREY: Bernard Vargafig,
l'exactitude du poème
L'écriture Vargafitg
est exacte non parce qu'elle parle avec exactitude d'un
thème ou l’autre, mais parce qu'elle invente sa propre
justesse qui est le sens de son historicité. D’où
l’inséparation entre mémoire et présent
pour un temps du sujet du poème.
Ainsi l’exactitude n’est pas
un concept de la chose, mais un nominalisme du poème.
Un concept poétique: tout est dans tout parce que
tout se fait avec tout et par tout, infiniment vivant, infiniment
langage, infiniment poème.
Références
Bibliographiques :
"Entretien de B. Vargaftig avec
Hervé Bosio", Nu(e), n°7, 1999.
Gilles Deleuze, Différence
et répétition, PUF, 1968.
Martin Heidegger, Essais
et conférences, Tel, Gallimard.
Serge Martin, La Poésie
dans les soulèvements
Laurent Mourey, Rédacteur
de la revue Résonance générale.
Laurent Mourey, Poèmes
en revues, Triages, Revue alsacienne de
littérature, Sézim.
Laurent Mourey, Articles:
contribution au Français aujourd’hui
Laurent Mourey, Revue Nu(e)
sur Jacques Ancet.
Philippe PAÏNI: Avec Bernard Vargaftig,
le poème parle de la vie
Où "de la vie" est un
partitif, et, donc, "parler" un transitif. Un transitif
qui fait de l'écriture, par l'oralité d'une subjectivation,
par une corporalité de la mémoire dans le langage,
le travail sans fin de sa propre invention. Un partitif qui
est une prise complète du mouvement de la vie, par l'attention
au moindre, aux infimes résonances, aux riens de sens qui
le font à chaque instant différent jusque dans ce
qui semble se répéter.
Références
Bibliographiques :
La somme du feu, poème,
éd. L’Atelier du Grand Tétras, 2007.
"Pour en finir avec le Signisme",
dans Résonance générale,
n°1, "Du rythme, maintenant", L’Atelier du Grand Tétras,
été 2007.
"Le corps écrit, avec
Bernard Noël", dans S. Martin (dir.), Avec Bernard
Noël toute rencontre est l’énigme, éd.Himeros/Rumeur
des Ages, La Rochelle, 2004.
"Prendre corps avec Ghérasim
Luca", dans S. Martin, Avec Ghérasim Luca
passionnément, éd. Tarabuste, Saint-Benoît-du-Sault,
2005.
BIBLIOGRAPHIE DE BERNARD VARGAFTIG :
Chez moi partout,
Pierre-Jean Oswald, 1967.
La véraison,
Gallimard, 1967.
Abrupte, hors commerce,
1969. Gravures de Gudrun Von Maltzan.
Jables, Messidor,
Collection la Petite Sirène, 1975.
Description d'une Elégie,
Seghers, Collection Poésie, 75. 1975
Eclat & Meute,
supplément au n° 69 de la revue Action Poétique,
1977.
La Preuve le meurtre,
La Répétition, 1977.
Orbe, Flammarion,
Collection Textes/Flammarion, 1980. Couverture de Serge
Marlin.
Et l'un l'autre Bruna
Zanchi, Pierre Belfond, 1981.
L'air et avec, Lettres
de Casse, 1981. Gravure de Guy Lozac’h.
Cette matière,
André Dimanche, 1986. Couverture de Colette Deblé.
Le lieu exact ou la peinture
de Colette Deblé, à Passage, 1986. Dessins
de Colette Deblé.
Lumière qui siffle,
Seghers, Collection Poésie, 86. 1986.
Suite Fenosa (avec
Bernard Noël), André Dimanche, 1987. Lavis de
Apel.les Fenosa.
Orée vers l'œuvre
de Jacques Clerc, Les Cahiers du Confluent, 1987.
Dessins de Jacques Clerc.
Nancy, AEncrages &
C°, 1988. Dessins de Colette Deblé.
Portrait imaginaire de
Jean Tortel — L'apprentypographe, 1988. Dessins de Colette
Deblé.
Un gouffre ou l'image
dans ce que peint Michel Steiner, La Sétérée,
1989. Lithographie de Michel Steiner.
Voici ou un souffle à
travers Journal du regard de Bernard Noël, AEncrages
& C°, 1990. Dessins de Olivier Debré.
Ou vitesse, André
Dimanche, 1991. Couverture de Colette Deblé.
Une trouée vers
l’été, Collodion, 1991. Gravures de
Anne Slacik.
Un récit, Seghers,
1991.
Une image avec l'image
in Trois Etats du Toi, avec Mathieu Bénézet
et Bernard Noël, Une image avec l'image,
La Sétérée /Jacques Clerc, 1992. Avec
neuf lithographies de Olivier Debré.
Ce fragment de souffle,
André Biren Editeur, 1993. Burin de Louis-René
Berge et musique composée par Jean-Yves Bosseur.
L'inclination, Atelier
des Grames, 1994.
Distance nue, André
Dimanche, 1994.
Le monde le monde,
André Dimanche, 1994.
Imminence dans l'œuvre
de Jacques Clerc, La Sétérée,
1995.
Toul, Editions Mydriase,
1996. Avec des gravures originales en relief de Jacques
Clerc.
Cinq poèmes pour
accompagner Agathe Larpent & 3 gravures, Editions
Collodion, 1996.
Dans les soulèvements,
André Dimanche, 1996.
De face, Collodion,
1996. Avec des lithographies originales de Michel Steiner.
Pour Adonis, À
travers, 1997. Manuscrit par l’auteur, avec 7 collages
à l’acrylique de Jacques Clauzel.
L’ombre si brève
de l’azur, Editions Lieux dits, 67310 Scharrachbergheim,
1997. Avec 7 gravures de Germain Roesz.
Le temps que font les
oiseaux dans la mémoire, 1999. (16 exemplaires
manuscrits). Peinture de Anne Slacik.
Exactitude de l'effroi,
Collodion, 1999. Avec trois dessins de Rustin.
Pour les jardins d'Anne
Slacik, 2000. 16 exemplaires manuscrits. Peinture
de Anne Slacik.
Un même silence (prose),
André Dimanche, 2000.
Craquement d’ombre,
André Dimanche, 2000.
Voici pourquoi c’est l’été,
avec une peinture de Jacques Clauzel. Onze exemplaires
numérotés de I à XI, 2001.
Comme l’énigme
se détache, manuscrit avec huit burins de
Louis-René Berge. 22 exemplaires numérotés
de 1 à 21 et un H. C., 2001.
Telle soudaineté,
La Sétérée, 2001. Avec des lithographies
de Gérard Titus Carmel. Soixante-quinze exemplaires
numérotés de 1 à 75.
Trembler se dénude
ainsi, Trames, 50 exemplaires numérotés
de I à L avec une gravure de Claude Malchiodi.
Trembler se dénude
ainsi, Trames, 70 exemplaires numérotés
de I à LXX avec la reproduction d'un dessin de Claude
Malchiodi.
Portrait Imaginaire de
Henri Maccheroni, La Sétérée,
2001. 30 exemplaires dont 15 ornés d'une gravure de Jacques
Clerc.
Un souvenir imminent,
Collection Vice Versa, 2002. Manuscrit avec des gouaches
de Claire Cuenot (7 exemplaires).
Comme respirer, Obsidiane.
2003.
Aucune clarté n'efface,
Collodion, 2004. Avec quatre sérigraphies rehaussées
par l'artiste de Gérard Eppelé. (60 exemplaires).
Trembler comme le souffle
tremble, Obsidiane, 2005.
Si inattendu connaître,
Le temps volé, 2006. Avec des dessins de Isabelle
Cavalleri.
Aucun signe particulier
(prose), Obsidianne, 2007.
Traductions:
Trois poèmes
de Sandor Woeres (traduit du hongrois), Editions de la
Sétérée, 1989.
Pianissimo-Rémanences
de Camillo Sbarbaro (Traduit de l'italien par Jean-Baptiste
Para, Bruna Zanchi et Bernard Vargaftig), Clémence
Hiver Editeur, 1992.
Coup de vent, poèmes
de Felicitas Fritchmuth (traduits de l'allemand), Strasbourg,
Ed. Lieu Dit.
L'aria L'air de Franco
Loi (poèmes traduits du milanais, avec l'aide de
l'auteur par Bruna Zanchi et Bernard Vargaftig), Editions
Trames, 2004. 52 exemplaires accompagnés d'une sérigraphie
de Claude Malchiodi numérotés de I à LII
et 100 exemplaires numérotés de 1 à 100
avec un dessin original de Claude Malchiodi reproduit au cliché
trait.
Anthologies:
ECHO 1 (Serpenoise
et AEncrage & Co, 1991. Une anthologie de la création
poétique en Sarre, au Luxembourg, dans la province
du Luxembourg belge et en Lorraine. Conçue et animée
par Bernard Vargaftig.
La Poésie des Romantiques,
J'ai lu, 1993. Librio, 1999, réédité
en 2004.
Poésies de Résistance,
J'ai lu, 1994.
Cinéma:
Valérie Minetto (réalisation)
et Cécile Vargaftig (écriture), Dans
les jardins de mon père, 57’, TS Productions,
2006.
Revues et ouvrages
consacrés à Bernard Vargaftig:
On peut consulter les revues
FAIRE-PART n° 5-6 (printemps 85), INCENDITS
n° 19-20 (1993), NU(E) n°7 (avril 1994)
et Ralentir Travaux (printemps 2000) consacrées
pour une large part à Bernard Vargaftig, ainsi que l’ouvrage
de Serge Martin, La poésie dans les soulèvements
avec Bernard Vargaftig, L’Harmattan, Collection «
Esthétiques », 2001. Voir également l’article
« Bernard Vargaftig » rédigé par Serge
Martin dans Michel Jarrety (dir.), Dictionnaire de poésie
de Baudelaire à nos jours, PUF, 2001.
Avec le soutien du Centre régional des Lettres
de Basse-Normandie
et du Centre Transdisciplinaire d'Epistémologie
de la Littérature de l'Université de Nice
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