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" Page mise à jour le 8 juin 2009 "



DU MERCREDI 2 JUILLET (19 H) AU MERCREDI 9 JUILLET (14 H) 2008



AVEC LES POÈMES DE BERNARD VARGAFTIG,

L'ÉNIGME DU VIVANT


DIRECTION : Béatrice BONHOMME, Serge MARTIN, Jacques MOULIN

Avec la participation de Bernard VARGAFTIG

ARGUMENT :

Bernard Vargaftig, né en 1934, est, de livre en livre depuis le milieu des années 60, l'auteur d'une œuvre importante empreinte d'une profonde unité. Chaque livre y est un poème qui travaille jusque dans l’infime détail vers et proses, du titre au sommaire, de la composition d’ensemble aux syllabes et silences. Et l’ensemble de l’œuvre fait un poème continu. De l'espace à la vitesse, de l'oubli à la mémoire, de la nudité au dénuement, de la chute au tremblement, de l'effacement à la durée, si la mémoire y est active, l'enfance y est toujours un devenir en mouvement, l’amour un renversement inouï, l’histoire un infini récitatif de vivants. Le poème y produit un incessant vertige, un questionnement continuel quant à l'identité, à l’invention d’un espace et d’un temps à hauteur d’une subjectivation toujours inédite. Il fait le renversement que l'auteur appelle "la stupeur de vivre" comme un élan vers l'altérité la plus forte.

Des moments de l'enfance de l'auteur (qui a vécu, entre 1940 et 1944, la persécution antisémite) apparaissent de façon explicite dans ses proses et dans ses poèmes sous forme d'images et d'oubli effacés. Les chercheurs et amis présents viendront témoigner de ce que cette expérience toujours vive pour que le langage soit ce qu’il y a de plus vivant ouvre significativement à toutes les expériences qui mêlent corps et langage au cœur du poème, et à quel point une telle œuvre peut faire vivre pour inventer chaque jour nos relations dans et par le langage.

CALENDRIER DÉFINITIF :

Mercredi 2 juillet
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, des colloques et des participants


Jeudi 3 juillet
Matin:
Paysages, mouvements et rythmes (Présidence: Béatrice BONHOMME)
Arnaud BEAUJEU: Vers une mystique du mouvement: paysage de la chute et de l'élan dans Comme respirer
Régis LEFORT: Bernard Vargaftig: ramasser un caillou, toucher le déferlement d'un feuillage. Le silence, le même

Après-midi:
Paysages, mouvements et rythmes (Présidence: Serge MARTIN)
Jacques MOULIN: Le voyage à Ornans

Soirée:
Lecture de Christian HUBIN présentée par Serge MARTIN


Vendredi 4 juillet
Matin:
Formations et déformations (Présidence: Jacques MOULIN)
Michaël BISHOP: Dire le non-savoir, pourquoi et comment
Béatrice BONHOMME: Bernard Vargaftig ou le hiatus d'un intervalle

Après-midi:
Relations (Présidence: Christian HUBIN)
Serge MARTIN: Le poème: l’appel
Pascal MAILLARD: Le poème et l’image

Soirée:
Lecture et entretien avec Bernard VARGAFTIG (présenté par Béatrice BONHOMME)


Samedi 5 juillet
Matin:
Paysages, mouvements et rythmes (Présidence: Antonio DOMINGUEZ REY)
Eric DAZZAN: L'espace de l'apparaître dans l'œuvre de Bernard Vargaftig: entre mots, souvenirs et silence
Christian HUBIN: Le vacillement. Où la parole (se) dé-constitue

Après-midi:
REPOS

Soirée:
Lecture de "Ce n'est que l'enfance" (prix Nathan Katz, 2008) par Sarah JALABERT & Charles GONZALÈS présentée par Arlette ALBERT-BIROT


Dimanche 6 juillet
Matin:
Espaces et Temporalités (Présidence: Eric DAZZAN)
Philippe GROSOS: La collusion des temps
Laurent MOUREY: Bernard Vargafig, l'exactitude du poème

Après-midi:
Espaces et Temporalités (Présidence: Philippe GROSOS)
Antonio DOMINGUEZ REY: Le poème qui se (r)écrit sens dessus dessous

Soirée:
"Dans les jardins de mon père", film réalisé par Valérie Minetto et écrit par Cécile Vargaftig, présenté par Pascal MAILLARD


Lundi 7 juillet
Matin:
Formations et déformations (Présidence: Michaël BISHOP)
Philippe PAÏNI: Avec Bernard Vargaftig, le poème parle de la vie
Lecture du texte de Lionel VERDIER: "Presque autre chose qu'un murmure..."

Après-midi:
Relations (Présidence: Régis LEFORT)
Claire & François POULAIN: Editer Bernard Vargaftig
Marc-André BROUILLETTE: Les inscriptions de la parole dans la prose de Bernard Vargaftig

Soirée:
Lectures par les poètes présents: Marc-André BROUILLETTE, Claire POULAIN, Régis LEFORT, Pascal MAILLARD, Laurent MOUREY et Philippe PAÏNI


Mardi 8 juillet
Matin:
Identités et déchirures (Présidence: Marc-André BROUILLETTE)
Gisèle SAPIRO: Identité et mémoire dans l’œuvre de Bernard Vargaftig
Béatrice BONHOMME & Jacques MOULIN: Synthèse du colloque

Après-midi:
Lectures par les poètes présents: Michaël BISHOP, Béatrice BONHOMME, Eric DAZZAN et Jacques MOULIN


Mercredi 9 juillet
Matin:
Détente

Après-midi:
DÉPART DES PARTICIPANTS

RÉSUMÉS :

Arnaud BEAUJEU: Vers une mystique du mouvement: paysage de la chute et de l'élan dans Comme respirer

Dans Comme respirer, Bernard Vargaftig va "au devant de son enfance", vers l'impossible connaissance d'un manque à accueillir, insaisissable transcendance, combat pour effleurer, en tentatives et glissements, l'infini d'un envers du sens. Abîme où devenir, chute-commencement, c'est dans le souffle, la distance, que le poète dépasse les interdits de l'image et du paysage pour dévoiler (?) "l'aveu en soi", d'être vivant, d'être là, dans la stupeur d'une échappée, dans un toujours "dé-paysage": éloignement-proximité, désir, peur, spiritualité, métaphysique où les extrêmes — le désert, les glaciers — s'entrouvrent à notre intimité.

Références Bibliographiques :

Revue Nu(e) n° 36, Michel Steiner, 2007.
C. Vargaftig et V. Minetto, Dans les jardins de mon père, T.S. production, 2006.
C. Juliet, Shitao et Cézanne, L'échoppe, 2003.
"Le trait - la vérité dans Cette matière de Bernard Vargaftig", Colloque "Le trait", Nice, CTEL, 2005.


Michaël BISHOP: Dire le non-savoir, pourquoi et comment
On proposera une lecture globale de l'œuvre poétique de Bernard Vargaftig avec certaines analyses détaillées consacrées à trois ou quatre poèmes, pour mettre en valeur la pertinence surtout ontologique d'un/e geste fondé/e sur ce qui risquerait de tout dé-former, dé-fon(d)cer.

Béatrice BONHOMME: Bernard Vargaftig ou le hiatus d'un intervalle
Mon hypothèse de travail est la suivante: l’œuvre de Bernard Vargaftig est une œuvre où le formalisme, la confection, le travail sur la forme, ont une immense importance, et elle se situe précisément dans un intervalle entre fond et forme pour aller vers un sens. Ainsi le poème de Bernard Vargaftig est-il constitué d’un flux paradoxal, il est continu mais comporte des éléments de discontinuité. Des forces de dispersion, d’éclatement, de dissémination, de "complexification", s’opposent à celles qui visent au rassemblement, à l’unité (c’est le principe dit de "vectorisation" en terminologie mathématique). La notion d'intervalle nous apparaît dès lors heuristique pour tenter de comprendre une œuvre  qui oscille entre unité et fragmentation.

Références Bibliographiques :

Mémoire et porosité dans la poésie contemporaine, éd. Melis, novembre 2007, 350 pages.
(avec Micéala Symington) Le Rêve et la ruse dans la traduction de poésie, éd. Champion, octobre 2007, 380 pages.
Pierre Jean Jouve, Les Noces intérieures, biographie, éd. Aden, septembre 2007, 445 pages.
(avec Micéala Symington) Sylvie Puech, Le Trait: langue, visage, paysage. De la lettre à la figure, éd. L’Harmattan, avril 2007, 2 tomes dont un consacré à la publication de textes poétiques, l’autre à des contributions critiques, 500 pages.
(avec Micéala Symington) Le Rythme dans la poésie et les arts. Interrogation philosophique et réalité artistique, Honoré Champion, 2005, 409 pages.


Marc-André BROUILLETTE: Les inscriptions de la parole dans la prose de Bernard Vargaftig
La publication d’Un même silence (2000) et d’Aucun signe particulier (2007) constitue en soi un renversement dans l’œuvre de Vargaftig. En effet, ces deux recueils de prose s’insèrent désormais dans une œuvre poétique qui s’était caractérisée, entre autres, par son minutieux travail sur le vers et par son regard en mouvement sur le monde le monde, pour reprendre l’un de ses titres. Mais qu’en est-il de ces deux œuvres dont l’assise autobiographique devient le point de départ d’une nouvelle forme de tremblement dans l’écriture du poète? Nous examinerons la manière avec laquelle l’écriture, dans Un même silence, vient soulever une géographie personnelle et contribue ainsi à une expérience mémorielle tout à fait singulière dans l’œuvre de Vargaftig. De plus, nous étudierons dans les deux ouvrages le statut de cette parole, faite de silences et de répétitions, qui n’a d’ailleurs jamais cessé, qu’elle soit en vers ou en prose, d’inscrire son surgissement dans un intime rapport à l’autre.

Eric DAZZAN: L'espace de l'apparaître dans l'œuvre de Bernard Vargaftig: entre mots, souvenirs et silence
Je me propose d'étudier la manière dont la poésie de Bernard Vargaftig rejoint, à travers une épaisseur de sons, d'images et de souvenirs, ce qui reste incomparable (ne sera jamais comme), dans sa solitaire et silencieuse évidence, ou encore n'apparaît que dans le mouvement même, le transport, panique et joyeux, de l'étonnement d'être parmi ce qui est et porte la trace de ce qui reste toujours au-delà.

Références Bibliographiques :

Jean-Louis Chrétien, "Espace et mouvement dans la poésie de B. Vargaftig", Le Mâche Laurier, n°24, juin 2006.
Jean-Louis Chrétien, La joie spacieuse, Minuit, 2007.
"Entretien de B. Vargaftig avec Hervé Bosio", Nu(e), n°7, 1999.
"Entretien de B. Vargaftig avec Lionel Verdier", Formes Poétiques Contemporaines, n°2.


Antonio DOMINGUEZ REY: Le poème qui se (r)écrit sens dessus dessous
Dans la poésie de B. Vargaftig il y a une ligne de lecture rétro-vers(o) où le présent se dit sans se présenter à jamais comme point à la ligne. Cette lecture nous permet d'accéder au poème en partant de n’importe quel vers choisi par son lecteur.

Références Bibliographiques :

Celestina o el Murmullo del Lenguaje, Madrid, 2002.
El Drama del Lenguaje, Madrid, 2003.
Palabra Respirada. Hermenéutica de Lectura, México, 2006.
El Otro Medio Siglo. Antología Incompleta de Poesía Iberoamericana, A Coruña, 2006.
Ciencia, Conocimiento y Lenguaje. Ángel Amor Ruibal (1869-1930) (en prensa).


Philippe GROSOS: La collusion des temps
Une des singularités de la prose de Bernard Vargaftig tient au fait que ce dernier ne cesse d'entremêler passé et présent dans ses narrations. Ainsi les temps grammaticaux entrent-ils constamment en collusion, nous renvoyant par là même à un entremêlement des existences qu'elles relatent. Le sens de cette étude consiste à interroger les enjeux de cette écriture.

Références Bibliographiques :

Système et subjectivité. L’enjeu de la question du concept du système. Fichte, Hegel, Schelling, Paris, Vrin, 1996.
Philosophie et théologie de Kant à Schelling, Paris, Ellipses, 1999.
L’inquiète patience. Etude sur le temps requis, Chatou, La Transparence, 2004.
Péguy philosophe, Chatou, La Transparence, 2005.
Questions de système. Etudes sur les métaphysiques de la présence à soi, Lausanne, L'Age d'Homme, 2007.


Christian HUBIN: Le vacillement. Où la parole (se) dé-constitue
Quelque chose de distant et près, d'inséparable, traverse toute l'œuvre de Bernard Vargaftig, déplaçant simultanément présence et absence, comme sans continuité: un hors qui serait à la fois respiration et rupture, simultanément ici et non, maintenant et non ; immédiateté au-devantgenêts dans l'écho. Car sans cesse, là où s'éprouvent — fusion, reconnaissance, là même l'arrachement se reforme — puis se modifie. Le concret des choses (rochers, glaciers, glaïeuls, clairière, montagnes, seins) leste un silence sans fond, au bord où se disloque le temps.

Régis LEFORT: Bernard Vargaftig: ramasser un caillou, toucher le déferlement d'un feuillage. Le silence, le même
"Si je pouvais dire ce que mes textes disent, je ne les écrirais pas", note Bernard Vargaftig. C’est donc bien qu’ils silencent, pourrait-on écrire reprenant une expression hypostasiée chère à James Sacré... Une telle phrase ne laisse pas d’interroger et l’on pourrait gloser: "ce que j’écris, je ne peux dire ce que cela dit". Il s’agira donc dans notre étude de définir ce que recouvre la notion de silence, à la fois source, souffle et scintillement du poème. Il s’agira de mettre en évidence les modalités d'expression de ce silence ou de ces silences (même si le poète préfère le mot "souffle" au mot "silence"): emploi singulier du "comme" (peut-être "vivre en comme"), expression d’une "distance nue", ce que touche l’énigme, ce que veut la trace, ce qui se joue dans la traversée, comment se résout le mouvement des contraires épousés.

Références Bibliographiques :

Serge Martin, La poésie dans les soulèvements, Paris, L’Harmattan, 2001.
Françoise Fonteneau, L’éthique du silence, Paris, seuil, 1999.
Joë Bousquet, Traduit du silence, Paris, Gallimard, 1968.
Michel Collot, La poésie moderne et la structure d’horizon, Paris, PUF, 1989.
Jean-Michel Maulpoix, Adieux au poème, Paris, José Corti, 2005.


Pascal MAILLARD: Le poème et l’image
L’œuvre poétique de Bernard Vargaftig fait peu de place à l’image dont le poète se défie. Il a cependant travaillé avec de grands plasticiens et manifesté continûment sa passion pour les images en collaborant à de nombreux livres d’artistes. Un film consacré au poète vient mettre dans une nouvelle lumière ce rapport complexe à l’image, fait de méfiance et de fascination. Nous nous demanderons en quoi l’image et l’écriture cinématographiques, quand elles dépassent la fonction documentaire pour s’élever au rang d’une œuvre d’art, peuvent constituer en ce cas une voie d’approche originale de l’œuvre poétique. Réciproquement, le poème de Bernard Vargaftig peut être lu comme la formulation insciente d’une critique de l’image dont on se propose de montrer quelques lignes de force.

Serge MARTIN: Le poème: l’appel
Il n’y aurait pas de niveaux de l’analyse avec les poèmes de Bernard Vargaftig où s’entasseraient une érotique, une métaphysique, une ontologie, que sais-je encore… C’est une résonance générale qui met la pluralité en son principe que j’aimerais tenter d’observer avec ces poèmes. Une pluralité pleine de voix qui résonnent dans et par la relation, au double sens du rapport et du témoignage mais il faudrait dire peut-être de la fable ou du conte. Cette pluralité de voix inclurait démocratiquement et continûment Dieu et Délie, Bruna et l’inconu(e)… Mais c’est avant tout parce que le poème-Vargaftifg ne cesse de nommer en appelant mettant le suggérer (Mallarmé) entièrement dans la relation.

Références Bibliographiques :

Charles Péguy, Clio dans Œuvres en prose, La Pléiade, Gallimard.
Gilles Deleuze, Différence et répétition, PUF, 1968.
Henri Meschonnic, Spinoza, poème de la pensée, Maisonneuve & Larose, 2002.
Serge Martin, L’Amour en fragments. Poétique de la relation critique, coll. « Manières de critiquer », Arras: Artois Presses Université, 2004.
Serge Martin, (dir. avec Gérard Dessons et Pascal Michon), La Pensée et le poème. Meschonnic à Cerisy, Paris: In’Press, 2005.
Serge Martin, (dir.) Ghérasim Luca passionnément, Saint-Benoît-du-Sault: éditions Tarabuste.
Serge Martin, Langage et relation. Anthropologie et poétique de l’amour, coll. « Anthropologie du monde contemporain », Paris: L’Harmattan, 2006.
Serge Martin, (sous le nom de Ritman) A l’heure de tes naissances, rimes et résonances, L’Atelier du Grand tétras, 2007.


Jacques MOULIN: Le voyage à Ornans
Le mot de falaise dans les poèmes de Bernard Vargaftig. Pas tant son occurrence que ce qu’il suggère ("Et la falaise / Que j’oublierais de dire") et aimante d’abrupt — celui du poème pris aux barreaux de son échelle — de lumière blanche, d’éblouissement et de dévalement dans les pentes. Failles hautes, échelles de routes infinies jusqu’au vertige d’un poème-vie au souffle ténu.

Références Bibliographiques :

Escorter la mer, Editions Empreintes (Moudon, Suisse), 2005.
Une échappée de poireaux, (dessins de Evelyne Debeire), Editions Tarabuste, 2006.
Penche-toi, poèmes pour des images peintes de Charles Belle, et des images filmées de François Royet, Editions Joca Seria, 2007.
Sonorités, textes pour livre d’artiste (gravures de François Ravanel), Atelier Dutrou, juin 2007.


Laurent MOUREY: Bernard Vargafig, l'exactitude du poème
L'écriture Vargafitg est exacte non parce qu'elle parle avec exactitude d'un thème ou l’autre, mais parce qu'elle invente sa propre justesse qui est le sens de son historicité. D’où l’inséparation entre mémoire et présent pour un temps du sujet du poème.
Ainsi l’exactitude n’est pas un concept de la chose, mais un nominalisme du poème. Un concept poétique: tout est dans tout parce que tout se fait avec tout et par tout, infiniment vivant, infiniment langage, infiniment poème.

Références Bibliographiques :

"Entretien de B. Vargaftig avec Hervé Bosio", Nu(e), n°7, 1999.
Gilles Deleuze, Différence et répétition, PUF, 1968.
Martin Heidegger, Essais et conférences, Tel, Gallimard.
Serge Martin, La Poésie dans les soulèvements
Laurent Mourey, Rédacteur de la revue Résonance générale.
Laurent Mourey, Poèmes en revues, Triages, Revue alsacienne de littérature, Sézim.
Laurent Mourey, Articles: contribution au Français aujourd’hui
Laurent Mourey, Revue Nu(e) sur Jacques Ancet.


Philippe PAÏNI: Avec Bernard Vargaftig, le poème parle de la vie
Où "de la vie" est un partitif, et, donc, "parler" un transitif. Un transitif qui fait de l'écriture, par l'oralité d'une subjectivation, par une corporalité de la mémoire dans le langage, le travail sans fin de sa propre invention. Un partitif qui est une prise complète du mouvement de la vie, par l'attention au moindre, aux infimes résonances, aux riens de sens qui le font à chaque instant différent jusque dans ce qui semble se répéter.

Références Bibliographiques :

La somme du feu, poème, éd. L’Atelier du Grand Tétras, 2007.
"Pour en finir avec le Signisme", dans Résonance générale, n°1, "Du rythme, maintenant", L’Atelier du Grand Tétras, été 2007.
"Le corps écrit, avec Bernard Noël", dans S. Martin (dir.), Avec Bernard Noël toute rencontre est l’énigme, éd.Himeros/Rumeur des Ages, La Rochelle, 2004.
"Prendre corps avec Ghérasim Luca", dans S. Martin, Avec Ghérasim Luca passionnément, éd. Tarabuste, Saint-Benoît-du-Sault, 2005.


BIBLIOGRAPHIE DE BERNARD VARGAFTIG :

Chez moi partout, Pierre-Jean Oswald, 1967.
La véraison, Gallimard, 1967.
Abrupte, hors commerce, 1969. Gravures de Gudrun Von Maltzan.
Jables, Messidor, Collection la Petite Sirène, 1975.
Description d'une Elégie, Seghers, Collection Poésie, 75. 1975
Eclat & Meute, supplément au n° 69 de la revue Action Poétique, 1977.
La Preuve le meurtre, La Répétition, 1977.
Orbe, Flammarion, Collection Textes/Flammarion, 1980. Couverture de Serge Marlin.
Et l'un l'autre Bruna Zanchi, Pierre Belfond, 1981.
L'air et avec, Lettres de Casse, 1981. Gravure de Guy Lozac’h.
Cette matière, André Dimanche, 1986. Couverture de Colette Deblé.
Le lieu exact ou la peinture de Colette Deblé, à Passage, 1986. Dessins de Colette Deblé.
Lumière qui siffle, Seghers, Collection Poésie, 86. 1986.
Suite Fenosa (avec Bernard Noël), André Dimanche, 1987. Lavis de Apel.les Fenosa.
Orée vers l'œuvre de Jacques Clerc, Les Cahiers du Confluent, 1987. Dessins de Jacques Clerc.
Nancy, AEncrages & C°, 1988. Dessins de Colette Deblé.
Portrait imaginaire de Jean Tortel — L'apprentypographe, 1988. Dessins de Colette Deblé.
Un gouffre ou l'image dans ce que peint Michel Steiner, La Sétérée, 1989. Lithographie de Michel Steiner.
Voici ou un souffle à travers Journal du regard de Bernard Noël, AEncrages & C°, 1990. Dessins de Olivier Debré.
Ou vitesse, André Dimanche, 1991. Couverture de Colette Deblé.
Une trouée vers l’été, Collodion, 1991. Gravures de Anne Slacik.
Un récit, Seghers, 1991.
Une image avec l'image in Trois Etats du Toi, avec Mathieu Bénézet et Bernard Noël, Une image avec l'image, La Sétérée /Jacques Clerc, 1992. Avec neuf lithographies de Olivier Debré.
Ce fragment de souffle, André Biren Editeur, 1993. Burin de Louis-René Berge et musique composée par Jean-Yves Bosseur.
L'inclination, Atelier des Grames, 1994.
Distance nue, André Dimanche, 1994.
Le monde le monde, André Dimanche, 1994.
Imminence dans l'œuvre de Jacques Clerc, La Sétérée, 1995.
Toul, Editions Mydriase, 1996. Avec des gravures originales en relief de Jacques Clerc.
Cinq poèmes pour accompagner Agathe Larpent & 3 gravures, Editions Collodion, 1996.
Dans les soulèvements, André Dimanche, 1996.
De face, Collodion, 1996. Avec des lithographies originales de Michel Steiner.
Pour Adonis, À travers, 1997. Manuscrit par l’auteur, avec 7 collages à l’acrylique de Jacques Clauzel.
L’ombre si brève de l’azur, Editions Lieux dits, 67310 Scharrachbergheim, 1997. Avec 7 gravures de Germain Roesz.
Le temps que font les oiseaux dans la mémoire, 1999. (16 exemplaires manuscrits).  Peinture de Anne Slacik.
Exactitude de l'effroi, Collodion, 1999. Avec trois dessins de Rustin.
Pour les jardins d'Anne Slacik, 2000. 16 exemplaires manuscrits. Peinture de Anne Slacik.
Un même silence (prose), André Dimanche, 2000.
Craquement d’ombre, André Dimanche, 2000.
Voici pourquoi c’est l’été, avec une peinture de Jacques Clauzel. Onze exemplaires numérotés de I à XI, 2001.
Comme l’énigme se détache, manuscrit avec huit burins de Louis-René Berge. 22 exemplaires numérotés de 1 à 21 et  un H. C., 2001.
Telle soudaineté, La Sétérée, 2001. Avec des lithographies de Gérard Titus Carmel. Soixante-quinze exemplaires numérotés de 1 à 75.
Trembler se dénude ainsi, Trames, 50 exemplaires numérotés de I à L avec une gravure de Claude Malchiodi.
Trembler se dénude ainsi, Trames, 70 exemplaires numérotés de I à LXX avec la reproduction d'un dessin de Claude Malchiodi.
Portrait Imaginaire de Henri Maccheroni, La Sétérée, 2001. 30 exemplaires dont 15 ornés d'une gravure de Jacques Clerc.
Un souvenir imminent, Collection Vice Versa, 2002. Manuscrit avec des gouaches de Claire Cuenot (7 exemplaires).
Comme respirer, Obsidiane. 2003.
Aucune clarté n'efface, Collodion, 2004. Avec quatre sérigraphies rehaussées par l'artiste de Gérard Eppelé. (60 exemplaires).
Trembler comme le souffle tremble, Obsidiane, 2005.
Si inattendu connaître, Le temps volé, 2006. Avec des dessins de Isabelle Cavalleri.
Aucun signe particulier (prose), Obsidianne, 2007.

Traductions:

Trois poèmes de Sandor Woeres (traduit du hongrois), Editions de la Sétérée, 1989.
Pianissimo-Rémanences de Camillo Sbarbaro (Traduit de l'italien par Jean-Baptiste Para, Bruna Zanchi et Bernard Vargaftig), Clémence Hiver Editeur, 1992.
Coup de vent, poèmes de Felicitas Fritchmuth (traduits de l'allemand), Strasbourg, Ed. Lieu Dit.
L'aria L'air de Franco Loi (poèmes traduits du milanais, avec l'aide de l'auteur par Bruna Zanchi et Bernard Vargaftig), Editions Trames, 2004. 52 exemplaires accompagnés d'une sérigraphie de Claude Malchiodi numérotés de I à LII et 100 exemplaires numérotés de 1 à 100 avec un dessin original de Claude Malchiodi reproduit au cliché trait.

Anthologies:

ECHO 1 (Serpenoise et AEncrage & Co, 1991. Une anthologie de la création poétique en Sarre, au Luxembourg, dans la province du Luxembourg belge et en Lorraine. Conçue et animée par Bernard Vargaftig.
La Poésie des Romantiques, J'ai lu, 1993. Librio, 1999, réédité en 2004.
Poésies de Résistance, J'ai lu, 1994.

Cinéma:

Valérie Minetto (réalisation) et Cécile Vargaftig (écriture), Dans les jardins de mon père, 57’, TS Productions, 2006.

Revues et ouvrages consacrés à Bernard Vargaftig:

On peut consulter les revues FAIRE-PART n° 5-6 (printemps 85), INCENDITS n° 19-20 (1993), NU(E) n°7 (avril 1994) et Ralentir Travaux (printemps 2000) consacrées pour une large part à Bernard Vargaftig, ainsi que l’ouvrage de Serge Martin, La poésie dans les soulèvements avec Bernard Vargaftig, L’Harmattan, Collection « Esthétiques », 2001. Voir également l’article « Bernard Vargaftig » rédigé par Serge Martin dans Michel Jarrety (dir.), Dictionnaire de poésie de Baudelaire à nos jours, PUF, 2001.


Avec le soutien du Centre régional des Lettres de Basse-Normandie
et du Centre Transdisciplinaire d'Epistémologie de la Littérature de l'Université de Nice



COLLOQUE PUBLIÉ AUX ÉDITIONS VALLONGUES, 2009



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