Logo CCIC
CCIC
CENTRE CULTUREL INTERNATIONAL DE CERISY

Programme 2016 : un des colloques





Mot exact
Choix du nombre
de résultats par
page:
GESTUALITÉS / TEXTUALITÉS EN DANSE CONTEMPORAINE
DES ANNÉES 80 À NOS JOURS

Mise à jour
23/09/2016


DU VENDREDI 22 JUILLET (19 H) AU VENDREDI 29 JUILLET (14 H) 2016

DIRECTION : Stefano GENETTI, Chantal LAPEYRE-DESMAISON, Frédéric POUILLAUDE

ARGUMENT :

Ce colloque se situe à la croisée des pratiques et des recherches en danse contemporaine comme des études littéraires, théâtrales et de la performance. L’empan temporel choisi, des années 80 à nos jours, correspond à une période charnière pour l’émergence d’une nouvelle danse en même temps qu’un tournant esthétique dans les pratiques d’écriture. Gestualités et textualités, leurs relations, leurs tensions, délimitent un angle pour aborder la danse contemporaine: en effet, on voit se multiplier, et sous toutes leurs formes, les croisements du verbal et du kinétique, ainsi que les collaborations entre écrivains et chorégraphes.

Pourquoi ces rencontres du texte et du geste ont-elles lieu? Peut-on penser qu’elles sont en quelque manière nécessaires? Quels rapports entretiennent aujourd’hui corps et voix, gestes et mots, danse et parole, chorégraphie et écriture? L’étude des productions les plus récentes permettra d’approcher autrement la question du "contemporain": en quoi la danse contemporaine, et peut-être, de quoi est-elle contemporaine?

CALENDRIER DÉFINITIF :

Vendredi 22 juillet
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, des colloques et des participants


Samedi 23 juillet
Matin:
Stefano GENETTI, Chantal LAPEYRE-DESMAISON & Frédéric POUILLAUDE: Ouverture
Mark FRANKO: De la danse comme texte au texte comme danse: généalogie du baroque d'après-guerre [enregistrement audio en ligne sur la Forge Numérique de la MRSH de l'Université de Caen Normandie et sur le site France Culture]
Hubert HAZEBROUCQ: Danser entre les textes / Citations en mouvement

Après-midi:
Chantal LAPEYRE-DESMAISON & Nick NGUYEN: Lire / Écrire / Danser le texte
Delphine VERNOZY: Survivances et avatars du livret de ballet aujourd'hui. Enquête à partir d'un corpus web

Entretien avec Andrea SITTER, animé par Chantal LAPEYRE-DESMAISON

Soirée:
Performance (Andrea Sitter [Im Kopf]) — Projections baroque contemporain


Dimanche 24 juillet
Matin:
François FRIMAT: Titrimétrie et Titrologie dans la danse et la performance contemporaines
Frédéric POUILLAUDE: La Parole re-soufflée

Après-midi:
Silvia RIVA: Scènes du geste en danse et en poésie: de la transmission et de l’innovation des références chez Mathilde Monnier et Dominique Fourcade

Entretien avec Mathilde MONNIER, animé par Frédéric POUILLADE

Soirée:
Projections (Mathilde Monnier)


Lundi 25 juillet
Matin:
Evelyne CLAVIER: Essayer une danse de textes et de gestes
Stefano GENETTI: De voix en gestes: Textes pour rien de Beckett à portée de souffle

Témoignages de Jean GUIZERIX et Fabien MONROSE, à partir de la performance de Pour rien

Après-midi:
Valentina KARAMPAGIA: Comment dire le lien entre le geste et le mot? Problèmes et (in)définitions. L'exemple de The perception off

Entretien avec Maguy MARIN, animé par Stefano GENETTI

Soirée:
Projections (Maguy Marin)


Mardi 26 juillet
Matin:
Alice GODFROY: Lire / Écrire / Danser. Le chantier des gestualités invisibles
Bojana BAUER: Entre la performance chorégraphique et le récit des signes: stratégies dramaturgiques dans Positions de Ivana Müller

Après-midi:
Stéphanie BOULARD: Fusion des gestes, transformation des textes: la révolution d'un flamenco "inclassable"?
Amos FERGOMBÉ: Les résonances du corps chez Alain Platel

Entretien avec Alain PLATEL (entretien projeté), animé par Amos FERGOMBÉ

Soirée:
Atelier d'Initiation Danse Renaissance, avec Bernadette JACQUET & Stéphane QUÉANT (Compagnie Bassa Toscana)


Mercredi 27 juillet
Matin:
DÉTENTE

Après-midi & soirée:
AU CENTRE CHORÉGRAPHIQUE NATIONAL DE CAEN
Atelier-conférence
, avec Alban RICHARD & Valérie SIGWARD
Performances, avec Alban RICHARD & Valérie SIGWARD, Andrea SITTER & Nick NGUYEN, Olivia GRANDVILLE & Laurent PICHAUD


Jeudi 28 juillet
Matin:
Myrto KATSIKI & Laurent PICHAUD: Deborah Hay: une chorégraphie de langage

Après-midi:
Céline TORRENT: Lecture du renouveau lyrique à travers les "barres flexibles" de Wilfride Piollet
Lucille TOTH: #goingvital: le hashtag et ses mouvements

Entretien avec Olivia GRANDVILLE, animé par Frédéric POUILLAUDE

Soirée:
Entretien avec Maurice LEMAÎTRE (entretien projeté), animé par Olivia GRANDVILLE


Vendredi 29 juillet
Matin:
Marie GLON: Un "cahier de danse". À partir d'une expérience au sein de la revue Repères, Cahier de danse (2002-2015)

Table Ronde autour de l'édition en danse, avec Patrick GERMAIN-THOMAS, Marie GLON et Lucille TOTH

Conclusions

Après-midi:
DÉPARTS

RÉSUMÉS :

Bojana BAUER: Entre la performance chorégraphique et le récit des signes: stratégies dramaturgiques dans Positions de Ivana Müller
Les inventions poétiques de la danse contemporaine des vingt dernières années ont brisé certaines évidences fondamentales de la danse artistique du XXe siècle et notamment l’idée selon laquelle la chorégraphie assure l’unité entre l’expérience subjective du mouvement et son inscription dans une forme spatio-temporelle. Nous postulons que, dans la fissure qui apparait dans le continuum esthétique entre le soi dansant et sa forme visible, émerge la nécessité pour des nouvelles stratégies dramaturgiques des spectacles de danse. Dans sa pièce Positions (2013), la chorégraphe croate Ivana Müller met en scène une chorégraphie de positions et de rapports sociaux qui ne trouve nullement sa raison dans l’activation proprioceptive et expressive de ses interprètes. La chorégraphie apparait alors comme performance des caractéristiques kinétiques d’un système anonyme et impersonnel, bien qu’incarné. Cette chorégraphie, qui tantôt mobilise les corps, tantôt les met en état d’arrêt, est pourtant inséparable d’une stratégie de mise en scène qui, elle, produit un ou des récits. Nous tâcherons d’analyser la dramaturgie de la pièce en tant qu’elle articule l’abstraction du système chorégraphique avec la performativité linguistique et réflexive des signes théâtraux, afin d’embrayer des trames narratives qui sont composées comme autant de récits de vie jamais représentés sur scène.

Bojana Bauer est chercheuse et dramaturge en danse. Actuellement ATER au département danse à l’Université Lille 3 et doctorante au département danse à l’Université Paris 8, elle poursuit ses recherches sur la théorie et la pratique dramaturgique en danse. En tant que dramaturge, elle a collaboré avec les chorégraphes Vera Mantero, Latifa Laâbissi, Renata Piotrowska entre autres, ou encore avec l’artiste plasticien Pedro Gomez-Egaña.
Ses écrits sont publiés dans plusieurs revues nationales et internationales, telles que Repères, The Walking Theory, Maska, Performance Research. Récemment elle a participé à plusieurs ouvrages: Dance Dramaturgy, Modes of Agency, Awareness and Engagement, Pil Hansen, Darcey Callison (eds.), London, New York, Palgrave Macmillan, 2015, Dance - A Catalogue, Noémie Solomon (ed.), Paris, New York, Les Presses du Réel, 2015 et Grimaces du Réel, Latifa Laâbissi, Alexandra Baudelot (dir.), Paris, Les Presses du Réel, 2015.


Stéphanie BOULARD: Fusion des gestes, transformation des textes: la révolution d'un flamenco "inclassable"?
Personne ne peut le contester: le flamenco d’aujourd’hui est fusion, univers polymorphe et pluriel. Un art en perpétuelle transformation, un monde hétérogène aux styles très contrastés. Car certains danseurs contemporains ont choisi d’évoluer et de transformer presque radicalement la forme très traditionnelle du flamenco (celui du cuadro flamenco (baile, cante, guitara, palmas) qui est dansé dans des tablao). Petit à petit, en effet, ils brisent les "codes" de la tradition, inventent ou réinventent un "nouveau" flamenco, affrontant les foudres de la critique, des spécialistes du flamenco traditionnels (voire d’autres danseurs eux-mêmes) qui affirment tous: "ce n’est pas du flamenco". Est-ce être alors "hors" du flamenco? Et pourtant, on les "classe" bien comme danseurs flamenco, et les "afficionados" vont bien voir "du flamenco" quand ils vont les voir danser. De même il y a toujours dans leur danse, comme dans le flamenco puro, le palo ou interaction(s) entre gestes (baile) et textes (letra). La question devient alors : mais qu’est-ce donc que le flamenco aujourd’hui? Dans cette perspective il s’agit d’explorer les différentes innovations de la danse flamenca contemporaine chez des danseurs comme Rocio Molina, Pastora Galvan, Israel Galvan, Andres Marin, Manuel Linan, Maria Pagès, tout en examinant l’apparition de nouvelles interactions entre le textuel et le gestuel.

Stéphanie Boulard est maître de Conférence en littérature française à l’Université de Georgia Tech (Atlanta, USA). Sa recherche questionne les interactions entre la littérature et les arts visuels du XIXe siècle au contemporain. Auteur de Rouge Hugo (Presses du Septentrion, 2014), elle a aussi dirigé plusieurs collectifs sur les œuvres de Victor Hugo, Claude Louis-Combet et Pascal Quignard. Elle est l’auteur d’articles sur Hugo, Balzac, Genet, Cixous, Michaux, Louis-Combet, Quignard. Elle explore la question de la danse et de la danseuse dans un chapitre de son livre Rouge Hugo, ainsi que dans son dernier article portant sur l’œuvre de Quignard (Hermann, 2015).

Evelyne CLAVIER: Essayer une danse de textes et de gestes
Cette communication se propose de rendre compte d'un travail de recherche, mené à la croisée du verbal et du kinésique avec les danseuses Marie Cambois et Anne Marion, dans le cadre d'un doctorat sur Samuel Beckett et la danse. Dans quelle mesure le dernier poème Comment dire de Samuel Beckett, écrit en 1989 juste avant sa mort ainsi que sa version anglaise What Is The World, peuvent-ils initier de nouvelles gestualités? Comment textualités et gestualités entrent-elles dès lors en résonance / raisonnance?

Evelyne Clavier a engagé une thèse en arts sur la relation danse et littérature à l'Université de Lorraine et de Genève, sous la direction de Roland Huesca et de Guillemette Bolens. Elle a écrit deux articles en cours de publication: La valeur motrice des mots de Samuel Beckett à Maguy Marin et L'humour de Samuel Beckett comme fissure dans la catastrophe.

Amos FERGOMBÉ: Les résonances du corps chez Alain Platel
La création, d'une part, de Nine finger (2007), adaptation de Beasts of no nation, de l'écrivain américain d'origine nigériane Uzodinma Iweala, mise en scène par Alain Platel, Benjamin Verdonck et Fumiyo Ikeda et produite par les ballets c de b et Rosas et, d'autre part, de Coup fatal (2014) crédité Serge Kakudji, Rodriguez Vangama, Fabrizio Cassol et Alain Platel, révèle des corps façonnés comme un creuset sonore. Dans un dispositif assez pauvre, exposant un matelas et une boîte de carton, lieu de réclusion mais aussi de violence, Nine finger livre un corps à corps avec des objets et fait du micro le véhicule d'une déréliction du langage dont le processus passe par un brouillage des repères de la langue. Et comme un écho à l'autre drame africain, Coup fatal, restitue d'autres corps, issus d'un enchantement mêlant la musique baroque aux musiques africaines et surtout congolaises. Cette contribution examinera l'éloquence de la chair, une déréliction qui fait tressaillir des corps envisagés par Platel, à la suite de Fernand Deligny, comme un "verbe vivant" qui danse et acte un tragique humain.

Amos Fergombé est professeur des universités en arts du spectacle à l'Université d'Artois (Arras), responsable de la licence Arts du spectacle et du Master Arts de la Scène et du Spectacle Vivant. Membre du laboratoire Textes et Cultures EA 4028, il dirige l'équipe de recherche Praxis et esthétique des arts. Ses recherches portent sur les enjeux de la mémoire et du corps, de la figure et de la représentation dans les créations scéniques et artistiques contemporaines, notamment celles des artistes Tadeusz Kantor et Alain Platel.
Publications
Corps, prothèses, hybridation, Bruxelles, E.M.E/coll. "Arts, rites et théâtralité", 2014 (dir.).
"Théâtre et fantastique", Revue Otrante, n°17, éditions Kimé, 2005 (Co-dir. avec Arnaud Huftier).
"Les Rites et arts", Revue ART’in, n°1, Presses Universitaires de Valenciennes, 2005.
Théâtre et arts plastiques: entre chiasmes et confluences, Presses Universitaires de Valenciennes, Recherches Valenciennoises, n°10, 2002 (Co-dir. avec Edmond Nogacki et Eric Bonnet).
Tadeusz Kantor, de l’écriture scénique de la mort à l’instauration de la mémoire, Presses Universitaires de Valenciennes, coll. "Parcours", 1997.


Mark FRANKO: De la danse comme texte au texte comme danse: généalogie du baroque d'après-guerre
Cet exposé retrace l’émergence progressive du baroque en France en tant qu’idée du début des années 50 jusque dans les années 80 alors qu’il avait un impact décisif sur la culture de la chorégraphie en France, ainsi qu’ailleurs en Europe et aux États-Unis. Mon hypothèse de travail est que, depuis les années 80, le baroque dans le domaine chorégraphique est marqué et peut être examiné à la lumière de la présence de la textualité dans la danse avec plusieurs fonctions que j’identifie comme étant: 1) une fonction théâtrale-imaginaire; 2) une fonction sociologique; 3) et une fonction politico-sémiotique. Ces fonctions se chevauchent certainement mais je les trouve utiles pour établir une cartographie initiale de la relation entre la danse, la théorie et l’écrit qui s’est développée au cours de la deuxième moitié du XXe siècle. Un ensemble de textes portant sur l’esthétique, la théorie littéraire, l’histoire, la sociologie et la philosophie présage de ces fonctions au cours des 30 ans précédant les années 80, et j’y accorderai une attention toute particulière en corrélation avec les travaux de danse des années 80.

Mark Franko is Laura H. Carnell Professor of Dance, Coordinator of Graduate Programs at Temple University (Philadelphia) He has taught at Columbia University, Princeton University, Purdue University, and at the University of California Santa Cruz where he is currently emeritus; he was Valeska Gert Visiting Professor of Dance and Performance at the Institut für Theaterwissenschaft Freie Universität Berlin, and Visiting Professor at Bard College, Paris 8, Université de Nice, and the Catholic University of Leuven. His work has been translated into French, Italian, German, and Slovenian.
Publications
Martha Graham in Love and War: the Life in the Work, New York: Oxford University Press, 2012.
Editor, Ritual and Event: Interdisciplinary Perspectives, London and New York: Routledge, 2007 [Routledge advances in theatre and performance studies].
Modernizem v plesu/Politike uprizarjanja, Lublujana: Zavod EN-KNAP, 2007 [Slovenian translation of Dancing Modernism/Performing Politics by Aleksandra Rekar].

La danse comme texte: idéologies du corps baroque, Paris, Editions Kargo, 2005.
Danza come testo. Ideologie del corpo barocco, Palermo, L’Epos, 2009 [translation by Deda Cristina Colonna & Patrizia Veroli – in press].
Excursion for Miracles: Paul Sanasardo, Donya Feuer and Studio for Dance (1955-1964), Wesleyan University Press, 2005.
The Work of Dance: Labor, Movement, and Identity in the 1930s, Wesleyan University Press, 2002.
Acting on the Past: Historical Performance Across the Disciplines, Wesleyan University Press, 2000, Co-editor (with Annette Richards).
Dancing Modernism/Performing Politics, Indiana University Press, 1995.
Dance as Text: Ideologies of the Baroque Body, Cambridge University Press, 1993.
The Dancing Body in Renaissance Choreography (c. 1416-1589), Summa Publications, 1986.


François FRIMAT: Titrimétrie et Titrologie dans la danse et la performance contemporaines
Certains théoriciens de la littérature tiennent volontiers ce texte ou paratexte que constitue le titre d’une œuvre pour un artefact cardinal de la réception: le titre est sans doute l’un des premiers éléments par lequel le spectateur entre en contact avec l’œuvre et il en est aussi l’un des derniers restes lorsque le temps de la performance s’achève, pur signifiant orienté vers un à-venir ou une mémoire. Mais dès les débuts de la titrologie, Gérard Genette accordait au titre beaucoup plus et en faisait une véritable réserve de sens. Dès lors, il s’agissait d’établir si cette réserve de sens avait une quelconque fonction légendaire ou de pare-feu  à l’égard d’un sens dont l’équivocité mystérieuse devait être préservée. Certains missionnaient le titre pour "embrouiller les idées" du récepteur (Umberto Eco) afin de lui assurer le plus haut degré d’activité ou de disponibilité dans sa participation à l’événement de l’œuvre elle-même. Combien de rédacteurs de feuilles de salle ne se sont-ils pas retrouvés à devoir prolonger un titre sans en donner la clef pour ménager la semi-virginité du spectateur? De la littérature à la danse, le titre devance non plus un autre texte mais un pur événement qui ne se répètera pas. Cela ne va pas sans produire d’effets sur la nature et la fonction du titre. Qu’est-ce qui, de la danse, vient modifier le choix d’un titre, du moment où on le fixe, de ce qu’on lui accorde dans le processus créatif comme de ce qu’il ouvre dans la réception? Mon hypothèse est d’exploiter les ressources de la méthode de la titrimétrie en chimie pour saisir comment ce texte condensé que peut-être un titre se dissout dans la masse totale d’un événement chorégraphique.

François Frimat est philosophe, président du festival "Latitudes Contemporaines" de Lille.
Publication
Qu’est-ce que la danse contemporaine? Politiques de l’hybride, PUF, 2011.
Et plusieurs articles consacrés aux chorégraphes contemporains.


Stefano GENETTI: De voix en gestes: Textes pour rien de Beckett à portée de souffle
Écrits pour la plupart en 1951 et publiés pour la première fois en 1955, les Textes pour rien — un titre éminemment musical — constituent une œuvre-charnière dans le parcours de désintégration du romanesque poursuivi par Samuel Beckett. Dans ces treize monologues de ventriloque suspendus entre le spéculatif et le narratif, tout est indéfini: le sujet de l’énonciation et la main qui trace; les voix sans bouche qui résonnent; les coordonnées spatio-temporelles, les images évoquées et les conditions de leur perception. "Je me dirai un corps, un corps qui bouge, [...] je dirai que c’est moi". Selon des modalités dramaturgiques et gestuelles disparates, quelques chorégraphes ont intégré et transfiguré ces proses dans le processus de création des pièces qui feront l’objet de cette communication: Paresseux vertiges de Ph. Saire (solo, 1987), la trilogie réalisée par T. Limnaois entre 2001 et 2003 et Pour rien, le solo réglé en 2010 par J. Guizerix avec l’interprète F. Monrose.

Stefano Genetti enseigne la littérature française (XXe-XXIe siècles) à l’Université de Vérone. Il s’occupe entre autres des rapports entre écriture et chorégraphie, notamment chez S. Beckett et P. Quignard.
Publication
(Co-direction) Pas de mots: de la littérature à la danse, Hermann, 2010.


Marie GLON: Un "cahier de danse". À partir d'une expérience au sein de la revue Repères, cahier de danse (2002-2015)
Treize ans durant, j'ai travaillé pour la revue Repères, cahier de danse, assumant plusieurs fonctions: animation du comité de rédaction, formulation des problématiques, conception des sommaires, commande d'articles, relectures et discussions avec les auteurs, réalisation et rédaction d'entretiens, mais aussi communication, diffusion et promotion de la revue. Treize années de production textuelle, conjuguant des objectifs divers — "partager" des réflexions sur la danse d'aujourd'hui, "prolonger" les recherches des artistes et des pédagogues, "nourrir" les regards sur les corps, "revendiquer" une place pour la danse et pour les savoir-faire des danseurs... Six mois après avoir quitté la rédaction en chef de cette revue, cette intervention sera l'occasion d'un retour critique sur cette expérience: une tentative de penser ce que sont ces textes, comment ils se sont tramés avec des gestes et des paroles, avec quels enjeux et quels effets.

Marie Glon, maître de conférences en danse à l'Université de Lille 3, est l'auteur d'une thèse d'histoire, soutenue en 2014 à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, sous la direction de Georges Vigarello: "Les Lumières chorégraphiques. Les maîtres de danse européens au coeur d'un phénomène éditorial (1700-1760)". De 2003 à 2015, elle a été rédactrice en chef de la revue semestrielle Repères, cahier de danse, publiée par la Briqueterie / Centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne (http://www.cairn.info/revue-reperes-cahier-de-danse.htm).

Alice GODFROY: Lire / Écrire / Danser. Le chantier des gestualités invisibles
Appréhender le verbal comme un geste qui repose sur une base somatique. Un geste articulatoire qui se couple à une inflexion de tout le corps et reflète le pli du monde et son affect en nous. Saisir le nouage du verbal et du dansé à l’endroit de cette articulation infra-langagière qui correspond à des phénomènes corporels internes généralement non perçus. Explorer ce mouvement imperceptible, cet athlétisme du dedans qui peut devenir en certaines circonstances — sous l’effet d’un modelage poétique notamment — une véritable chorégraphie intérieure. Interroger le potentiel chorégraphique des textes, leur façon propre de mobiliser des schèmes sensori-moteurs et de devenir partitions à une danse virtuelle. Autant de gestes à entreprendre pour ouvrir le chantier des résonances du textuel en danse contemporaine, et voir dans les corps dansants, parlants et écrivants, les traducteurs de gestualités invisibles.

Alice Godfroy est danseuse, agrégée de Lettres et maître de conférences en Danse à l’Université de Nice Sophia Antipolis. Ses recherches ont forgé le concept de dansité et éclairé le mouvement des textes poétiques à partir de l'expérience du corps dansant.
Publications
Danse et poésie: le pli du mouvement dans l’écriture. Michaux, Celan, du Bouchet, Noël, Paris, Honoré Champion, 2015.
Prendre corps et langue. Étude pour une dansité de l'écriture poétique, Paris, Ganse Arts & Lettres, 2015.


Hubert HAZEBROUCQ: Danser entre les textes / Citations en mouvement
La pratique des techniques ou des styles en danses historiques, "Renaissance" ou "Baroque", est radicalement tributaire d’un usage des sources, impliquant l’articulation de la danse à un corpus varié de textes prescriptifs ou descriptifs, plus ou moins associés à d’autres systèmes de signes (partitions...). Rechercher la pratique qui a fondé ces textes implique de dépasser une simple lecture traduite en acte pour tramer le mouvement entre les textes, en faisant jouer leur hétérogénéité, qu’elle soit de statut, de fonction ou de projet, et en repérant les effets liés au contexte. Il s’agit ici de traiter les textes techniques moins comme des représentations discursives de formes que comme un réseau d'énoncés autour du mouvement, et moins comme un système de règles que comme un ensemble dynamique d’indices de pratique et d’embrayeurs pour la danse. Cela conduira à souligner la prépondérance de l’interprète sur le "répertoire", dans les styles de la Renaissance ou du Baroque, et à interroger certaines relations actuelles aux textes-sources, oscillant entre "se libérer du texte" et le "compléter" par la réinvention de ses implicites. Nous pointerons ainsi la possibilité de relier le texte aux processus de composition, voire d’improvisation, au moyen par exemple de concrétions de citation.

Hubert Hazebroucq est danseur, chorégraphe et enseignant spécialisé en danses historiques, Renaissance et Baroque. Interprète notamment pour Christine Bayle, il fonde en 2008 la Compagnie Les Corps Éloquents. Chercheur indépendant, titulaire d’un master2 sur la technique de la danse de bal au XVIIe siècle (dir. Bertrand Porot), et membre du CA de l’ACRAS17-18, il a bénéficié à plusieurs reprises de l’Aide à la Recherche attribuée par le Centre National de la Danse.

Valentina KARAMPAGIA: Comment dire le lien entre le geste et le mot? Problèmes et (in)définitions. L'exemple de The perception off

Dans le spectacle The perception off d’Eva Klimackova, deux poèmes de Gherasim Luca se font entendre. Notre communication voudrait interroger la manière singulière dont les gestes s’articulent aux mots dans ce solo de danse contemporaine. Quelle méthodologie d’analyse peut permettre de qualifier cette articulation? À quelle grille de lecture peut-on avoir recours pour qualifier ce qui se passe entre gestes et mots lorsqu’il ne s’agit pas de théâtre ou d’opéra? Quelle langue parler pour dire avec clarté le lien non classé entre la gestualité et la textualité que fabriquent certaines créations contemporaines? À travers l’étude d’un exemple, cette communication se donne comme objectif, d'une part, de chercher à décrire et à définir un certain rapport d’interdépendance entre textualité et gestualité, et, d'autre part, de réfléchir sur les méthodes et les difficultés de cet objectif.

Valentina Karampagia est docteur en Littérature Comparée et chargée de cours à  l’Université Paris III. Ses recherches portent sur la façon dont la théorie et les pratiques de la danse contemporaine peuvent, à travers des notions comme la monstration et l’itération ou le statut partitionnel de certaines compositions chorégraphiques, devenir autant d’entrées d’analyse des enjeux de l’énonciation dans la littérature contemporaine.
Publication
L’écriture à l’épreuve de la danse contemporaine: Gherasim Luca, Dimitris Dimitriadis et l’approche du performatif, paraitra aux éditions Honoré Champion en aout 2016.


Myrto KATSIKI & Laurent PICHAUD: Deborah Hay: une chorégraphie de langage

Le rapport très singulier qu’entretient la chorégraphe américaine Deborah Hay au langage et à l’écrit est peut-être l’aspect le plus radical de son œuvre. Ce rapport est devenu au fil du temps l’outil principal de sa pratique chorégraphique. Tout d’abord, le langage comme outil de mise en mouvement à travers la formulation des consignes dont l’exemple le plus connu est celui des questions what if... que Hay pratique depuis plusieurs années stimulant un corps qui se construit et se maintient par l’imaginaire. Ou encore, le langage comme outil de documentation puis de transmission à travers l’élaboration des scores, des partitions textuelles, portant une attention particulière à l’énonciation de la danse. Mais, surtout, Hay fait du langage un outil pour réinterroger les habitudes perceptives et cinétiques, son projet même étant une invitation à suspendre les fixations à l’œuvre pendant l’expérience de la performance tant pour l’interprète que pour le spectateur. Deborah Hay parle actuellement d’une "chorégraphie de langage" qui cherche, avec le moins de mots possible, à élargir les ressources de l’interprète et le potentiel de son être en scène. Partant de l’analyse d’une partition, cette intervention sera l’occasion d’interroger la fonction du langage dans la pratique de Hay et les enjeux à l’œuvre dans ses partitions textuelles.

Myrto Katsiki est chercheuse en danse et danseuse, doctorante au département Danse de l’Université Paris 8. Elle achève actuellement une thèse sur la notion de neutre en danse où elle consacre un chapitre à la pratique de Deborah Hay.

Laurent Pichaud, chorégraphe et interprète, collabora avec Deborah Hay depuis 2006: tour à tour interprète (o,o en 2006), assistant chorégraphique puis traducteur (la traduction de My body, the buddhist est annoncée pour le printemps 2017), il signe avec elle le duo indivisibilités en 2011. Il a obtenu en 2015 la Bourse d’Aide à l’écriture et au Patrimoine en danse pour son projet: Traduire Deborah Hay.

Myrto Katsiki et Laurent Pichaud poursuivent un échange en cours autour du travail de Deborah Hay s’intéressant tout particulièrement à la fonction du langage et la place de l’écrit dans sa pratique chorégraphique.


Frédéric POUILLAUDE: La Parole re-soufflée

Depuis plusieurs années, Anne-Teresa de Keersmaeker met au principe de ses créations différentes définitions analogiques de la danse qui, sans chercher à circonscrire l’essence du mouvement dansé, dessinent des champs d’expérimentation à valeur principalement heuristique. “My walking is my dancing” ("Comme je marche, je danse") était au principe de pièces comme En Attendant, Cesena, Partita 2 et Vortex Temporum, tandis “My talking is dancing” ("Comme je parle, je danse") gouvernait en sous-main Golden Hours (As you like it). Dans une création récente, Die Weise von Liebe und Tod des Cornets Christoph Rilke (2015), consacrée au poème du même titre de Rainer Maria Rilke, c’est un autre principe qui est explicitement énoncé : “My breathing is my dancing” ("Comme je respire, je danse"). Quels types d’articulation cette pièce propose-t-elle entre texte écrit, parole et geste dansé? Qu’est-ce qui du poème de Rilke s’y trouve à proprement parler soufflé ou re-soufflé? Enfin, que demeure-t-il des résonances politiques de ce texte de jeunesse, pour le moins ambigu, pour ne pas dire inquiétant?

Frédéric Pouillaude est maître de conférences en philosophie à l’Université Paris-Sorbonne. Depuis 2013, il est membre de l’Institut Universitaire de France.
Publication
Le Désœuvrement chorégraphique. Étude sur la notion d’œuvre en danse, Paris, Vrin, 2009.

Silvia RIVA: Scènes du geste en danse et en poésie: de la transmission et de l’innovation des références chez Mathilde Monnier et Dominique Fourcade

Dans cette contribution, il s’agira d’enquêter sur la mémoire de la danse et de la poésie chez M. Monnier et D. Fourcade. Parfois revue, parfois réécrite, la gestualité chorégraphique, qui s’exprime par le mouvement du corps et de l’écriture, se fonde sur des archives et s’élance sur leur mise à l’écart. Chez les deux artistes convoqués, ce double mouvement de reprise et d’innovation semble être à la base de leurs pratiques les plus fécondes.

Céline TORRENT: Lecture du renouveau lyrique à travers les "barres flexibles" de Wilfride Piollet

Parmi les poètes contemporains français se référant explicitement à la danse, nous nous proposons de relire certains d’entre eux, appartenant — comme par exemple André Velter — au courant dit du "renouveau lyrique", à travers les "Barres flexibles" de la danseuse et théoricienne de la danse Wilfride Piollet. Cette technique de danse sera envisagée comme modélisation possible d'une nouvelle manière d'écrire et de penser le geste lyrique. Ces "Barres flexibles" constituent en elles-mêmes un mode d'écriture chorégraphique lyrique comme pourra le montrer notamment la Lettera amorosa de Wilfride Piollet, créée à partir des résonances corporelles et imaginaires du texte de René Char. Par ailleurs, ce solo pourra être perçu comme une danse (il)lettrée infusée de lyrisme, modélisant en ce sens une réconciliation possible entre ces deux courants poétiques apparemment opposés que sont le lyrisme et le littéralisme, dans une synthèse entre corps-lyre et corps-lettre.

Céline Torrent a soutenu en décembre 2015 une thèse de doctorat de littérature française intitulée "Pour une approche du "poétique instinct" à travers la danse, de Mallarmé à aujourd’hui". Son article "La danseuse, un "poétique instinct" mallarméen" est paru dans l’ouvrage de Wilfride Piollet, Aventure des barres flexibles, en décembre 2014. Elle a également publié une interview de Wilfride Piollet dans la revue en ligne Le pan poétique des muses en 2012.

Lucille TOTH: #goingvital: le hashtag et ses mouvements

Dans cette communication, nous réfléchirons la danse contemporaine comme vecteur pour penser la trans-écriture aujourd’hui. La porosité entre les différents champs de création dont nous sommes témoins actuellement permet une exploration des liens entre les écrits sur le genre, et le traitement de ce même discours par le corps dansant. Nous poserons ainsi la question d’une écriture politique du corps à travers le mouvement.

Diplômée en danse contemporaine en France, également dramaturge, Lucille Toth est Visiting Assistant Professor à Scripps College (Californie) dans le département de littérature française. Ses recherches sont à la croisée de la littérature, la danse et la médecine.
Direction d'ouvrage
Danse contemporaine et littérature: entre fictions et performances écrites, Centre National de la Danse à Paris, 2015.

Delphine VERNOZY: Survivances et avatars du livret de ballet aujourd'hui. Enquête à partir d'un corpus web

Nous proposons d’étudier les usages du mot "livret" dans les discours sur la danse aujourd’hui, afin de cerner le sens et les enjeux de ce terme dans la création chorégraphique et sa réception. Cet "aujourd’hui" sera examiné sous l’angle de l’internet, à travers un échantillon de discours publiés sur le web (blog, presse en ligne, etc.). La production de "ballets à livrets" est actuellement très minoritaire; elle semble se limiter aux collaborations d’Angelin Preljocaj avec Pascal Quignard ou Éric Reinhardt. Dans un premier temps, il s’agira donc de dresser un état des lieux sur la place du livret dans la création chorégraphique contemporaine. À partir de cette enquête sur les pratiques et les œuvres, nous nous interrogerons sur les discours qui les environnent: que recouvre le mot "livret" quand il est utilisé par les chorégraphes et les critiques? Son sens a-t-il évolué? Dans quelle mesure le livret est-il aujourd’hui lié à la figure de l’écrivain? Chorégraphes, librettistes et critiques ont-ils tendance à concevoir le livret comme un objet littéraire? Les résurgences du livret doivent-elles être comprises comme des archaïsmes ou, au contraire, peuvent-elles être le signe d’une émancipation réussie de la danse à l’égard du littéraire, du narratif et du textuel?

Delphine Vernozy est agrégée de lettres modernes et docteur en littérature française. Elle a soutenu en 2015 à l’Université Paris-Sorbonne une thèse intitulée "Le livret de ballet, un objet littéraire? Écrivains et chorégraphes en France des années 1910 aux années 1960". Elle coordonne également le projet en humanités numériques "Discours sur la danse" du Labex OBVIL de Paris-Sorbonne.

BIBLIOGRAPHIE :

Odette ASLAN (dir.), Le Corps en jeu, Paris, Éditions du CNRS, 1994.
Michel BERNARD, De la création chorégraphique, Pantin, Centre National de la Danse, 2001.
Pascal CARON, Faunes. Poésie, corps, danse, de Mallarmé à Nijinski, Paris, Champion, 2006.
Laura COLOMBO, Stefano GENETTI (dir.), Pas de mots, Paris, Hermann, 2010.
Guy DUCREY, Corps et graphie: poétique de la danse et de la danseuse à la fin du XIXe siècle, Paris, Champion, 1996.
Susan Leigh FOSTER, Reading Dancing: Bodies and Subjects in Contemporary American Dance, Berkeley, University of California Press, 1988.
Mark FRANKO, La Danse comme texte. Idéologies du corps baroque, Paris, Kargo & L’Eclat, 2005.
Alice GODFROY, Danse et poésie: le pli du mouvement dans l’écriture, Paris, Champion, 2015.
Ellen W. GOELLNER, Jacqueline Shea MURPHY (eds), Bodies of the Text. Dance as Theory, Literature as Dance, New Brunswick, Rutgers University Press, 1995.
Valeria GRAMIGNA, Dans l’encre de la danse. Roman et danse entre XXe et XXIe siècles, Pari, Edizioni B. A. Graphis, 2006.
Simon HECQUET, Sabine PROKHORIS, Fabriques de la danse, Paris, Presses Universitaires de France, 2007.
Bettina L. KNAPP, L’Écrivain et la danse. Modèles d’un archétype, Paris-Budapest-Turin, L’Harmattan, 2002.
Chantal LAPEYRE-DESMAISON, Pascal Quignard. La voix de la danse, Villeneuve-d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2013.
Hélène LAPLACE-CLAVERIE, Écrire pour la danse. Les livrets de ballet de Théophile Gautier à Jean Cocteau (1870-1914), Paris, Champion, 2001.
Alain MONTANDON (dir.), Écrire la danse, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise-Pascal, 1999.
Jean-François MUNNIER (dir.), Concordan(s)e. Rencontre inédite entre un chorégraphe et un écrivain, 2007-2009, Paris, L’Œil d’or, 2010.
Magali NACHTERGAEL, Lucille TOTH (dir.), Danse contemporaine et littérature. Entre fictions et performances écrites, Pantin, Centre National de la Danse, 2015.
Alain NEDDAM, Texte et danse: une dramaturgie de l’insaisissable, "Nouvelles de danse", 31, printemps 1997, pp. 44-50.
Lorrina NICLAS, Isabelle GINOT (dir.), Corps provisoire. Danse, cinéma, peinture, poésie, Paris, Colin, 1992.
Dominique NOGUEZ (n° préparé par), & la danse, "Revue d’esthétique", 22, 1992.
La Littérature et la danse, "Littérature", 112, décembre 1998.
Laurence LOUPPE, Poétique de la danse contemporaine, Bruxelles, Contredanse, 2004.
Mathilde MONNIER, Jean-Luc NANCY, Allitérations, Paris, Galilée, 2005.
Frédéric POUILLAUDE, Le Désœuvrement chorégraphique. Étude sur la notion d'œuvre en danse, Paris, Vrin, 2008.
Edward NYE (dir.), Sur quel pied danser? Danse et littérature, Amsterdam-New York, Rodopi, 2005.

Avec le soutien
de l'Université d'Artois,
de l'Institut Universitaire de France (Université Paris-Sorbonne)
et du Dipartimento di Lingue e letterature straniere (Università degli Studi di Verona)

Université d'Artois
Université Paris-Sorbonne
Institut Universitaire de France Università degli Studi di Verona