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" Page mise à jour le 13 avril 2012
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DU VENDREDI 14 SEPTEMBRE (19 H) AU VENDREDI 21 SEPTEMBRE (14 H) 2012



LES PLURIELS DE BARBARA CASSIN


DIRECTION : Philippe BÜTTGEN, Michèle GENDREAU-MASSALOUX, Xavier NORTH

Avec la participation de Barbara CASSIN

ARGUMENT :

La rencontre de perspectives diverses sur le travail en cours de Barbara Cassin, philologue et philosophe, éditrice du Vocabulaire Européen des Philosophies, vise à élucider ce que signifie, aujourd’hui, agir en philosophe, dans la confrontation permanente avec ce qui se cache dans le langage. Le travail sur la sophistique réalisé lors du colloque à Cerisy de 1984 servira de matrice à l’ensemble, mais cette fois à partir du contemporain. Quand parler en dit plus et en fait plus que "parler de" et "parler à", dans le plaisir de parler et l’acte d’écrire, on interrogera un langage qui agit autant qu’il exprime, jusque dans la psychanalyse. Peut-on être "philosophe et": philologue et philosophe, poète et philosophe, écrivain et philosophe, plasticien et philosophe, femme et philosophe, et comment peut-on l’être devant l’institution, l’évaluation?

Face à l’universel et au lieu de l’unicité du Vrai majuscule, que serait un relativisme conséquent, un plus vrai pour? Comment ce pluriel peut-il teinter le politique et rendre l’Europe habitable? Quelles pratiques du plus d’un livre, quelles pratiques du plus d’une langue faut-il pour penser jusqu’au bout le paradigme de la traduction?

Ce seront quelques-unes des questions posées à et avec Barbara Cassin.

CALENDRIER PROVISOIRE :

Vendredi 14 septembre
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, du colloque et des participants


Samedi 15 septembre
Matin:
Quels grecs, quels présocratiques?, table ronde avec Françoise GAILLARD (Eloge des sophistes), Philippe RAYNAUD (Ses Grecs et nos modernes), Carlos LÉVY (Penser et dire la puissance) et Giulia SISSA (Le parlautre. Réécouter Socrate, avec Barbara Cassin)

Après-midi:
Quels grecs, quels autres?, table ronde avec Françoise GOROG (La lecture de L'Etourdit par Barbara Cassin, une leçon) et Charles MALAMOUD (Se perdre, se trouver, se perdre. L'exemple d'Athanase Nikitine)

Michel DEGUY: Quel témoin nous passons-nous?


Dimanche 16 septembre
Matin:
Philosophe et —: l'écart
Eric ALLIEZ: "L'écart est une opération". Du champ du signe en Barbara
Alain BADIOU: Eloge de Barbara Cassin

Après-midi:
Philosophe et —: la politique
Olivier CAYLA: La question du droit chez Barbara Cassin
Roland GORI: La preuve par la parole et la haine du langage, aujourd'hui
Peter OSBORNE: Philosophy and the Universities


Lundi 17 septembre
Matin:
Compliquer l'universel en femme, table ronde avec Penelope DEUTSCHER (Helen and Helen, Again: On Being One's Contrary), Nicole DEWANDRE (Langages et sexes: un autre regard sur la puissance et la différence. Un sexe comme une langue?), Yves HERSANT (Hélène, Hélène), Sandra LAUGIER (Universel et féminin) et Anca VASILIU (L'éloge au féminin)

Après-midi:
Compliquer l'universel en philosophe, table-ronde avec Christine BUCI-GLUCKSMANN (Compliquer l'universel, Hélène et la sophistique), Monique DAVID-MÉNARD (La contingence de la pensée selon Barbara Cassin) et Jacques LEZRA (Cassin on the Principle of Sufficient Truth)

Vinciane DESPRET: Penser par le milieu, cultiver l'équivocation

Soirée:
Compliquer l'universel: le relativisme (I)
Françoise BALIBAR: Relativisme et relativité
Souleymane Bachir DIAGNE: Traduction et universel latéral


Mardi 18 septembre
Matin:
Compliquer l'universel: le relativisme (II)
Etienne BALIBAR: L'instance de la lettre
Jean-François COURTINE: Pacte apophantique et logoscopie: quelques réflexions à partir de Francis Ponge

Après-midi:
DÉTENTE


Mercredi 19 septembre
Matin:
Traduire, écrire, chanter
Yves BONNEFOY: La traduction de la poésie
Florence DUPONT: Penser jusqu'au bout le paradigme de la traduction

Après-midi:
Traduire, voyager
Marc CRÉPON: Barbara Cassin, cosmopolite ...
Georges-Arthur GOLDSCHMIDT: Une langue à toutes fins?
Philippe-Joseph SALAZAR: Sur l’inutilité


Jeudi 20 septembre
Matin:
Traduire, philosopher, table ronde avec Emily APTER (Philosopher l’intraduisible), Ali BENMAKHLOUF (Traduire pour comprendre), Marc BUHOT DE LAUNAY (Quelle herméneutique pour la traduction?) et Mathieu POTTE-BONNEVILLE (Traduire, dit-elle)

Après-midi:
Traduire les intraduisibles, avec Irène ROSIER-CATACH ("Non mi pare di Dante per essere latino": la drôle de réception humaniste du De vulgari eloquentia), Fernando SANTORO (La Poétique des intraduisibles), Konstantin SIGOV (Traduction "des intraduisibles" dans l'univers cyrillique) et Javad TABATABAÏ (Traduire pour trahir sa patrie)


Vendredi 21 septembre
Matin:
Questions à Barbara CASSIN

Après-midi:
DÉPARTS

RÉSUMÉS :

Marc BUHOT DE LAUNAY: Quelle herméneutique pour la traduction?
Aujourd'hui encore, la traduction est généralement comprise à travers le filtre déformant d'un empilement des conceptions différentes qu'on en a eu au cours de son histoire européenne bimillénaire. Ainsi, la traduction est-elle spontanément saisie dans les catégories des oppositions qui ont défini et délimité ses fonctions: le même et l'autre, fidélité et infidélité, national et étranger, classique et romantique, production et réception. Or toutes ses oppositions sont régies par une ontologie sous-jacente qui, chaque fois, privilégie l'un des deux termes de l'alternative en le considérant comme "vrai". Que se passe-t-il si la traduction cesse d'être comprise dans le cadre de cette alternative? Comment penser la pratique de la traduction hors de l'horizon ontologique? Cette révision des présupposés régissant la pratique de la traduction conduit à une autre herméneutique, à une autre manière d'envisager, dans l'histoire et l'évolution culturelle, le rôle des traducteurs et le rapport à la temporalité qu'entretient leur pratique.

Marc CRÉPON: Barbara Cassin, cosmopolite ...
Il n’est pas de réflexions sur la diversité des langues et sur leur traduction qui ne s’accompagne d’une pensée du monde. Traduire, c’est nécessairement défaire ou déconstruire le repli d’une langue sur une communauté donnée, — de même que l’identification d’un "peuple" à l’appropriation d’un (et d’un seul) idiome. D’où la question qui servira ici de fil conducteur: quelle pensée du monde (ou de l’appartenance au monde), en d’autres termes quel cosmopolitisme est impliqué et porté par le travail de Barbara Cassin.

Marc Crépon, directeur de recherches au CNRS (UMR 8547), directeur du département de philosophie de l’Ecole Normale Supérieure, collaborateur du Vocabulaire européen des philosophies, a publié Les géographies de l’esprit (Payot, 1996), Les promesses du langage (Vrin, 2000), Le Malin génie des langues (Vrin, 2001), Terreur et poésie (Galilée, 2004), Langues sans demeure (Galilée, 2005), Altérités de l’Europe (Galilée, 2006), Vivre avec, la pensée de la mort et la mémoire des guerres (Hermann, 2008), Le consentement meurtrier (éd du Cerf, 2012).

Monique DAVID-MÉNARD
Psychanalyste à Paris.
Membre associé de la Société de Psychanalyse Freudienne, Directrice de recherches à l’Université Paris-Diderot, Ecole doctorale "Recherches en psychanalyse". Champs de recherche: La pluralité des approches du corps (Biologie/psychopathologie). Psychanalyse et philosophie. Sexualités et genre.
Membre du directoire du Centre d’études du vivant (Institut des Humanités de Paris, Université Paris-Diderot).
Cofondatrice de la Société internationale psychanalyse/philosophie, avec Charles Shepherdson (SUNY, Albany, N.Y.), Philippe van Haute (Radboud University, Nimègue), et Valdimir Safatle (Université de Sao Paulo). Site internet de la "SIPP": www.sipp-ispp.net).
Membre du Réseau international des femmes philosophes de l’UNESCO.
Dernières publications
Eloge des hasards dans le vie sexuelle, Hermann éditeur 2011.
Les Constructions de l'universel, nouvelle édition augmentée , PUF Quadrige 2009.
Sexualités, genre, mélancolie. S'entretenir avec Judith Butler , Editions Campagne Première 2010.


Nicole DEWANDRE: Langages et sexes: un autre regard sur la puissance et la différence. Un sexe comme une langue?
La différence sexuelle, comme les différences linguistiques, peut être abordée soit de manière simpliste et détestable — ce que nous tenterons d'éviter —, soit de manière subtile et jouissive, grâce au travail de Barbara Cassin sur les enjeux du multilinguisme. Nous verrons comment son approche du multilinguisme, couplée avec l'expérience d'une institution internationale, permet d'éclairer d'une lumière inédite la différence sexuelle. Quant à la puissance, en s’inspirant toujours de la conscience de la contingence des langues et de leur puissance sur le monde, on se posera la question de savoir s’il est possible de percevoir la contingence de nos identités sexuées et, par là, d’accéder à la conscience que, d’une certaine façon, le monde est aussi la projection de cette identité sexuée. Si nous pouvions accéder à cette conscience, nous approcherions des conditions de création d’un monde vraiment commun, qui, seul, peut constituer l’horizon sémantique de l’égalité des droits civils et politiques dont jouissent ici et aujourd’hui les hommes et les femmes; celui, seul, au sein duquel les femmes se sentiraient aussi de plein pied.

Nicole Dewandre est conseillère à la Direction générale "Société de l'information et media" de la Commission européenne, en charge de promouvoir l'interface sociétal de l'agenda numérique européen. Elle est ingénieure, économiste et philosophe. Elle a rejoint la Commission Européenne en 1983, au sein du programme de prospective technologique FAST, dirigé par Riccardo Petrella. En 1986, elle devient membre du Groupe des conseillers du Président Delors, en charge des questions de stratégie industrielle et de politique de la recherche. En 1993, elle est détachée auprès de la Présidence Belge de l'Union Européenne pour les Conseils "Industrie", "Energie" et "Consommateurs". Ensuite, de retour à la DG Recherche, elle a initié la politique "femmes et sciences" au niveau européen (1997-2003); elle a ouvert les activités "sciences et société" aux "science studies" et a promu l'open access pour les résultats des projets financés sur fonds publics (2003-2006); elle a encouragé les partenariats entre chercheurs et organisations de la société civile; entre 2006 et 2010, elle a participé à l'optimisation de la contribution de la recherche européenne aux objectifs de la stratégie européenne de développement durable.
Elle a publié Critique de la raison administrative, pour une Europe ironiste dans la collection "L'ordre philosophique" aux Editions du Seuil, en 2002.


Georges-Arthur GOLDSCHMIDT: Une langue à toutes fins?
Quels sont les points de correspondance éventuels entre national-socialisme et langage philosophique, à partir de 1927 et surtout sont-ils reconnaissables en français? Il s’agit ici d’un problème linguistique déjà soulevé lors des séminaires du Collège International de philosophie de 2004 à 2007 consacrés à "Heidegger et la langue allemande" et aux Discours à la nation allemande [1] de 1807 de Fichte. La réflexion philosophique, dans la mesure où elle s’exprime en allemand ou par rapport à cette langue, peut-elle utiliser un certain type de vocabulaire et le faire passer en français en dehors de son contexte? (Au cours de l’exposé, il sera beaucoup recouru à la langue allemande, mais à chaque fois traduite).
[1] Ces séminaires in été publiés dans les numéros de 117 à 123 de la revue "Lendemains" (Günter Narr, Tübingen).

G.-A. Goldschmidt, Agrégé d'allemand, a publié sur l’emploi de l’allemand chez Freud: Quand Freud voit la mer et Quand Freud attend le verbe (Buchet Chastel) et sur le langage, A l'insu de Babel (CNRS). Il a assuré en 2004 au Collège international de Philosophie un séminaire sur Heidegger et la langue allemande, continué en 2005 avec Patrice Loraux.
Il a publié, entre autres, La Traversée de fleuves, 1999 (Points) et Ein Wiederkommen, 2012 (Fischer), il a traduit Nietzsche, Kafka et Peter Handke.

Roland GORI:
La preuve par la parole et la haine du langage, aujourd'hui
En quatrième de couverture de L'effet sophistique, Barbara Cassin écrit: "la sophistique hante la philosophie. Elle la met hors d'elle". A l'heure actuelle, au moment où le savoir non-narratif, numérique du système technicien, s'inspire comme discours de légitimation sociale, on pourrait dire que la sophistique hante toutes les formes de connaissance et les pratiques sociales contemporaines, les formes de pouvoir dont elles se révèlent inséparables. Dans les nouvelles manières de civiliser les mœurs, il faut faire chuter la valeur de l'expérience et celle du récit ­ de la parole ­ qui la transmet. En faisant baisser le cours de la parole au profit de l'information, de sa part la plus technique et mesurable, nous perdons le monde commun, nous perdons notre monde. Et plus encore en Occident, nous nous habituons à lâcher la démocratie pour l'ombre d'une technocratie qui organise insidieusement nos servitudes volontaires.

Roland Gori est professeur émérite de Psychopathologie clinique à l'Université d'Aix-Marseille, psychanalyste Membre d'Espace analytique. Initiateur avec Stefan Chedri de l'Appel des appels, il est l'actuel Président de l'Association Appel des appels.
Parmi ses ouvrages récemment publiés: La Dignité de penser (2011, Les Liens qui Libèrent), De quoi la psychanalyse est-elle le nom? Démocratie et subjectivité (2010, Denoël), L'Appel des appels. Pour une insurrection des consciences (ouvrage collectif sous la direction de Roland Gori, Barbara Cassin et Christian Laval, 2009, Les Mille et une nuits-Fayard), Exilés de l'intime. La médecine et la psychiatrie au service du nouvel ordre économique (avec MJ Del Volgo, Denoël, 2008); La santé totalitaire. Essai sur la médicalisation de l'existence (avec MJ Del Volgo, 2005, réédition, Flammarion-Poche, 2009); La Preuve par la parole (1996, réédition augmentée érès, 2008); Logique des passions (2002, réédition Flammarion-Poche, 2006); L'Empire des coachs. Une nouvelle forme de contrôle social (avec P. Le Coz, Albin Michel, 2006).

Françoise GOROG
Françoise Gorog est psychiatre, psychanalyste, chef de service à l'hôpital Sainte-Anne de Paris, docteur en psychopathologie etpsychanalyse, élève et analysante de Jacques Lacan, membre de l'EPFCL, École de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien, Membre de la commission philosophie, psychanalyse au CNL, Membre de l’équipe habilitée du Centre de Recherche "Psychanalyse et médecine" rattaché à l’École doctorale de Recherche en Psychanalyse de l’Université Paris VII-Denis Diderot, Coordinateur du diplôme universitaire Surdité et Santé Mentale à l’Université Paris V, faculté Cochin- Port Royal, directrice de l'Association Cora, Collectif de recherche analytique et sa revue Corrélats.
Soucieuse de tenir ensemble dans le service public la psychiatrie et la psychanalyse, et de réinterroger la psychanalyse freudienne et lacanienne par la rencontre d'analystes au-delà des clivages et avec la philosophie, dans l'associationCora, Collectif de Recherche Analytique et sa revue Corrélats, comme de dépasser les frontières linguistiques dans son intérêt toujours renouvelé par la diversité culturelle, elle a créé en 2011, l'Institut Hospitalier de Psychanalyse (IHP) à l'Hôpital Sainte Anne.
Publications
Les psychoses maniaco-dépressives, avec A. Akiskal, A. Féline, P. Hardy, H. Loo, J.-P. Olié et M.-F. Poirier, Doin Éditeur, 1992.
Soren Kierkegaard et la question d’une suppléance, DEA de Psychanalyse Université Paris VIII, 1995.
Kierkegaard : Le livre du Juge, Revue La Cause Freudienne n°29 -p. 101-109, 1995.
A case of Transsexualism in Reading seminars I and II, Lacanian’s return to Freud, State University of New York Press; 1996.
Du péché originel au lapsus du nœud, Link, n°5, Versions du symptôme, octobre 1999.
Notas sobre alguns termos alemanes utilizados em "Luto e melancolia" in Extravios do desejo – depressao e melancolia – Editoria, Marca d’Agua Livraria, Rio de Janeiro, juin 1999.
Subversion de la psychose in Lacan dans le siècle, collection Césures, Ed. Du Champ Lacanien, 2001.
¿Culpable? ¿No culpable? in Desde el Jardín de Freud n°5, Revista de la Escuela de Psicoanalisis y Cultura de la Universidad Nacional de Colombia, 2005.
Figures féminines dans la psychose et la perversion, Thèse de doctorat Université Paris VII, 2008.

Fernando SANTORO
: La Poétique des intraduisibles
Les intraduisibles en philosophie sont les faits de langue qui posent problème pour la traduction, mais sont aussi ceux qui paradoxalement ne cessent d’être traduits et retraduits. Cette opération de transposition des intraduisibles est une opération philosophique et poétique à la fois, puisque elle ne concerne pas seulement les concepts, mais aussi et surtout les mots. Nous l’appelons: "intraduction". Le mot français est ici calqué sur le mot portugais "intradução" utilisé par les poètes Augusto de Campos et Haroldo de Campos dans le registre de la poétique du "Concrétisme", mouvement de poésie brésilien initié dans les années 1950 dont les acteurs se sont particulièrement intéressés aux questions de la traduction et à sa réalisation. Soulignons que le préfixe latin "in" n’a pas seulement le sens et la valeur du recul négatif mais aussi de l’entrée dedans ("in" s’oppose à "ex"), et que les deux sens sont requis, soit pour l’infini et l’indéterminé des intraduisibles qui ne cessent de (ne pas) être traduits, soit pour le recul à l’intérieur de soi même, l’autoconnaissance qui croît à chaque défi de rapport et de transport dans une autre langue. Nous exploiterons dans notre intervention les démarches poétiques d’intraduction, du Concrétisme brésilien aux Dictionnaires des Intraduisibles.

Fernando Santoro, Prof. de philosophie à l’Universidade Federal do Rio de Janeiro, Dir. du Lab. OUSIA de Estudos Clássicos, Dir. de la traduction en portugais du VEP: Dicionário dos Intraduzíveis. Auteur des entrées concernant le portugais dans le VEP. Auteur des livres: Poesia e Verdade (phil., 1994), Imaculada (Poésies, 1999), Parmênides : Da Natureza (phil., 2006), Arqueologia dos Prazeres (phil., 2007), Filósofos Épicos: Xenófanes e Parmênides (phil., 2011). Actuellement traduit avec Barbara Cassin le "Sermão de Nossa Senhora do Ó" (1640) de António Vieira.

BIBLIOGRAPHIE :

Principaux ouvrage parus

Si Parménide, Lille, P.U.L-M.S.H., 1980.
La Décision du sens, avec Michel Narcy, Paris, Vrin, 1989 (trad. ital.).
Ensaios sofisticos, Sao Paulo, Siciliano, 1990.
Grecos, Barbaros, Estrangeiros. A cidade e seus otros, avec Nicole Loraux et Catherine Peschanski, Rio-de Janeiro, Editora 34, 1993.
L’Effet sophistique, Paris, Gallimard, 1995 (trad./adaptation. en ital., port., russe, espagnol).
Aristote et le logos, Contes de la phénoménologie ordinaire, Paris, PUF, 1997 (trad. esp.).
Parménide, Sur la nature ou sur l'étant. Le grec, langue de l’être?, Seuil (Points-bilingues), Paris, 1998.
Voir Hélène en toute femme. D'Homère à Lacan, illustrations de M. Matieu, Paris, Les Empêcheurs de penser en rond, 2000 (trad. esp.).
Sous X, avec M. Matieu, Arles, Actes Sud, 2003.
Google-moi, la deuxième mission de l'Amérique, Paris, Albin Michel, 2007 (trad. en esp.).
Avec le plus petit et le plus inapparent des corps, Paris, Fayard, 2007 (trad. en esp, vietnamien).
Il n’y a pas de rapport sexuel. Deux leçons sur « L’Etourdit » de Lacan, avec A. Badiou, Paris, Fayard, 2010.
Heidegger, le nazisme, les femmes, la philosophie, avec A. Badiou, Paris, Fayard, 2010.

Directions d’ouvrages

Positions de la sophistique, Paris, Vrin, 1986.
Le plaisir de parler, Paris, Minuit, 1986.
Ontologie et politique. Hannah Arendt, en coll., Paris, Tierce, 1989 (repr. Politique et pensée. Colloque Hannah Arendt, Paris-Lausanne, Petite Bibliothèque Payot, 1996).
Rhétorique et politique : les métamorphoses de Protagoras, Philosophie 28, automne 1990 (Minuit).
Des Grecs, Rue Descartes 1-2, avril 1991 (Albin Michel).
Nos Grecs et leurs modernes. Les stratégies contemporaines d’appropriation de l’Antiquité, Paris, Seuil, 1992 (trad. esp.).
De l’intraduisible en philosophie. Le passage aux vernaculaires, Rue Descartes 14, novembre 1995 (Albin-Michel).
L’Animal dans l’antiquité, en coll., Paris, Vrin, 1997.
Anamorphosen der Rhetorik. Die Wahrheitspiele der Renaissance, en coll, Munich, Fink, 1997.
Metamorphosen der Zeit, en coll., Munich, Fink, 1999.
Ce que les philosophes disent de leur langue, éd., Rue Descartes 26, décembre 1999 (PUF).
Vérité, réconciliation, réparation, en coll., Le Genre humain, Seuil, 2004.
Vocabulaire Européen des Philosophies, Dictionnaire des intraduisibles, dir., Paris, Seuil-Le Robert, 2004 (en cours de traduction/adaptation en anglais, arabe, espagnol, parsi, portugais, roumain, russe, ukrainien).
Vocabulaires de la voix, avec Danièle Cohen-Levinas, Paris, L’Harmattan, 2009.
L’Appel des appels Pour une insurrection des consciences, avec Roland Gori et Christian Laval, Paris, Fayard, 2009.

À paraître

Portraits de l'exil, catalogue Fred Stein, Paris, Musée du Montparnasse, nov. 2012 (en collaboration).
La Généalogie des actes de parole dans le monde grec et romain, dir. avec Carlos Lévy, Turnhout, Brépols, 2012.
Jacques le Sophiste, logos et psychanalyse, Paris, Epel, 2012.
Derrière les grilles (d'évaluation), dir., coll. Appel des appels, Paris, Mille et une nuits, 2012.
Quand dire, c'est vraiment faire, Paris, Fayard, 2012.
Sophistical Practise. Enough of the truth for, Fordham University Press, 2012.


Avec le soutien
de la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France (DGLFLF) du Minsitère de la Culture et de la Communication,
du CNRS - Centre Léon Robin, GDRI "Philosopher en langues"
et de l'Institut français







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