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CENTRE CULTUREL INTERNATIONAL DE CERISY

Programme 2014 : un des colloques







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FIGURES DE L'AUTOTRANSCENDANCE

POUR UNE SOCIÉTÉ DE L'OUROBOROS

DU SAMEDI 21 JUIN (19 H) AU SAMEDI 28 JUIN (14 H) 2014

DIRECTION : Jean-Pierre DUPUY, Alexei GRINBAUM

ARGUMENT :

Plus de trente ans après le premier colloque de Cerisy sur ce sujet, il est clair que dire "auto-organisation" ce n’est pas dire assez. Car un sous-ensemble de systèmes auto-organisés prend beaucoup d’importance et se démarque du cas général: les systèmes dotés de la propriété d’autotranscendance. Sous certaines conditions, les interactions entre composants individuels d’une organisation complexe peuvent produire un trait émergent, global, non seulement différent d’une simple somme des caractéristiques individuelles locales, mais qui transcende le tout, c’est-à-dire donne l’impression de s’imposer au système comme une force externe en le déterminant et le contrôlant "malgré" ses mouvements et fluctuations locales. Pourtant ce trait émergent et cette force "externe" ne sont rien de plus, ontologiquement, qu’un ensemble de composantes individuelles doté d’une dynamique.

Le concept d’autotranscendance permet de préciser et de confronter des idées plus ou moins intuitives que l’on trouve dans diverses disciplines des sciences humaines, comme celles qui touchent, en économie, à la "valeur" ou, en histoire des religions, au "sacré". Du côté des sciences exactes, certains modèles de physique statistique ainsi que le "découplage des niveaux" dans l’étude mathématique des systèmes dynamiques présentent les traits de l’autotranscendance. Le cas d’une dynamique qui modifie ses propres paramètres ou conditions aux limites, fréquent en biologie, est une illustration typique de l’autotranscendance. Par exemple, la dynamique du réseau métabolique dans une cellule modifie le pattern d’activité des gènes à une échelle de temps plus lente que la dynamique elle-même et par là modifie la structure du réseau. D’un mouvement cyclique comme celui que symbolise l’Ouroboros, le serpent qui se mord la queue, peut émerger un gradient orthogonal au plan du mouvement. Il en résulte une figure hiérarchique enchevêtrée, selon l’expression de Douglas Hofstadter, dans laquelle l’exécution du programme fait partie du programme, la finalité qui semble guider la dynamique est le produit de la dynamique, les concepts utilisés pour formuler un problème prennent sens en cours de résolution de ce même problème. Cela bouleverse toutes nos stratégies explicatives. Nos sciences sont-elles restées trop longtemps aveugles quant à l’importance de ce geste fondateur?

Ce colloque vise à établir l’autotranscendance comme figure de proue de la théorie générale des systèmes complexes. Il explorera la variété de ses formes et tentera d’en établir l’unité tout en spécifiant les particularités de chaque cas, notamment dans les sciences de l’homme.

CALENDRIER DÉFINITIF :

Samedi 21 juin
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, des colloques et des participants


Dimanche 22 juin
Matin:
David CHAVALARIAS: De la conjecture de von Foerster aux sciences sociales prédictives

Après-midi:
Discussion menée par Jean-Pierre DUPUY: Ce que l'auto-transcendance ajoute à l'auto-organisation


Lundi 23 juin
Matin:
Lucien SCUBLA: Une société bouclée sur elle-même est-elle possible? Le motif de l'ouroboros dans les représentations graphiques de la Déclaration des droits de l'homme de 1789
Frédéric LORDON: La condition anarchique. Ou comment tient une société qui ne tient à rien? [conférence en ligne sur la Forge Numérique de la MRSH de Caen et sur le site France Culture Plus]

Après-midi:
Olivier REY: La topologie non triviale de la pensée
Claudine COHEN: Les religions de la préhistoire


Mardi 24 juin
Matin:
Jean-Pierre DUPUY: L'auto-transcendance de l'avenir. De la crise économique à la dissuasion nucléaire
Stéphane REICHE: Une prophétie auto-réalisatrice modélisée en théorie des jeux

Après-midi:
André ORLÉAN: Du concept d'autoextériorisation en économie
Jérôme BATOUT: La croissance économique comme auto-transcendance


Mercredi 25 juin
DÉTENTE

Soirée:
"Le temps dans l'improvisation musicale", par David CHAVALARIAS (au piano)


Jeudi 26 juin
Matin:
Camille ROTH: Réflexivité dans les systèmes socio-sémantiques
François KÉPÈS: De la chimie à la biochimie

Après-midi:
Alexei GRINBAUM: La mort donnée par la technique à soi-même
Mark ANSPACH: Méconnaissance et autotranscendance


Vendredi 27 juin
Matin:
Mathias GIREL: Pragmatisme et autotranscendance
Paul-Antoine MIQUEL: Le spectacle de l'individuation physique et biologique

Après-midi:
Noëlle BATT: Le texte littéraire, entre immanence et autotranscendance
Emanuele ANTONELLI: L'auto-transcendance de Luigi Pareyson
Antoine CAILLE: Sur Mallarmé

Soirée:
Lecture de Clio de Charles Péguy, par Samir SIAD (Théâtre en partance) [avec le concours du CRL de Basse-Normandie]


Samedi 28 juin
Matin:
Conclusions

Après-midi:
DÉPARTS

RÉSUMÉS :

Mark ANSPACH: Méconnaissance et autotranscendance
Tel un serpent qui se mord la queue, la violence se nourrit d’elle-même. Les premiers conflits seraient voués à grandir sans fin si la violence n’était pas capable de s’autoréguler en convergant spontanément sur une victime émissaire. Celle-ci se voit attribuer la responsabilité tant de la crise que de sa résolution miraculeuse. La transformation du bouc émissaire en divinité transcendante repose sur la méconnaissance d’un mécanisme dont certains mythes laissent néanmoins entrevoir le fonctionnement. Quand la méconnaissance s’amoindrit, la machine tourne à vide, ne produisant plus de nouveaux dieux. Mais, nous le verrons, une figure mythique subsiste: celle du fauteur de troubles qui déclenche les conflits malgré les meilleures intentions des antagonistes eux-mêmes.

Mark Anspach est anthropologue et ancien chercheur au CREA (École polytechnique).
Il est l’auteur de deux ouvrages: À charge de revanche. Figures élémentaires de la réciprocité (Seuil, 2002) et Œdipe mimétique (L’Herne, 2010). Il a dirigé le Cahier de L’Herne René Girard (2008) et Jean-Pierre Dupuy, dans l’œil du cyclone, Colloque de Cerisy (Carnets Nord, 2008).
Ses analyses de la culture contemporaine paraissent régulièrement sur www.imitatio.org/mimetic-theory/mark-anspach/


Noëlle BATT: Le texte littéraire, entre immanence et autotranscendance
De par sa nature de système de modélisation secondaire, le texte littéraire n’est jamais là où on l’attend. Au-delà des mots de la langue standard dans laquelle il s’écrit, au-delà des plans qu’il fait jouer ensemble (fiction, narration, rhétorique) et auxquels les disciplines des sciences humaines tentent vainement de le réduire, il faut, pour avoir une chance de le rencontrer, saisir les multiples résonances entre les effets locaux et les effets globaux créés à différents niveaux et que la composition esthétique configure de manière toujours singulière. Relevant de l’autotranscendance dans ses agencements, mais ontologiquement voué à l’immanence, c’est cet étrange objet dont les stratégies de résistance à toute exégèse totalisante signent l’irréductible complexité, que l’on tentera une fois de plus de cerner, entre science, littérature et philosophie.

Noëlle Batt est professeur de littérature américaine et de théorie de la littérature à l’Université Paris VIII (professeur émérite depuis l'automne 2013). Elle a dirigé de 1984 à 2013 le Centre de Recherche sur la Littérature et la Cognition, de 1996 à 2010 l’Equipe d’accueil "Transferts critiques et Dynamique des savoirs (domaine anglophone)". Elle a été co-directrice avec Jacques Neefs de l'Ecole doctorale Pratiques et théories du sens de 2000 à 2005; rédacteur-en-chef puis directrice de la revue TLE (Théorie, Littérature, Epistémologie) publiée par les Presses Universitaires de Vincennes de 1986 à 2013; et co-directrice, avec Christian Doumet, des Presses Universitaires de Vincennes de 2004 à 2006. Elle est membre du séminaire "Literature and the Mind" (UCSB) et de la SLSA (Society for Literature, Science and the Arts). Elle a publié de nombreux articles de théorie et de critique littéraire, particulièrement dans le domaine des rapports transdisciplinaires entre littérature, science et philosophie (philosophie deleuzienne en particulier) (cf. "Dynamique littéraire et non linéarité" (web.cast.free.fr/webcast14/noelle-batt.html); "Diagrammatic Thought in Literature and Mathematics", European Journal of English Studies, n°11.3, october 2007; "A Comparative Epistemology for Literary Theory and Neuroscience", in Science and American Literature in the 20th and 21st centuries, Cambridge, Cambridge Scholars Publishing, 2012). Elle a également travaillé à réintroduire le point de vue de la littérature dans les débats qui se mènent au sein des sciences humaines et sociales sur l’usage de la fiction et de la narration (cf. TLE, n°29, 2013 "La fiction agent double"). Elle termine actuellement un ouvrage sur le caractère diagrammatique de la pensée de l'art.

Jean-Pierre DUPUY: L'auto-transcendance de l'avenir. De la crise économique à la dissuasion nucléaire
On analyse un mode de coordination des agents qui, bien que peu pensé, existe sans doute depuis qu’il y a des sociétés humaines. C’est une image d’un avenir tenu pour fixe qui sert de point de repère commun à tous. Cette coordination suppose que les agents à la fois croient que leurs actions participent à la détermination causale de l’avenir et que, néanmoins, ils prennent celui-ci pour point de repère intangible. Ce mixte de volontarisme et de fatalisme fait de l’avenir une autotranscendance.
Au moyen de Max Weber, on montre que le capitalisme de marché présuppose un tel rapport à l’avenir et que la crise actuelle peut se comprendre comme la conséquence d’un grippage du mécanisme.
Le cas de la dissuasion nucléaire est beaucoup plus complexe, car il s’agit de se coordonner autour d’un avenir qu’on ne veut point voir advenir: l’auto-annihilation de l’humanité. Mais un avenir qu’on empêche de se produire n’est pas l’avenir du tout. Ce paradoxe est peut-être la forme ultime de l’autotranscendance.

Mathias GIREL: Pragmatisme et autotranscendance
Cette communication reprendra, à partir de l'œuvre de John Dewey et notamment du corpus constitué par "Le public et ses problèmes", "La Quête de la Certitude" et "La Formation des valeurs", la question de l'autotranscendance, telle que proposée à l'examen pour cette rencontre, afin de voir quelles formes elle peut prendre dans une philosophie généralement critique à l'égard de toute forme de transcendance. Un des fils conducteurs sera fourni par l'attitude "perfectionniste" ou "mélioriste" en éthique.

Mathias Girel est maître de conférences au département de philosophie de l'Ecole normale supérieure (Ulm), il mène des recherches sur la philosophie américaine et le courant pragmatiste en particulier (traductions de William James et Stanley Cavell). Ses recherches portent également sur la philosophie et l'histoire des sciences, ainsi que sur les thématiques de l'instrumentalisation du doute et de la production de l'ignorance.
Publications récentes
Essai sur Jean Wahl: "Jean Wahl d'Angleterre et d'Amérique", Revue de Métaphysique et de morale, 2014, n°1.
Dossier de la revue Critique sur les "Fauteurs de doute", janvier 2014.
Edition française de l'ouvrage de Robert Proctor, Golden Holocaust, Origins of the Cigarette Catastrophe and the Case for Abolition, 2012 (parution prévue courant mars 2014).


François KÉPÈS: De la chimie à la biochimie
On montrera à travers un exemple comment la cellule biologique construit des entités locales dotées de dynamiques moléculaires originales. Ces entités acquièrent une autonomie en ce sens qu'elles recrutent en particulier certains composants moléculaires qui entretiennent leur dynamique inchangée. L'observateur attribue alors une individualité et une autonomie à ces entités possédant une dynamique locale qui les différencient de leur voisinage, voire d'autres centres. Ces entités représentent donc des figures biochimiques d'auto-transcendance. Dans la chimie non biologique, fut-elle organique ou pas, il existe des cas d'entités locales dotées de dynamiques originales. Cependant la vie a systématisé ce phénomène qui est à la source de l'efficience chimique de la cellule. De ce point de vue, l'information génétique est le medium qui permet indirectement de canaliser et systématiser l'exploitation des effets de concentration locale des réactifs avec une efficacité que la chimie n'atteint pas spontanément.

François Képès est un biologiste cellulaire dont les approches mêlent les biologies moléculaire, des systèmes et de synthèse. Les travaux actuels de son équipe d'une douzaine de chercheurs portent sur la dynamique et le déploiement spatial des réseaux régulatoires de la cellule. L'objectif en est de comprendre les liens entre le plan du génome, le reploiement du chromosome, et l'expression des gènes. Son ambition est de concevoir pour la première fois ab initio un génome bactérien fonctionnel. François Képès est directeur de recherche au CNRS, co-fondateur et directeur du Programme d'Epigénomique (Genopole), responsable d’équipe à l'institut de Biologie des Systèmes et de Synthèse (iSSB). Il est professeur invité permanent à Imperial College London. Il enseigne dans quelques Masters en Europe.

Frédéric LORDON: La condition anarchique. Ou comment tient une société qui ne tient à rien?
Par "condition anarchique", il faut entendre, littéralement et étymologiquement, le défaut d'arkhé, c'est-à-dire la condition d'un monde privé d'arkhé, d'ancrage absolu auquel raccrocher ses vérités pratiques et ses valeurs ordinaires. La société, si elle est ainsi privée de toute extériorité, ne s'en stabilise pas moins par un effort d'autosustentation par lequel c'est elle-même qui dote ses propres croyances d'un pouvoir d'adhésion, par l'autorité sociale. Comme son nom l'indique, cette autorité sociale est d'origine tout interne. Elle a la nature d'un pouvoir d'affecter, auquel Durkheim avait donné l'appellation suggestive de "puissance morale de la société", et auquel la "puissance de la multitude" spinozienne vient donner son concept. Ainsi faut-il voir dans la potentia multidinis, et les affects communs dont elle est productrice, l'opérateur de la transcendance immanente du social.

Directeur de recherche au CNRS, d'abord économiste, désormais philosophe, Frédéric Lordon développe un programme de recherche visant à constituer une science sociale spinoziste.
Publications
L'Intérêt souverain. Essai d'anthropologie économique spinoziste,La Découverte, 2006.
Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza, La Fabrique, 2010.
La Société des affects. Pour un structuralisme des passions, Seuil, 2013.

André ORLÉAN
André Orléan est un économiste, spécialiste des questions monétaire et financière. Il est actuellemnt Directeur de recherches au CNRS et Directeur d'Etudes de l'EHESS, Il a notamment publié L'empire de la valeur. Refonder l'économie aux Editions du Seuil en 2011 qui a reçu le Prix Paul Ricœur. Il a également publié Le pouvoir de la finance aux Editions Odile Jacob en 1999 et, en collaboration avec Michel Aglietta, il a dirigé La monnaie souveraine (Odile Jacob, 1998), résultat d'un travail collectif pluridisciplinaire réunissant anthropologues, économistes et historiens.
Il est Président de l'Association Française d'Economie Politique (AFEP), association qui milite pour le pluralisme des approches en économie.
Avec Philippe Askenazy, Thomas Coutrot et Henri Sterdyniak, il a écrit Le manifeste des économistes atterrés aux Editions Les Liens qui Libèrent en 2011.
Voir également: http://www.parisschoolofeconomics.com/orlean-andre/


Olivier REY: La topologie non triviale de la pensée
Dans la Genèse, le serpent invite à manger du fruit de l’arbre de la connaissance. Il se peut que le principal piège de son invitation soit de lier la connaissance à un geste linéaire de saisie et d’appropriation, détournant ainsi l’attention d’une autre forme de connaissance dont son corps même donne l’image, dans sa faculté de faire cercle. Dans un certain nombre de cas, il semblerait que ce qu’on appelle une transcendance puisse être envisagé comme un effet global de forme. Les concepts topologiques et la notion de variété différentielle permettent de donner consistance à cette idée. Toutefois, la faculté des mathématiques à rendre compte de certains phénomènes d’auto-transcendance ne doit pas faire oublier que les mathématiques ne sont opérantes qu’à s’insérer elles-mêmes dans la Lebenswelt. Autrement dit, les mathématiques expliquent moins notre situation qu’elles ne la reflètent, sur un mode analogique. La transcendance n’est pas éliminée  - mais on peut appréhender rationnellement certaines limites de la raison.

Olivier Rey est chercheur à l’Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (CNRS / Université Paris 1), et enseigne à l’Université Paris 1.
Publications
Itinéraire de l’égarement - du rôle de la science dans l’absurdité contemporaine, Seuil, 2003.
Une folle solitude - le fantasme de l’homme auto-construit, Seuil, 2006.


Lucien SCUBLA: Une société bouclée sur elle-même est-elle possible? Le motif de l'ouroboros dans les représentations graphiques de la Déclaration des droits de l'homme de 1789
La Déclaration des droits de l’homme de 1789 se présente, d’entrée de jeu, comme l’élaboration d’une société bouclée sur elle-même. "Art. 1er - Les hommes naissent libres et égaux en droits [...]. Art. 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression". Droits de l’individu et communauté politique se déterminent mutuellement: la puissance publique a pour seul fondement les droits de l’homme, mais c’est elle qui fixe la  nature et l’étendue de ces droits. Le cercle est parfait; aussi l’image de l’ouroboros figure-t-elle en bonne place dans la plupart des tableaux, estampes, affiches, qui reproduisent la Déclaration et la diffusent au sein du peuple. Une analyse combinée de ces représentations graphiques et du texte de la Déclaration laisse toutefois entrevoir les limites de cette circularité et conduit à s’interroger sur la possibilité d’une autotranscendance.

Lucien Scubla est chercheur associé à l’Institut Marcel Mauss (EHESS).
Publications
Lire Lévi-Strauss, Odile Jacob, 1998.
Donner la vie, donner la mort, Le Bord de l’eau, 2014.
Bibliographie
Gauchet, M., 1989, La Révolution des droits de l’homme, Paris, Gallimard.
Godechot, J., 1979, Les Constitutions de la France depuis 1789, Paris, Garnier-Flammarion.
Scubla, L., 2004, "Les dimensions religieuses de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789", Ateliers 27 (en ligne: http://ateliers.revues.org/243).


Avec le soutien
de la Fondation Maison des sciences de l'homme,
de l'Institut des systèmes complexes de Paris Île de France et de la Région Île de France
et du Centre régional des Lettres de Basse-Normandie