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" Page mise à jour le 15 septembre 2008 "



DU LUNDI 1er SEPTEMBRE (19 H) AU LUNDI 8 SEPTEMBRE (14 H) 2008



HISTOIRES UNIVERSELLES ET PHILOSOPHIES DE L'HISTOIRE :

DE L'ORIGINE DU MONDE À LA FIN DES TEMPS


DIRECTION : Alexandre ESCUDIER, Laurent MARTIN

ARGUMENT :

Les récentes controverses sur la "fin de l’histoire" ou le "choc des civilisations" ont remis au goût du jour les vastes constructions intellectuelles qui prétendent expliquer la marche du monde et indiquer le sens de l’histoire. Les prophétismes apocalyptiques ont tendance à remplacer les grands récits progressistes qui avaient dominé la pensée occidentale depuis le XVIIIème siècle mais les uns comme les autres s’inscrivent dans des visions globales et concurrentes, des histoires universelles et des philosophies de l’histoire. L’instrumentalisation idéologique, voire militaire, de ces interprétations ne rend que plus urgente la réflexion à leur sujet.

Les débats entre spécialistes de tous horizons porteront autant sur les acteurs et facteurs de l’histoire universelle que sur les notions et concepts utilisés dans les récits que l’on a accoutumé de désigner par ce terme ; les philosophies de l’histoire seront interrogées comme genres discursifs et pratiques savantes en même temps que questionnées dans leur capacité à rendre compte de la marche du monde.

CALENDRIER DÉFINITIF :

Lundi 1er septembre
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, des colloques et des participants


Mardi 2 septembre
Matin:
Alexandre ESCUDIER & Laurent MARTIN: Introduction
Silvia CAIANIELLO: L'histoire de la notion d'époque comme figure qualitative du temps

Après-midi:
Daniel TANGUAY: Régimes et formes politiques à l’aune de l’histoire universelle
Laurent MARTIN: Malaises dans la civilisation. De la barbarie comme catégorie historique


Mercredi 3 septembre
Matin:
Jean BAECHLER: Nature physique, nature vivante, nature humaine et leurs liens avec l'histoire universelle
Christophe BOUTON: L'antinomie de l'histoire et la causalité historique. Comment penser les grands hommes?

Après-midi:
Claudine POULOUIN: Mémoires des origines et réflexion philosophique sur l'histoire
Donald SASSOON: Peut-on prédire l’avenir à partir de la connaissance du passé? Sur la rationalité en histoire

Soirée:
Projection de "Nouveau Monde" de Terence Malick


Jeudi 4 septembre
Matin:
Alain ARRAULT: Ecriture de l'histoire en Chine: des annales dynastiques aux chronologies de l'univers
Abdesselam CHEDDADI: Le modèle d'explication socio-historique d'Ibn Khaldoun

Après-midi:
Philippe BEAUJARD: Systèmes-mondes anciens (Ier - XVIème siècle). Essai d'histoire globale
Christian GRATALOUP: Les sociétés entre deux distances: géographie des histoires


Vendredi 5 septembre
Matin:
David COSANDEY: La théorie du système d'États stable et prospère: une philosophie de l'histoire réussie?

L'histoire globale, un nouveau paradigme?, table ronde animée par Laurent TESTOT, avec David COSANDEY, Christian GRATALOUP et Olivier PÉTRÉ-GRENOUILLEAU

Après-midi:
REPOS


Samedi 6 septembre
Matin:
Bertrand BINOCHE: Où se croisent l'histoire universelle et la philosophie de l'histoire?
Philippe RAYNAUD: Les modernes et le problème de la Théodicée

Après-midi:
Discussion avec Philippe RAYNAUD
Marc de LAUNAY: Le temps du 7ème jour: Droysen et sa descendance néokantienne


Dimanche 7 septembre
Matin:
Jean-Marc FERRY: La "question de l’Histoire": des Modernes aux Contemporains

Après-midi:
Jean-Claude MONOD: Histoire universelle du religieux et modernité politique: le conflit des interprétations
Olivier PÉTRÉ-GRENOUILLEAU: L'histoire selon Saint-Simon


Lundi 8 septembre
Matin:
Servanne JOLLIVET: La philosophie à l'épreuve de l'historisme
Alexandre ESCUDIER: Conscience historique et politique moderne: temporalisation, individualité, différenciation

Après-midi:
DÉPART DES PARTICIPANTS

RÉSUMÉS :

Alain ARRAULT: Ecriture de l'histoire en Chine: des annales dynastiques aux chronologies de l'univers
A partir des premiers siècles avant notre ère, la Chine va développer de manière systématique l’écriture de l’histoire de la dynastie précédente par la dynastie suivante. Nous tenterons de cerner les traits caractéristiques de cette écriture officielle (les modalités de la compilation, l’architecture des ouvrages, les leçons de l’histoire qui s’en dégagent, la nature du temps sous-entendu, etc.) qui, aux alentours du Xe-XIe siècle, sera concurrencée par des initiatives privées de constitution de grandes histoires et de chronologies, des "origines" aux temps présents. Cette tendance vers l’élaboration d’une histoire globale conduira un auteur, Shao Yong (1012-1077), à inscrire le temps historique dans le temps de l’univers.

Références Bibliographiques :

Arrault, Alain, Shao Yong (1012-1077), poète et cosmologue, Paris, Institut des hautes études chinoises, Collège de France, 2002.
Chavannes, Edouard, Les mémoires historiques de Se-ma Ts’ien, Paris, Ernest Leroux, 1895-1905.
Beasley, W. G., Pulleyblank, E. G. (eds.), Historians of China and Japan, London, Oxford University Press, 1961.
Gardner, Charles S., Chinese Traditional Historiography, Cambridge MA, Harvard University Press, 1961.


Jean BAECHLER: Nature physique, nature vivante, nature humaine et leurs liens avec l'histoire universelle
L’espèce humaine a une nature, au moins au sens où elle se distingue de toutes les autres espèces. En tant qu'espèce animale, elle relève du vivant, qui a, lui aussi, sa nature et se retrouve dans la dépendance de la nature physique. Les humains sont placés sous la juridiction de trois natures emboîtées, dont doit résulter pour eux des contraintes et des nécessités. Comment réconcilier ce constat avec l’évidence que l'espèce humaine est également historicisée et que son histoire et ses histoires sont marquées du sceau de la contingence et de l'imprévisibilité? La solution pourrait être trouvée dans une vision stratégique et dans un langage rédigé en termes de problèmes et de solutions, pour qui les contraintes de la nature sont intelligiblement compatibles avec la liberté humaine. La nature n'impose rien, mais elle fixe des limites et impose des impossibilités, ce qui laisse aux histoires humaines la latitude d'exploiter le possible, le virtuel et le potentiel, et aux historiens le loisir de produire des explications plausibles.

Philippe BEAUJARD: Systèmes-mondes anciens (Ier - XVIème siècle). Essai d'histoire globale
L’essor des villes et des états et l’expansion des réseaux d’échange ont induit la formation de différents systèmes-mondes en Eurasie et en Afrique depuis le 4e millénaire avant J.-C. Au Ier siècle de l’ère chrétienne, les échanges constituèrent l’océan Indien en un espace unifié et hiérarchisé, inscrit dans un seul système-monde eurasiatique et africain. Ce système a évolué jusqu’au XVIème siècle à travers une série continue de quatre cycles marqués par une intégration croissante de ses parties, un essor démographique, un progrès général du commerce, de la production et des techniques, et le développement simultané de hiérarchies entre des cœurs, des semi-périphéries et des périphéries dans le cadre d’une division internationale du travail. Cette histoire ancienne éclaire la période ultérieure, qui voit l’avènement du système-monde capitaliste moderne, et permet peut-être d’engager une réflexion sur les futurs possibles de ce système.

Bertrand BINOCHE: Où se croisent l'histoire universelle et la philosophie de l'histoire?
L'intitulé du colloque nous conduit à nous demander en quel point au juste se rencontrent "l'histoire universelle" et la "philosophie de l'histoire" que l'on aurait certainement tort de confondre. C'est dans cette perspective que je propose de démêler soigneusement les équivoques qui pèsent sur le second de ces concepts (à supposer qu'il s'agisse d'un concept). On distinguera alors: des discours qui ont pour objectif prioritaire la distinction du fait et de la fable, c'est-à-dire la vérité de leur objet ; des discours qui se soucient avant tout de la totalité en laquelle peuvent s'ordonner avec cohérence lesdits faits; enfin, des discours qui affirment l'identification (sans reste?) de l'historique avec ce qui est, c'est-à-dire qui déterminent à nouveaux frais la réalité elle-même — non pas la réalité des faits, mais le réel tout court, en tant que réel. C'est précisément sur le second de ces axes que les "philosophies de l'histoire" coïncident avec le vieux projet des histoires universelles. La question est alors: que deviennent celles-ci quand celles-là s'en emparent? Ce qui revient à demander: en quel sens sont-elles donc "universelles"? Et sans doute nous faudra-t-il ici, avant tout, bien différencier universalités typiques (histoires de la société civile), tabulaires (tableaux historiques) ou finales (théodicées). Ce sont là diverses tentatives de totalisation qui hypothèquent aujourd'hui encore nos représentations du cours historique.

Silvia CAIANIELLO: L'histoire de la notion d'époque comme figure qualitative du temps
La notion d’époque, figure d’une partition du temps en segments discrets et mesurables, acquiert entre XVIII et XIX siècles, dans l’enjeu entre sciences historiques et sciences de la vie, une signification qualitative en tant que individualité organique à laquelle référer les phénomènes passés pour les comprendre dans leur altérité déterminée. Renforcée par l’identification idéaliste entre organisme et système, l’époque reste toutefois, du point de vue de la philosophie de l’histoire, une phase déterminée d’un sujet ontogénique unitaire. Ce cadre de référence semble se dissoudre dans l’historisme allemand, qui opposera plutôt l’époque comme figure de la constance de l’histoire à la représentation d’une "fin" de celle-ci. Mais, bien que désormais de-ontologisée et envisagée plutôt, notamment chez Droysen, comme formation stratifiée du devenir, la notion d’époque garde toutefois une signification "morphologique" et une conséquente valeur méthodique. Cette généalogie apparemment reculée de la notion d’époque regagne en actualité à la lumière du récent renouvellement des stratégies holistes dans la théorie des systèmes-mondes.

Abdesselam CHEDDADI: Le modèle d'explication socio-historique d'Ibn Khaldoun
Partant d’une définition de l’homme, de la société et de la civilisation dans leur essence, Ibn Khaldoun a tenté de dégager ce qui lui paraît constituer les conditions a priori de l’existence humaine sur terre et, partant, du fonctionnement des sociétés et de l’évolution de la civilisation. Sa pensée, fondée sur une vision philosophique, mais aussi sur les données historiques et les connaissances scientifiques qui étaient disponibles à son époque, ainsi que sur l’observation directe de la société où il vivait, dénote également d’une inspiration pragmatique et réaliste au sens général. Jusqu’à quel point son modèle d’explication socio-historique peut-il encore présenter un intérêt pour nous, aujourd’hui? Cette question, bien ambitieuse, je le concède volontiers, traversera tout mon propos dans cette communication.

David COSANDEY: La théorie du système d'états stable et prospère: une philosophie de l'histoire réussie?
Expliquer le pourquoi de l’avance et du recul des civilisations représente un peu le sacré graal de la philosophie de l’histoire. Est-ce un rêve inaccessible? Nous étudions ici une théorie qui semble pouvoir rendre compte élégamment des principales phases d’ascension et de déclin scientifique de l’Europe, du Moyen-Orient, de l’Inde et de la Chine — et ce aussi bien aux époques anciennes que modernes. Cette "théorie du système d’états stable et prospère" s’appuie sur des causalités politiques et économiques. Elle ne fait pas intervenir de facteurs culturels ou religieux, contrairement à d’autres explications fort répandues. Nous jaugerons la validité de cette nouvelle théorie à la lumière des six critères de Von der Muhl: simplicité, falsifiabilité, précision quantitative, ordre de fondamentalité, puissance organisationnelle, nécessité et suffisance.

Jean-Claude MONOD: Histoire universelle du religieux et modernité politique: le conflit des interprétations
Est-il possible de construire une "histoire politique du religieux" en Occident, sans produire un grand récit excessivement simplificateur et continuiste? On examinera cette question à partir de la tentative effectuée par Marcel Gauchet, en particulier dans Le Désenchantement du monde, mais aussi dans ses ouvrages plus récents. On confrontera cette entreprise, et les objections qu’elle a rencontrées, aux débats qui ont eu lieu dans la philosophie allemande autour des thèses "continuistes" ou "subsantialistes" concernant les rapports entre le christianisme et la modernité (principalement à partir du livre de Hans Blumenberg, La Légitimité des Temps modernes).

Références Bibliographiques :

Hans Blumenberg, La Légitimité des Temps modernes, trad. fr., Paris, Gallimard, 1999.
Marcel Gauchet, Le Désenchantement du monde. Une histoire politique de la religion, Paris, Gallimard, 1985.
Marcel Gauchet, La Religion dans la démocratie. Parcours de la laïcité, Paris, Gallimard/ Le Débat, 1998.
Marcel Gauchet, La Condition historique, Paris, Gallimard, « Tel », 2006.
Karl Löwith, Histoire et salut, trad. fr., Paris, Gallimard, 2002.
Jean-Claude Monod, La Querelle de la sécularisation. Théologie politique et philosophies de l’Histoire, de Hegel à Blumenberg, Paris, Vrin, 2002.

Olivier PÉTRÉ-GRENOUILLEAU: L'histoire selon Saint-Simon
Parmi les nombreuses philosophies de l'histoire il en est de relativement méconnues. Sans doute est-ce le cas de celle pensée par Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon. Peut-être parce que, éparse, son oeuvre peut rebuter. Mais aussi, et surtout, parce que celle-ci n'a généralement été étudiée qu'en fonction de présupposés plus ou moins téléologiques, faisant alors de Saint-Simon un précurseur du socialisme — dans sa version "utopique" — un apôtre de la technocratie ou bien encore un anti-Marx. Si l'on étudie l'homme et l'œuvre pour eux-mêmes, on s'aperçoit alors de la cohérence d'une pensée sachant relier le temps court (celui de la Révolution française) et le temps long (celui des "progrès" de l'esprit humain) afin de comprendre le présent et d'aménager l'avenir. La première partie de l'exposé sera consacrée à la genèse de cette philosophie de l'histoire "prospectiviste", à travers l'étude de l'itinéraire personnel de Saint-Simon et du contexte révolutionnaire. Dans la seconde partie, on s'attachera à l'analyse des moteurs de l'histoire, selon Saint-Simon, avant d'aborder, enfin, ce que cette théorie nous apprend sur la conception qu'avait Saint-Simon du rôle des acteurs et de l'histoire".

Référence Bibliographique :

Pétré-Grenouilleau (O.), Saint-Simon. L'utopie, ou la raison en actes, Paris, Payot, 2001.


Donald SASSOON: Peut-on prédire l’avenir à partir de la connaissance du passé? Sur la rationalité en histoire
Before Ranke history had an instrumental purpose. It taught us how to predict the future using rational means. This is evident in Machiavelli’s Discourse but also in Tocqueville’s L’Ancien Régime et la Révolution. Ranke demotes history. It becomes something to do for its own sake. Thus a paradox is established. As history aspired of the high status that science had acquired it ceases to be of great significance. It was not a guide to action or to morality. Moreover the view of Ranke as the founder of the modern study of history and of ‘rationality’ in history is a little too simple. Well before Ranke Edward Gibbon, in his Decline and Fall of the Roman Empire developed an interesting and consistent theory of the decline and fall of the Roman Empire. Equally ‘rational’ were the histories of Voltaire –note the last chapter of his Histoire de Charles XII entitled Qu’il faut savoir douter. The problem with the Rankean notion of the primacy of known primary sources, scientificity in history is then examined at the light of J. B. Bury (1903), Gabriel Monod (1876) E. H. Carr (1961). Later in the twentieth century a new form of history with a political purpose emerged (I use the examples of Ernst Cassirer, Franco Venturi, Paul Hazard, Peter Gay, and E.P. Thompson. Finally the question of relativism is examined at the light of Benedetto Croce, Thomas Kuhn and Hayden White.

Daniel TANGUAY: Régimes et formes politiques à l’aune de l’histoire universelle
L’un des traits principaux distinguant la philosophie politique ancienne et la philosophie politique moderne est la place prise par l’histoire et, plus particulièrement, de ce qu’il est convenu d’appeler la philosophie de l’histoire dans l’explication et la justification du meilleur régime.  Pour la philosophie politique contemporaine par exemple, le meilleur régime — la démocratie libérale — ne se présente pas uniquement comme la réalisation contingente et limitée du bien politique dans des communautés politiques données, mais bien comme la réalisation d’une promesse inscrite dans l’histoire universelle du genre humain. La politique moderne est toujours ainsi liée à l’idée d’une clôture plus ou moins explicitement assumée de l’histoire. Or, cette clôture de l’histoire affronte le mystère de la pérennité dans les faits de la diversité des régimes. La démocratie voudrait sinon dans le réel, du moins en idée, abolir cette diversité pour faire advenir l’unité politique du genre humain. C’est pourquoi l’histoire particulière de la démocratie comme régime politique tend à devenir l’expression même de l’histoire universelle. N’y a-t-il pas là un singulier rétrécissement du problème politique humain?

Références Bibliographiques :

« De la fin de l’histoire à l’ère du présentisme. Quelques réflexions sur le Zeitgeist contemporain inspirées de F. Fukuyama, A. Kojève et K. Löwith », dans Michaël Foessel, Jean-François Kervégan et Myriam Revault D’Allonnes (dirs), Modernité et sécularisation : Hans Blumemberg, Karl Löwith, Carl Schmitt, Leo Strauss, Paris, CNRS, 2007, p. 61-80.
« Le “moment-mémoire” à l’heure du présentisme contemporain », dans E.-Martin Meunier et Joseph Yvon Thériault (dirs.), Les impasses de la mémoire. Histoire, filiation, nation et religion, Montréal, Fides, 2007, p. 15 -26.
« Le 11 septembre en regard du problème théologico-politique contemporain », dans Enjeux philosophiques de la guerre, de la paix et du terrorisme, (Sous la direction de Stéphane Courtois), Québec, PUL, 2003, p. 233-248.


BIBLIOGRAPHIE :

Arrault Alain, Shao Yong (1012-1077), poète et cosmologue, Paris, Collège de France (IHEC), 2002.
Baechler Jean, Esquisse d’une histoire universelle, Paris, Fayard, 2002.
Beaujard Philippe, Mythe et société à Madagascar (Tañala de l'Ikongo). Le chasseur d'oiseaux et la princesse du ciel, Préface de Georges Condominas, Paris, L'Harmattan, 1991.
Binoche Bertrand, Les trois sources des philosophies de l’histoire (1764-1798), Paris, Presses Universitaires de France, 1994.
Binoche Bertrand (dir.), La raison sans l’histoire. Echantillons pour une histoire comparée des philosophies de l’histoire, Paris, PUF, 2007.
Burguière André, L’Ecole des Annales. Une histoire intellectuelle, Paris, Odile Jacob, 2006.
Caianiello Silvia, Scienza et tempo alle origini dello storicismo tedesco, Naples, Liguori, 2005.
Colliot-Thélène Catherine, Etudes wébériennes. Rationalités, histoires, droits, Paris, PUF, 2001.
Cosandey David, Le Secret de l'Occident, Arléa, 1997, rééd. Champs Flammarion, 2007.
De Launay Marc, Lectures philosophiques de la Bible. Babel et Logos, Hermann, 2007.
Dunyach Jean-François, Les fins de l’histoire. La décadence dans le discours historique des Lumières, Paris, Belin (à paraître).
Escudier Alexandre, "De Chladenius à Droysen. Théorie et méthodologie de l'histoire de langue allemande (1750-1860)", in Annales H.S.S. , 58 e année, n°4, juillet-août 2003.
Escudier Alexandre, "Pour une histoire européenne comparée des imaginaires historiographiques modernes du monde médiéval", in Natalie Fryde, Otto Gerhard Oexle et Pierre Monnet (dir.), L'imaginaire moderne de la société médiévale (XIXe -XXIe siècles), Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht (Coll. « Max Planck Institut für Geschichte »).
Ferry Jean-Marc, Les Grammaires de l’intelligence, Paris, Cerf, 2004.
Ferry Jean-Marc, La question de l'Histoire: Nature, liberté, esprit, les paradigmes métaphysiques de l'Histoire chez Kant, Fichte, Hegel entre 1784 et 1806, Université de Bruxelles, 2002.
Martinez-Gros Gabriel, Ibn Khaldûn et les sept vies de l’Islam, Arles, Actes Sud, 2006.
Martin Laurent (dir.), L’histoire culturelle du contemporain, Paris, Nouveau Monde, 2005.
Pétré-Grenouilleau Olivier, Les Traites négrières. Essai d'histoire globale, Gallimard, 2004.
Poulouin Claudine, Le temps des origines. L’Eden, le Déluge et les « temps reculés ». De Pascal à L’Encyclopédie, Paris, Honoré Champion, 1998.
Raynaud Philippe (en collaboration avec Stéphane Rials), Dictionnaire de philosophie politique, Paris, PUF, 1998. (3e édition complétée, Paris, PUF, 2003).
Sassoon Donald, The Culture of Europeans from 1800 to the Present, London, Harper and Collins, 2006.
Tanguay Daniel, Léo Strauss, une biographie intellectuelle, Paris, Grasset, 2003 (édition de poche, Paris, Le Livre de Poche, 2005).
Tanguay Daniel, "De la fin de l’histoire à l’ère du présentisme. Quelques réflexions sur le Zeitgeist contemporain inspirées de F. Fukuyama, A. Kojève et K. Löwith", Sécularisation et modernité, Paris, CNRS, 2006.
Tétaz Jean-Marc (avec Pierre Gisel, dir.), Théories de la religion, Genève, Labor et Fides, 2002.


Avec le soutien du Centre d'Histoire de Sciences Po, du Centre de Recherches Politiques de Sciences Po (CEVIPOF),
du Centre de Recherches Interdisciplinaires sur l'Allemagne (CRIA), du Centre de Recherches Politiques Raymond Aron (EHESS)
et de l'Université Paris II / Institut Universitaire de France



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