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CENTRE CULTUREL INTERNATIONAL DE CERISY

Programme 2013 : un des colloques







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MÉTAPHYSIQUES COMPARÉES

LA PHILOSOPHIE À L'ÉPREUVE DE L'ANTHROPOLOGIE


DU VENDREDI 26 JUILLET (19 H) AU VENDREDI 2 AOÛT (14 H) 2013

DIRECTION : Pierre CHARBONNIER, Gildas SALMON, Peter SKAFISH

ARGUMENT :

Dans un monde dont l’unité et l’homogénéité métaphysique se resserre en permanence, l’anthropologie demeure l’une des rares disciplines intellectuelles prêtes à reconnaître que la "réalité" a été appréhendée à travers des concepts très divers, et peut toujours être prise en charge en des termes différents de ceux qui sont devenus dominants. Cette mise à distance de nos catégories fondamentales était déjà sensible dans la réaction d’un informateur Canaque à l’une des questions de Maurice Leenhardt ("L’esprit? Bah, vous ne nous avez pas apporté l’esprit. Ce que vous nous avez apporté, c’est le corps"), et c’est toujours celle qui est à l’œuvre dans le travail des anthropologues à propos de concepts fondamentaux comme ceux de nature, de culture, de vérité et de liberté.

Et pourtant, en dépit de sa pertinence critique, et y compris lorsqu’elle s’approche des préoccupations de la philosophie en discutant ces notions, l’anthropologie reste à l’écart des discussions qui y sont menées. Ces débats philosophiques se déroulent en effet le plus souvent sans véritablement prendre en considération (y compris après la "déconstruction de la métaphysique occidentale") d’autres formes de pensée, et les effets en retour qu’elles pourraient avoir sur la tradition occidentale, comme si cette dernière se suffisait à elle-même. Que peut-on attendre d’une anthropologie qui s’engagerait dans la production de concepts (post-)philosophiques? Que deviendrait la philosophie en intégrant ces concepts (et donc en cessant d’être entièrement "grecque")? En quoi le dispositif comparatif est-il essentiel à ce projet?

Ce colloque rassemblera des anthropologues, des philosophes, comme des chercheurs issus d’autres disciplines comparatives, venus de France, du Royaume-Uni, du Brésil, des Etats-Unis ou d’autres pays, et que ces interrogations animent tous sans qu’ils soient à l’heure actuelle en contact direct.

CALENDRIER DÉFINITIF :

Vendredi 26 juillet
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, du colloque et des participants


Samedi 27 juillet
Matin:
Politiques de l'altérité
Eduardo VIVEIROS DE CASTRO: L'autre métaphysique et la métaphysique des autres
Elisabeth POVINELLI: Geontologies: Indigenous Worlds in the New Media and Late Liberalism

Après-midi:
Sur les différents modes de comparaison
Gildas SALMON: De la délégation ontologique: naissance de l’anthropologie néo-classique
Marilyn STRATHERN: Unlikely comparisons: Connections, relations and their friends in other epochs


Dimanche 28 juillet
Matin:
Langage philosophique et concepts vernaculaires
Peter SKAFISH: From the Library of The Superreal: Concepts of Consciousness and Person in The Thought of An American 'Channel'
Veena DAS: What is an Example? Repetition and Newness in Indian Poetics

Après-midi:
La philosophie comme pratique diplomatique
Bruno LATOUR: Négociation diplomatique avec des Modernes qui chercheraient à se présenter enfin convenablement aux autres collectifs
Isabelle STENGERS: Exercices diplomatiques autour du désordre climatique


Lundi 29 juillet
Matin:
L’anthropologie comme théorie
Claude IMBERT: Philosophie et anthropologie: une histoire en spirale
Baptiste GILLE: Une ou plusieurs ontologies? L'anthropologie à la recherche du multiple

Après-midi:
DÉTENTE


Mardi 30 juillet
Matin:
Quelle anthropologie de la nature?
Philippe DESCOLA: La pensée sauvage / des sauvages: enjeux philosophiques et anthropologiques (conférence en ligne sur le site de la Forge Numérique de la MRSH de Caen)
Eduardo KOHN: How Forests Think

Après-midi:
L'âme, la guerre, la mort d'un point de vue comparatif
Stefania PANDOLFO: Autour du "tadiyyqu al-nafs", concept de l'étouffement de l'âme et de son contrepoint avec la "pulsion de mort" (todestrieb) en psychanalyse. Une réflexion en anamorphose à partir d'une pensée / pratique dans le champ de l'Islam contemporain
Anne-Christine TAYLOR: Débat autour de "Des fantômes stupéfiants: langage et croyance dans la pensée achuar"


Mercredi 31 juillet
Matin:
Les Science studies face à la question de la nature
Hélène MIALET: Repenser le sujet connaissant: le sujet distribué - centré
Frédéric KECK: Les frontières d'espèces comme problème métaphysique

Après-midi:
Notre identité face à l'"autre" ethnologique
Matei CANDEA: Internal Comparisons: Taking Euro-Americans Seriously
Pierre CHARBONNIER: Les formes de la réflexivité et la tâche de la philosophie. L'exemple du concept de nature


Jeudi 1er août
Matin:
Du particulier au général, ethnographie et philosophie
Morten PEDERSEN: Moving to Remain the Same: Towards an Anthropological Theory of Nomadism
Arnaud MACÉ: L'invention grecque de la Nature: une route alternative

Après-midi:
Le pluralisme ontologique et la question de la vérité
Patrice MANIGLIER: L'Etre en tant qu'Autre: l’ontologie comme Discipline comparée
Martin HOLBRAAD: Anthropology as Alterphysics: ethnographic aporia at the limit


Vendredi 2 août
Matin:
Discussion générale

Après-midi:
DÉPARTS

RÉSUMÉS :

Matei CANDEA: Internal Comparisons: Taking Euro-Americans Seriously
Recent articulations of anthropology's role in relation to philosophy have rested heavily on the central role of alterity. More precisely, definitions of anthropology as the science whose special duty is to take seriously the metaphysics of the Other, and thereby to distort our own concepts and ontology, rests on a constitutive methodological asymmetry in the treatment of what counts as other and self. This radicalises the long-standing problem of anthropologists whose ethnographic subjects are conventionally understood as western, Euro-american, or modern. If anthropology is the philosophy of the Other, is anthropology 'at home' just plain philosophy? Is it, alternatively, coterminous with the kind of study of modernity brilliantly executed in past decades under the banner of STS and Actor Network Theory, and most recently through the study of "modes of existence"? Or might an anthropology which takes the self as its Other be something else again?

Matei Candea is a lecturer in Social Anthropology at Cambridge University. His doctoral research focused on relationality and alterity in Corsica, and he is currently engaged in a multi-sited ethnographic study of British scientists who study animal behaviour and cognition. He has also written about ethnographic method and the sociology of  Gabriel Tarde.
Publications
Candea, Matei, Corsican Fragments: Difference, Knowledge and Fieldwork, Bloomington: Indiana University Press, 2010.
Candea, Matei (Ed.), The Social After Gabriel Tarde: Debates and Assessments, London: Routledge, 2010.
Candea, Matei, ""I Fell in Love with Carlos the Meerkat": Engagement and Detachment in Human-animal Relations", American Ethnologist 37 (2010): 241–258.


Pierre CHARBONNIER: Les formes de la réflexivité et la tâche de la philosophie. L'exemple du concept de nature
Que signifie rendre la philosophie comparable, et en quoi cela affecte-t-il sa tâche propre? L’ambition de faire entrer la pensée philosophique dans un nouvel espace théorique co-constitué par les pensées non-occidentales impose en effet de confronter la philosophie à ses contextes d’énonciation, sans quoi on ne saurait dire de quoi elle est l’expression, et ainsi la rendre comparable aux pensées qui ne sont pas nôtres. La réunification des pensées qui se pratique sous l’égide de l’anthropologie fonctionne donc en apparence "contre" la philosophie, puisque cette dernière prétend généralement devoir se défaire de ces contextes pour se constituer comme telle. En vérité, il faut plutôt parler d’une nouvelle assignation des tâches de la philosophie, alors que la sociologie et l’anthropologie assument l’effort réflexif dont elle se créditait historiquement. En prenant l’exemple du concept de nature et des opérations qu’il subit de la part du comparatisme anthropologique, nous tenterons de décrire les aspects de cette nouvelle tâche.

Pierre Charbonnier est chercheur en philosophie (CNRS - Institut Marcel Mauss/LIER). Il travaille sur les rapports entre sciences sociales et environnement.

Baptiste GILLE: Une ou plusieurs ontologies ? L'anthropologie à la recherche du multiple
Cherchant à rompre avec les catégories métaphysiques grecques, qui furent portées des siècles durant par la philosophie européenne, l’anthropologie se donne aujourd’hui entre autres tâches de libérer les conceptions métaphysiques originales de peuples qui avaient été jusqu’ici tenus à l’écart de la rationalité philosophique. Se faisant, elle ne peut échapper à une objection souvent invoquée comme le problème de "l’incommensurabilité" ou de la "méta-ontologie": l’anthropologie, en tant qu’étude comparée des cultures, a grandi sur le terreau des catégories métaphysiques grecques et européennes. De ce fait, d’un point de vue comparatiste, étant inscrite dans une ontologie parmi d’autres, elle ne peut légitimer une position d’externalité qui l’autoriserait à proposer un langage métaphysique commun (une méta-ontologie) à toutes les autres ontologies. Il est en effet difficile de concevoir qu’une ontologie puisse relever à la fois de la particularité (une ontologie parmi d’autres) et de l’universalité (une méta-ontologie). Pour éviter de souscrire à une nouvelle forme de colonialisme, proprement métaphysique, nombreux sont les anthropologues qui aujourd’hui s’attachent à sortir de ce paradoxe en essayant de construire une version solide et assurée du relativisme ontologique.

Claude IMBERT: Philosophie et anthropologie: une histoire en spirale
Si au cours du XXe siècle plusieurs philosophes se firent ethnologues, si l’effet en retour fut de croiser les questions des uns et des autres, la conséquence fut de hausser les exigences des sciences humaines et d’en précipiter le réalisme. Un intérêt partagé pour l’invention symbolique s’est d’autant mieux imposé qu’il ouvrait sur les processus de modernité les plus sophistiqués. L’assertion philosophique y a connu sa limite, la surenchère conceptuelle n’y donnait pas meilleur accès. Le structuralisme, parce qu’il visait en deçà et au delà de ces normes, parce qu’il ouvrait sur le vif de la production mentale en a forcé le huis-clos. La proposition s’est avérée soumise aux aspects  informatifs nécessaires (Boas) et aux marqueurs d’énonciation tandis que les opérations du mythe et celles des écritures artificielles redistribuaient le champ des diagrammes et des images. Les métaphysiques occidentales et non occidentales se disposent aujourd’hui sur l’échiquier de leurs stratégies naturalistes. En suit une manière d’approcher les procédures humaines aussi étrangères à l’empirisme qu’à l’a priori transcendantal. Ayant évoqué quelques moments typiques de tels échanges, on proposera deux hypothèses: il n’y a pas d’intelligence précédant la lente élaboration de l’intelligible; traiter des savoirs et des symbolismes comme d’un monnayage du réel, incessant et vital, réconcilie, comme le souhaitait Mauss, immanence et enrichissement.

Frédéric KECK: Les frontières d'espèces comme problème métaphysique
Le concept de frontières d’espèce peut être distingué de deux autres concepts. Les biologistes parlent de barrières d’espèces pour décrire les mécanismes biologiques qui limitent le passage des pathogènes d’une espèce animale à une autre: séquences génétiques, récepteurs chimiques... Mais ce concept suppose déjà résolu le problème qui reste à poser: il projette sur le vivant des barrières qui sont rêvées par les politiques de contrôle sanitaire. Les anthropologues parlent de relations entre humains et animaux pour décrire la vie quotidienne des sociétés qu’ils observent, et dont ils partagent les émotions et les savoirs. Mais ils tendent ainsi à ignorer le bouleversement de ces relations par des crises sanitaires parfois globales. Le concept de frontière d’espèces implique de décrire les relations entre espèces animales depuis les pathogènes qui franchissent ces barrières. La frontière d’espèce est le lieu d’où l’on voit un pathogène émerger dans un réservoir animal, et ce qui est franchi par ce pathogène dans certaines conditions biologiques, écologiques et sociales. Je parlerai d’un problème métaphysique, et non seulement sanitaire, au sens où il s’agit de donner une représentation à des êtres surnaturels (intensification de la nature). Ce problème doit donner lieu à une métaphysique comparée, au sens où il est possible, sur la base d’enquêtes et de questionnaires, de mettre en regard les représentations de ces entités surnaturelles chez un virologue européen ou asiatique et chez un chamane sibérien ou amazonien.


Arnaud MACÉ: L'invention grecque de la Nature: une route alternative
La métaphysique descriptive est un outil utile pour l'investigation anthropologique des manières de classer et répartir les êtres. Elle trouve un terrain particulièrement fécond dans l'examen de l'apparition progressive, en Grèce ancienne, d'un tout organisé appelé "phusis". Or, en décrivant la forme prise par ce tout dans les discours et les pratiques des Anciens, on s'aperçoit qu'il est soumis à des descriptions irréductiblement hétérogènes. La "Nature" n'apparaît pas en Grèce ancienne sous une forme unique. Ce fait entraîne de multiples conséquences d'ordre anthropologique et philosophique, d'abord parce que la philosophie comme l'anthropologie peuvent avoir cherché à établir leur compréhension d'elle-même sur un certain récit relatif à l'apparition de la nature en Occident. Or la reconnaissance des multiples chemins ouverts en Grèce ancienne au moment de l'apparition d'un tout nommé "Nature" amène probablement à relativiser un certain nombre de ces récits, notamment ceux qui lient cette apparition à celle, corrélative, d'une différenciation entre la nature et la culture, entre le naturel et le social. La conscience tout à fait mûre de ce partage apparaît bien en Grèce ancienne, et pourtant, il se pourrait qu'elle n'y soit liée que de manière secondaire aux modes principaux de constitution de la Nature comme objet de science. La Nature des Grecs ouvre des chemins de traverse au sein de l'histoire de l'Occident et de ses disciplines, notamment celle de la reconnaissance de la commune naturalité des choses vivantes et des choses artificielles.

Arnaud Macé est maître de conférences en philosophie antique à l’Université de Franche-Comté. Ses recherches portent sur la pensée archaïque et classique en Grèce ancienne. Il a récemment édité les volumes collectif Choses privées et chose publique en Grèce ancienne. Genèse et structure d’un système de classification, Grenoble, Millon, 2012 et, en collaboration avec Stéphane Haber, Anciens et Modernes par delà nature et culture, Besançon, Presses de l'Université, 2012. Il achève en ce moment un ouvrage intitulé L'invention de la Nature en Grèce ancienne.

Patrice MANIGLIER: L'Etre en tant qu'Autre: l’ontologie comme Discipline comparée
Il faut tirer la conclusion des manœuvres en cours qui rapprochent l’anthropologie de la métaphysique dans le mouvement de dépassement interne du concept de "culture". Il faut soutenir une indistinction entre l’anthropologie et la métaphysique. Mais alors que le problème a jusqu’à présent surtout été abordé du côté de l’anthropologie et à l’occasion d’une réinterprétation de son objet (ce sont les anthropologues qui sont allés vers la métaphysique pour éclairer l’éclatement de leur objet traditionnel), il faut désormais le poser du côté de la philosophie et à l’occasion d’une réflexion sur la méthode. Autrement dit, on soutiendra que la philosophie doit devenir anthropologie, non pas au sens où Sartre l’entendait, non pas parce qu’elle aurait l’Homme comme objet, mais au contraire du fait de sa méthode. Il s’agira ici de soutenir que le comparatisme est la méthode de toute ontologie véritable et que la pluralité des intuitions ontologiques est une condition et un instrument de la métaphysique: ce par quoi elle se produit et ce qui lui donne son sens.

Hélène MIALET: Repenser le sujet connaissant: le sujet distribué - centré
The knowing subject has been traditionally associated with the individual disembodied rational actor. Indeed, the image of the brain-in-the-vat has become an extremely powerful part of our modern mythology. According to this myth it is the "disincorporated mind" that makes us different and "superior". It has justified imperialism (the civilized versus the savage); it has justified hierarchies in our own societies (the expert versus the layperson; the intellectual versus the worker); it has justified hierarchies in our laboratories (the scientist versus the technician); it has justified ontological hierarchies (the human versus the non-human). By reconceptualizing the knowing subject in ways that reconcile the decentering analyses of recent Science and Technology Studies, which attribute knowledge production to the social and material collective, while remaining attentive to the singularity of individuals and events, I have tried to develop a new methodology and to propose new theoretical tools that can help us rethink these hierarchies and the myth that informs and justifies them. This will raise a number of new questions, namely, what does it mean - for ourselves and for others - to be interconnected cyborgs, actor networks, collective individuals and distributed centered subjects?

Marilyn STRATHERN: Unlikely comparisons: Connections, relations and their friends in other epochs
While nothing will dislodge the background in Melanesianist anthropology that informs my interest in compararisons, I propose a comparative horizon new at least to myself. The concept of "relation" plays a huge role in social anthropology at large, and in Anglophone contexts "the relational" endures as an object, or terminus, of knowledge in a way other constructs (culture, society) no longer do. Question marks have been thrown against it from diverse non-Europeanquarters. But what about a reverse track? Might it be constructive to reconsider the scientific revolution in Europe and how relational exercises embedded themselves so axiomatically in the new knowledge-making? This contribution will be more suggestivethan substantiated; nonetheless, one straw in the wind is how "the relation" for English-speakers came to refer to concepts and to persons alike, and then to those at once already and to be related, kinspersons.

Marilyn Strathern is an anthropologist initially trained through fieldwork in Papua New Guinea, latterly involved with anthropological approaches to the new reproductive technologies, intellectual property and audit cultures. An Emeritus from the Cambridge Department of Social Anthropology, she is currently working on issues in the conceptualisation of relations, some having been sketched out in Kinship, law and the unexpected: relative are often a surprise (2005).

BIBLIOGRAPHIE :

CASSIN Barbara (dir.), Vocabulaire européen des philosophies, Paris, Seuil/Le Robert, 2004.
DESCOLA Philippe, Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005.
DESCOLA Philippe, La Fabrique des images, Paris, Musée du quai Branly, Somology, 2010.
IMBERT Claude, Lévi-Strauss, Le passage du Nord-Ouest, Paris, L’Herne, 2008.
LATOUR Bruno, Enquête sur les modes d’existence, Paris, La Découverte, 2012.
LEVI-STRAUSS Claude, Mythologiques, 4 t., Paris, Plon, 1964-1971.
POVINELLI, Elizabeth, The Cunning of Recognition: Indigenous Alterities and the Making of Australian Multiculturalism, Durham, Duke, 2002.
STENGERS Isabelle, Cosmopolitiques, Paris, La Découverte/Les Empêcheurs de penser en rond, 1996-1997.
STRATHERN Marilyn, The Gender of the Gift, Berkeley and Los Angeles, University of California Press, 1988.
STRATHERN Marilyn, Partial Connections, Oxford, Savage, Md: Rowman & Littlefield Publishers, 1991.
VIVEIROS DE CASTRO Eduardo, From the Enemy's Point of View, Chicago, University of Chicago Press, 1992.
VIVEIROS DE CASTRO Eduardo, Métaphysiques cannibales, Paris, PUF, 2009.
WAGNER Roy, The Invention of Culture, Chicago and London, The University of Chicago Press, 1975.

Avec le soutien
du Labex TransferS,
du projet de recherche An Inquiry into Modes of Existence (AIME),
du Conseil européen de la Recherche (ERC)
et de l'EHESS (Institut Marcel Mauss et Laboratoire d'Anthropologie Sociale)


Labex TransferS     AIME    Conseil européen de la Recherche (ERC)

EHESS    Institut Marcel Mauss    Laboratoire d'Anthropologie Sociale