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CENTRE CULTUREL INTERNATIONAL DE CERISY

Programme 2016 : un des colloques





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ÉCRIRE ET PEINDRE LE PAYSAGE (1750-1825) :
LA LITTÉRATURE ARTISTIQUE SUR LE PAYSAGE
EN FRANCE ET EN ANGLETERRE
Mise à jour
15/02/2017


DU MARDI 14 JUIN (19 H) AU VENDREDI 17 JUIN (18 H) 2016

DIRECTION : Émilie BECK SAIELLO, Laurent CHÂTEL, Elisabeth MARTICHOU

ARGUMENT :

Ce colloque international s’est fixé pour objet de présenter et d’étudier les écrits relatifs à la peinture de paysage en France et en Angleterre dans la deuxième moitié du dix-huitième siècle et les premières décennies du siècle suivant.

Plusieurs axes de réflexion seront développés et seront pris en considération tous les types d’écrits: ouvrages théoriques permettant d’analyser l’évolution du discours esthétique et de fixer les catégories propres à la peinture de paysage dans les deux pays, manuels à l’usage des peintres, relations et commentaires des artistes eux-mêmes qui établissent un lien entre théorie et pratique.

L’interaction entre les deux nations, que ce soit en termes de rivalité ou d’influence, constituera un autre objet d’étude. Enfin sera envisagée une lecture conjointe des tableaux et des textes.

CALENDRIER DÉFINITIF :

Mardi 14 juin
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS À CERISY

Soirée:
Présentation du Centre, des colloques et des participants


Mercredi 15 juin
Matin:
Émilie BECK SAIELLO, Laurent CHÂTEL & Elisabeth MARTICHOU: Ouverture
Baldine SAINT-GIRONS: La "réduction" paysagère [enregistrement audio en ligne sur la Forge Numérique de la MRSH de l'Université de Caen Normandie et sur le site France Culture]
Robin SIMON: The genius of the place. Richard Wilson and the landscape of location

Après-midi:
Sidonie LEMEUX-FRAITOT: Girodet, ou le paysage comme œuvre d'art totale

Le paysage à la lumière des jardins
Laurent CHÂTEL: Le "PITTORESQUE" des jardins: un palimpseste paysager
Sophie LEFAY: Décrire les jardins en France (1770-1810)
Nicolas LESUR: Claude-Henri Watelet et le paysage: la pratique avant le discours
Tomas MACSOTAY: "Ce mouvement qui paraît l'âme de l'Univers". Le fantôme du paysage chez Claude-Henri Watelet et Nicolas le Camus de Mézières


Jeudi 16 juin
Matin:
Empirisme, observation et paysage
Luigi GALLO: Écrire l'histoire du paysage: Pierre-Henri de Valenciennes et Jean-Baptiste Deperthes. Théorie artistique et peinture au début du XIXe siècle
Christian MICHEL: Les études peintes d’après le motif au XVIIIe siècle: un projet et ses limites

Après-midi:
Empirisme, observation et paysage (suite)
Émilie BECK SAIELLO: Un aspect mal connu de l’activité du révolutionnaire Bouquier de Terrasson (1739-1810): dessins et écrits sur le paysage
Elena MARCHETTI: Le temps dans la littérature artistique de paysage en France

En quête de statut: les mots pour dire le paysage
Elisabeth MARTICHOU: L'Essay on Landscape Painting (1782) de Joseph Holden Pott, une œuvre de transition?
Jan BLANC: Le paysage-histoire en Angleterre (1730-1825)


Vendredi 17 juin
JOURNÉE À L'ABBAYE DE HAMBYE (Découvrir le lieu)
Matin:
L'interprétation du paysage: composition et réception
Marie-Madeleine MARTINET: L'arrière-plan du paysage, champ d’un tableau ou troisième dimension? Lumière et mouvement comme moyen terme
Alain TAPIÉ: Georges Michel, le cri du lieu
Chiara STEFANI: Fortune visuelle et interprétation. Les paysages de Nicolas Poussin et Claude Lorrain entre Paris, Londres et Rome
Bruno CHENIQUE: Géricault et le paysage anglais

Après-midi:
Visite de l'Abbaye de Hambye

DÉPARTS

RÉSUMÉS :

Émilie BECK SAIELLO: Un aspect mal connu de l’activité du révolutionnaire Gabriel Bouquier de Terrasson (1739-1810): dessins et écrits sur le paysage
Malgré les travaux d’E. Galy puis de F. Soubeyran sur Gabriel Bouquier de Terrasson (1739-1810), c’est le député de la Convention, l’auteur d’un projet d’instruction publique élémentaire et d’une sans-culottide en cinq actes qui ont le plus souvent retenu l’attention des critiques. Si les talents littéraires et artistiques de Bouquier sont certes modestes, il est néanmoins l’un des rares peintres de paysage de la seconde moitié du XVIIIe siècle à avoir eu une production littéraire et critique aussi abondante que variée: notes manuscrites sur les couleurs du paysage accompagnant ses carnets d’esquisses italiennes, journal de voyage à Rome, Epître à Monsieur Vernet, critique du Salon de 1775 et poème sur Les Charmes de la peinture. Ses écrits présentent un intérêt documentaire (donnant des informations précises sur des artistes et paysagistes qu’il côtoie à Paris et à Rome — en particulier sur leur manière de travailler). Ils témoignent aussi de l’évolution du goût et de la critique sur le paysage (diversification des modèles, éloges des artistes vivants, adhésion à l’esthétique du sublime...) dans les années qui précèdent la Révolution française.

Émilie Beck est maître de conférences en histoire de l’art à l’Université de Paris 13. Ancienne élève de la Scuola Normale Superiore de Pise et ancienne pensionnaire de l’Académie de France à Rome, elle travaille sur la peinture de paysage en France et en Italie au XVIIIe siècle.
Publications
Pierre Jacques Volaire, dit le chevalier Volaire (1729-1799)
Napoli e la Francia. I pittori di paesaggio da Vernet a Valenciennes
Le Vésuve en éruption: savoirs, représentations, pratiques (actes de colloque)
L’Académie de France à Rome (1725-1792)
Le Palais Mancini: un foyer artistique dans l’Europe des Lumières (actes de colloque)


Jan BLANC: Le paysage-histoire en Angleterre au début du XIXe siècle
Face à certains phénomènes artistiques, le vocabulaire de la théorie et de l’histoire de l’art s’avère parfois défaillant. C’est le cas, notamment, lorsqu’il s’agit d’étudier les rapports entre la peinture d’histoire et le paysage dans l’art britannique du XVIIIe et du début du XIXe siècle. Durant cette période, les peintres soucieux de construire l’"École anglaise", en théorie et, éventuellement, en pratique, en redorant le blason de la forme artistique la plus prestigieuse, la peinture d’histoire, ont fait des genres du paysage et du portrait les surfaces de projection de leurs propres ambitions. Ces formes artistiques, jugées inférieures dans la mesure où elles sont enchaînées à la tyrannie de la ressemblance et aux logiques du marché, pouvaient être, à cet égard, ennoblies, voire anoblies, par l’utilisation de figures, de thèmes, de compositions ou de manières permettant de transformer de simples paysages en "paysages historiques" (historical paintings). Certains théoriciens comme sir Joshua Reynolds ont toutefois mis en évidence les limites d’une telle démarche, qui tend à constituer des tableaux ambivalents ou indécis qui, souvent, trahissent l’impossibilité de traiter dignement des sujets intrinsèquement. Une autre conception des relations entre la peinture d’histoire et le paysage est donc née, à la fin du XVIIIe siècle, encourageant l’émergence d’un nouveau genre de paysage, où la question de l’histoire — la narration, l’universalité, le rapport aux maîtres et à la tradition, la puissance de l’effet émotionnel — n’est plus prise en charge par l’invention seulement mais par l’exécution elle-même. Ce sont ces "paysages-histoires", comme nous proposons de les appeler, qui constitueront l’objet de cette communication.

Jan Blanc, professeur ordinaire d’histoire de l’art de la Renaissance et de la période moderne à l’Université de Genève, est pécialiste de la théorie de l’art et de la peinture européenne de la Renaissance au XVIIIe siècle.
Publications
Dans l’atelier de Rembrandt. Le maître et ses élèves, 2006.
Peindre et penser la peinture au XVIIe siècle: la théorie de l’art de Samuel van Hoogstraten
, 2008.
Vermeer: la fabrique de la gloire
, 2014.
Et une édition des textes du peintre anglais sir Joshua Reynolds (2016).

Laurent CHÂTEL: Le "PITTORESQUE" des jardins: un palimpseste paysager
Cette communication étudie la théorie du paysage qui s’élabore dans les écrits sur les jardins en France et en Angleterre à l’âge des Lumières. Les différents traités, poèmes et manuels contiennent en creux une réflexion sur la peinture de paysage — en cela ils constituent les bases, sinon d’un "court traité du paysage" (Alain Roger), du moins d’une "civilisation paysagère" (Augustin Berque). De part et d’autre de la Manche se tisse ainsi un paragone peinture/jardin, une critique contrastée des valeurs respectives du paysage peint et du paysage "naturel". L’étude débutera par une typologie comparée de la perception franco-britannique à partir des textes fondamentaux publiés parallèlement en France et en Angleterre: Addison, Pope, Whately, Walpole, Mason, Chambers, Knight et Price seront placés en regard de Watelet, Girardin, Delille, Carmontelle et Morel. Je soulèverai la question d’une typologie nationale des formes et des textures des éléments paysagers du jardin, la question du rôle imparti à la peinture dans la théorie hortuléenne, l’importance relative du mot "picturesque" et "pittoresque", etc. Dans le sillage de ce que j’ai appelé les "chinoiseries franco-britanniques" ("Le "jardin anglais"", 2006), je m’attacherai à la dimension agonique de l’écriture sur le paysage des français et des britanniques.

Laurent Châtel, maître de conférences HDR à Paris Sorbonne, dirige l’axe CSTI au sein d’HDEA EA 4086 (csti.hypotheses.org). Ses recherches portent sur l’histoire des idées et l’histoire des arts britanniques aux XVIIIe et XIXe siècles. Conseiller scientifique auprès de l’Hestercombe Centre for Art, Landscape and Garden Studies (Grande-Bretagne), il anime de nombreux ateliers sur les jardins et le paysage.
Publications
""Getting the Picture" of the Picturesque: The Greatest Aesthetic Muddle of the Early and Nineteenth Century", XVII-XVIII-RSEAA 51 (2000): 229-250.
Jardins et paysages en Angleterre au XVIIIe siècle, avec Marie-Madeleine Martinet, Paris: Didier Erudition, 2001.
"Landscaping Utopias: The Politics of Beckford’s Gardens", William Beckford and the New Millenium, eds. Kenneth Graham & Kevin Berland (AMS studies in the eighteenth century, 47), New York: AMS Press, 2004, 213-255.
""Of Greeks  and  Goths  in  the  English  Garden": sources  "classiques"  et sources  "modernes" dans  l'Angleterre  de  la  fin  du  XVIIIe siècle", XVII-XVIII-RSEAA 60 (2005), 217-242.
"Le jardin "anglais": représentation, rhétorique et translation de la nation britannique, 1688-1820", Art et Nation en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle, Revue Française de Civilisation Britannique, vol. XIII, n°4 (2006), 171-188.
"La Montagne dans l'imaginaire britannique du XVIIIe siècle: William Beckford (1760-1844) et la Grande Chartreuse", Transversalités - Revue de l'Institut Catholique de Paris (2006), 161-188.
""Au-delà du "Pittoresque"": le voyage esthétique de William Beckford", Le Voyage d’artiste en Italie, éd. Véronique Meyer et Marie-Luce Pujalte-Fraysse, Rennes, PUR, 2011, 235-250.
""Getting A Full Picture" - Pour une nouvelle histoire des "jardins anglais" des Lumières: perspectives croisées entre conception et réception", Esthétiques de la ville britannique, XVIIIe-XIXe siècles. Hommage à Jacques Carré, eds. Pierre Dubois et Alexis Tadié, Paris, PUPS, 2012, 105-120.
"Marine, rives et rivières anglaises: topographie et peinture de paysage" / "English Seascapes, Seashores and Rivers: Topography and Landscape Painting in Britain", D’une Rive l’Autre. From one Shore to the Other, éd. Jean-Luc Maeso, Abbaye de St Riquier, 2013, 32-42.
"From Topiary to Utopia? Ending Teleology and Foregrounding Utopia in Garden History", Utopie, ville et paysage dans le monde anglophone, ed. Jacques Carré, Laurent Châtel et Alexandra Sippel, CERCLES 30 (2013), 95-107, publication en ligne: http://www.cercles.com/n30/chatel.pdf.
""Modern Moral Gardens" Nature, National Trust, and the Modernity of Eighteenth-Century "English" Gardens", Modernité du XVIIIe siècle - Hommage à Alain Bony, éd. Baudouin Millet, RSEAA XVII-XVIII 2013 (Hors-Série 3), 243-259.
""The Science of Landscape": le paragone du jardin et de la peinture en Angleterre au XVIIIe siècle", De la peinture au jardin, eds. Hervé Brunon et Denis Ribouillault, Florence, Olschki, 2016.


Luigi GALLO: Écrire l'histoire du paysage: Pierre-Henri de Valenciennes et Jean-Baptiste Deperthes. Théorie artistique et peinture au début du XIXe siècle
Riche de mouvements dynamiques et parfois contradictoires, la culture française de la seconde moitié du XVIIIe siècle fut à la fois marquée par les stimulations qu’offraient la science et la philosophie rationnelle, le sensualisme et l’esthétique du sublime, enfin l’émergence de l’archéologie et de l’histoire de l’art au sens moderne. Ces transformations progressives du goût et du sentiment s’accompagnèrent d’un changement dans la manière de regarder, percevoir et représenter la nature, dont l’image tendait cependant, sous ces multiples sollicitations, à demeurer double, suivant une ligne subtile de démarcation: l’artiste devait encore choisir entre l’immédiateté séduisante de la "vraie" nature et le classicisme idéal de la "belle" nature, entre ce qu’il observait et ce qu’il pouvait imaginer. Tel était le défi posé au paysage, que Pierre-Henri de Valenciennes, par son œuvre, se proposa de relever. Professeur réputé, il publia en l’an VIII (1800), en collaboration avec Simon-Célestin Croze Magnan, son grand traité sur la perspective et la peinture de paysage: les Éléments de perspective pratique, à l’usage des artistes, suivis de Réflexions et conseils à un élève sur la peinture, et particulièrement sur le genre du paysage. Son texte exposait notamment un itinéraire de formation, une progression depuis les connaissances élémentaires jusqu’à l’inspiration poétique guidant le "génie" de l’artiste, en passant par l’étude des formes et des mouvements de l’univers visible en vue de leur représentation. L'imitation du peintre de paysage devait toutefois passer par la connaissance des réussites de l'histoire de son art, pour comprendre l'application virtuose des principes, mais aussi afin de pénétrer les secrets de la nature elle-même, révélés par les grands maîtres du paysage. Et cela fera l'objet de l'Histoire de l'art du paysage écrite en 1822 par l’un de ses disciples: Jean-Baptiste Deperthes.

Sophie LEFAY: Décrire les jardins en France (1770-1810)
Il sera question de la façon dont les descriptions écrites de sites bien réels (notamment Ermenonville qui en suscite de très nombreuses) obéissent à des procédures stylistiques toujours reconduites et finissent par se conformer à un schéma identifiable, selon qu'elles sont insérées dans des ensembles qui les excèdent (théories, guides) ou qu'elles sont autonomes. Dans ce dernier cas, il arrive que ces descriptions figurent dans les périodiques sous la rubrique de "topographies", topographies qui, avec les jardins, tendent ainsi à se constituer en genre. Je ferai porter le propos sur le statut particulier de la description et les avantages qu'elle offre (elle permet d'éluder les énoncés prescriptifs, cette élision rencontrant elle-même les exigences du style pittoresque) mais aussi les écueils ou les difficultés qu'elle comporte (imposer un figement à ce qui relève du mouvement...), tout en montrant les distances prises d'avec les modèles britanniques pour affirmer une identité nationale.

Sophie Lefay, maître de conférences HDR à l’Université d’Orléans.
Elle est l'auteur notamment de deux ouvrages consacrés en partie ou en totalité à la question des jardins au XVIIIe siècle: L’Invention du jardin romantique, Paris, 2001;  L’Éloquence des pierres, Paris, 2015.


Sidonie LEMEUX-FRAITOT: Girodet, ou le paysage comme œuvre d'art totale
Comme pour beaucoup d’artistes, le voyage en Italie d’Anne-Louis Girodet Trioson (1767-1824) se révéla essentiel dans sa pratique de la peinture de paysage. Le pittoresque nourrit ses études sur le motif et ses compositions historiques. Ce séjour, en particulier à Naples où il rencontra des paysagistes anglais, fut également fondateur d’une réflexion théorique importante sur un genre qu’il considéra dès lors comme un "genre de peinture universel et auquel tous les autres sont subordonnés, parce qu’ils y sont renfermés". L’originalité de sa conception du paysage — critique envers le modèle poussinesque et l’école moderne — s’égrène tout au long de ses écrits. Son aspiration à faire de ce genre une œuvre d’art totale, synthèse complexe de poésie, d’histoire et de musique, apparaît fondamentale à l’aube du romantisme.

Sidonie Lemeux-Fraitot est docteur en Histoire de l’art, chargée des collections au Musée Girodet. Spécialiste de ce peintre, son champ d’étude s’élargit aux cercles littéraires et artistiques des années 1770 à 1848.
Elle a abordé le genre du paysage dans L’Orientalisme (Citadelle & Mazenod, 2015), "L’Album "paysage" de Mélanie d’Hervilly" (Les Cahiers d’Histoire de l’Art, 2015), "Girodet et Turpin de Crissé" (La Revue des musées de France, juin 2011) et Girodet aux champs (cat. Musée Girodet, 2008).


Nicolas LESUR: Claude-Henri Watelet et le paysage: la pratique avant le discours
L’Essai sur les jardins, publié en 1774 par Claude-Henri Watelet (1718-1786), marque l’essor du jardin pittoresque en France. Avant de connaître une postérité méritée, il est surtout le fruit de près de quarante années de réflexion et de pratique de son auteur, tout à la fois peintre, dessinateur et graveur de paysages, mais aussi propriétaire et concepteur du Moulin Joli, et bien entendu théoricien de l’art de peindre. Watelet, par sa pratique comme par son discours, a en effet joué un rôle décisif dans la reconnaissance du genre du paysage auprès des amateurs et des peintres au cours du dix-huitième siècle. Notre communication se propose de mettre en regard ses principaux écrits sur le paysage entre 1748 et 1760 avec l’élaboration progressive du Moulin Joli entre 1750 et 1764 mais aussi avec ses propres paysages peints, dessinés ou gravés et ceux des membres de son cercle amical.

Spécialiste de la peinture et du dessin français du XVIIIe siècle, Nicolas Lesur est l’auteur de la première monographie consacrée à Jean-Baptiste Marie Pierre (1714-1789). Ses recherches l’ont conduit à publier sur le dessin français de paysage en France et en Italie et sur les institutions académiques au XVIIIe siècle. Ses travaux actuels portent principalement sur Pierre Subleyras (1699-1749) dont il rédige le catalogue raisonné.
Diplômé d’HEC, de l’INSEAD et de l’université de Paris-IV Sorbonne en histoire et en histoire de l’art, Nicolas Lesur travaille par ailleurs depuis quinze ans dans les métiers financiers. Il a fondé Unilend, leader français du financement participatif pour les PME.
Publications
"Pierre Subleyras (1699-1749)", Cahiers du dessin français, n°17, Paris, galerie de Bayser, 2013 (avec Pierre Rosenberg).
Jean-Baptiste Marie Pierre (1714-1789), Premier peintre du roi, Paris, Arthena, 2009 (avec Olivier Aaron, Prix Marianne Roland Michel 2008, Prix Alfred Verdaguer 2010).
"Des rives de la Seine aux bords du Tibre: l’influence du cercle amical de Claude-Henri Watelet et Jean-Baptiste Marie Pierre sur les paysages dessinés par les pensionnaires de l’Académie de France à Rome au milieu du XVIIIe siècle", dans Actes du colloque L’Académie de France à Rome et la culture européenne du Grand Tour, Marseille, 3 mai 2013, à paraître.
""Remettre en vigueur les règlemens négligés ou oubliés". La réforme de l’Académie de France à Rome en 1775 sous la conduite de Jean-Baptiste Marie Pierre", dans Actes du colloque Le Palazzo Mancini. L’Académie de France à Rome au XVIIIe siècle, Rome, Villa Médicis, 4-6 mars 2010, à paraître.
""Lorsque la théorie la plus savante se joint à la pratique la plus heureuse". Jean-Baptiste Marie Pierre et L’Art de Peindre de Claude-Henri Watelet (1760)", dans Actes du colloque Le Public et la Politique des arts au Siècle des Lumières, Célébration du 250e anniversaire du premier salon de Diderot, Paris, 17-19 décembre 2009, Paris, Annales du Centre Ledoux, VIII, William Blake & Co. / Art & Arts, 2011, p. 383-395.
"De l’atelier de Jean-Baptiste-Marie Pierre au Palais Mancini. À propos des années parisiennes et romaines de Friedrich Reclam (1734-1774)", dans Bulletin de la Société de l’Histoire de l’Art Français, année 2007, Paris, 2009, p. 191-213.
"Le modèle italien et les artistes français", dans Actes du colloque L’Appel de l’Italie: artistes français et nordiques dans la péninsule. Dessins des XVIIe et XVIIIe siècles, Grenoble, 6-8 décembre 2006, Grenoble, 2009, p. 101-120, avec Françoise Joulie.
""Se frayer une route plus facile?". Dialogues de critiques autour des bambochades d'un peintre d'histoire, Jean-Baptiste-Marie Pierre (1714-1789)", dans Bête - ou créative? - comme la Paix? La Situation des arts en France en 1748, Journée d’études du Centre Ledoux, Paris, 7 juillet 2006.


Tomas MACSOTAY: "Ce mouvement qui paraît l'âme de l'Univers". Le fantôme du paysage chez Claude-Henri Watelet et Nicolas le Camus de Mézières
Dans l'Essai sur les Les Jardins de 1774, comme dans ses écrits sur la peinture, Claude-Henri Watelet démontre l'effet salutaire du plein air, présent dans des aspectes champêtres comme dans des effets plus violents de tempête et nature sauvage. Des idées prochaines resurgissent dans M. Le Camus de Mézières, qui consacra son étude Le génie de l'architecture, ou L'analogie de cet art avec nos sensations de 1780 à Watelet. En examinant la théorie architecturale et jardinière du premier néoclassicisme, on peut constater que ces auteurs se servent de l’idée du paysage comme métaphore d’un soi en procès de constitution ou de réorganisation intérieure. Cet acte métaphorique est médié par la figure d’un promeneur sentimentale, confronté dans les caractères et changements de lumière à un "mouvement qui paraît l´âme de l’Univers". Si cet utilisation du paysage touche à un intéresse dans l’expérience naturelle éducatrice (voire Rousseau dans son Émile), elle se ressente plus généralement du déisme, qui faisant du paysage un miroir du soi, simultanément réduit et émancipé par une présence divine. Notamment, une prise du bâtiment-paysage surface dans les Reflexiones sobre la Arquitectura, ornato, y música del Templo du Marquis d’Ureña, publié en 1785 — un texte que fait référence à Le Camus de Mézières, opérant la métaphore émotive du paysage dans le contexte d’une récupération (Janséniste) de l'espace ecclésiastique en tant que reflet d’un ordre divin.

Tomas Macsotay (Universitat Pompeu Fabra, Barcelone) est un historien de l'art et historien culturel spécialisée dans l'histoire de la sculpture européenne au XVIIIe siècle. Ses livres comprennent The Profession of Sculpture in the Paris Académie (Oxford University Studies in the Enlightenment, 2014), et les collections éditées Die bildhauerischen Aufnahmestücke europäischer Kunstakademien im 18. und 19. Jahrhundert (Böhlau , 2016) et Rome, Travel and the Sculpture Capital (Ashgate, 2016). Son travail a été publié dans des nombreux livres et dans les revues Intersections, Oxford Art Journal et le Journal of Modern Craft.

Elena MARCHETTI: Le temps dans la littérature artistique de paysage en France
La notion du temps est étroitement liée à celle du paysage, au cours de l’évolution du genre entre le XVIIIe et le XIXe siècles. Combien de temps une séance d’après nature doit-elle durer; à quelle heure faut-il se rendre sur le lieu? quel est le moment du jour le plus propice pour chaque vue? Pour le paysagiste, la question du temps devient la traduction technique de son premier défi: "saisir la nature sur le fait". Le débat sur le temps anime toute la littérature artistique, entre pratique et théorie. On en parle dans les traités (la célèbre demi-heure de Valenciennes), les peintres en discutent entre eux dans la correspondance artistique, ils se posent le problème pendant qu’ils dessinent (notes manuscrites dans les carnets: Paul Flandrin, "à peindre de midi à 3. h") ou bien ils jugent fondamentale de lier la mémoire d’une étude à son temps d’exécution (inscriptions au dos des études: François-Marius Granet, "Tivoli 2 juillet 1807: Granet de 5 heures à 7 h Soir"; Simon Denis, "a Tivoly. Peint de nuit"). De plus, ils le relatent dans leurs mémoires ou on le trouve spécifié dans les biographies ("M. Bidauld avait poussé la passion du paysage jusqu’à ce point d’aller s’établir des mois entiers devant un site" Rochette 1849). Cette intervention discuter ales diverses occurrences dans lesquelles le temps est évoqué dans la littérature artistique et les mettre en comparaison avec des œuvres exemplaires.

Elena Marchetti a soutenu son doctorat en histoire de l'art en septembre 2013 à l'Université de Bologne, thèse "Paul Flandrin (1811–1902), un nouveau regard sur le paysage du XIXe siècle", sous la direction du prof. Anna Ottani Cavina et à Lyon II sous la direction du prof. Philippe Bordes. En 2012, elle a travaillé comme assistante de recherche à la National Gallery de Washington sous la direction du Dr. Mary Morton. Elle a poursuivi ses recherches à Paris comme chercheur invité à l’INHA (2014) dans le cadre d’une bourse d’études postdoctorales. Au regard de son intervention à Cerisy, dans le prochain numéro de la revue Studiolo (n°12) va paraître son article sur "Paul Flandrin en Italie (1834-1838), entre Ingres et Corot".

Elisabeth MARTICHOU: L'Essay on Landscape Painting (1782) de Joseph Holden Pott, une œuvre de transition?
Dans son Essay, œuvre à la fois théorique et critique, Joseph Holden Pott reformule les catégories et éléments de la peinture de paysage tels que Roger de Piles les avait définis dans son Cours de peinture par principes. Cependant, pour ce qui est de l'apprentissage, il privilégie l'observation directe de la nature, recommandation déjà présente dans les Conférences de l'Académie royale de peinture de Paris dans la deuxième moitié du dix-huitième siècle et qui sera reprise dans le quatorzième des Discourses on Art de Joshua Reynolds ainsi que dans certains écrits sur le pittoresque. L'évaluation individuelle des artistes s'adresse aux collectionneurs et Pott appelle à la consolidation de l'école anglaise de peinture de paysage, souhait qui figurera également au début du siècle suivant dans The Fine Arts of the English School (1812) de John Britton.

Elisabeth Martichou est maître de conférences en anglais à l'Université Paris 13. Spécialiste du dix-huitième siècle, elle travaille sur la théorie de l'art et la représentation picturale.
Publications
"Le parcours du peintre idéal et ses variantes: sir Joshua Reynolds et les théoriciens français du Grand Siècle", XVII-XVIII: Revue de la Société d'Études Anglo-Américaines des XVIIe et XVIIIe Siècles, n°61 (nov. 2005).
"Les Memoirs of Sir Joshua Reynolds de James Northcote ou la constitution d'une figure exemplaire du peintre", Études Anglaises, 65/3, juillet-septembre 2012.
"Bridging the Gap between Self and Other? Pictorial Representation of Blacks in England in the Middle of the Eighteenth Century", Revue LISA, XIII, n°3 / 2015.
"De la Scène au tableau: modalités de passage du théâtre à la peinture dans trois tableaux de Johan Zoffany", Revue Itinéraires, 2014-2 / 2015.


Marie-Madeleine MARTINET: L'arrière-plan du paysage, champ d’un tableau ou troisième dimension? Lumière et mouvement comme moyen terme
La communication portera sur les définitions de l’arrière-plan dans les paysages aux XVIIIe-début du XIXe siècles, sur son rôle et son importance relative par rapport au premier plan, tels qu’ils apparaissent dans les écrits et dans les pratiques du temps — esthétiques, techniques ou littéraires: manuels de dessin, présentation des tableaux de paysage, passages descriptifs ou théoriques, qui font jouer la vue du paysage anglais et les souvenirs du paysage classique italien. Le choix sera entre une vue picturale à deux dimensions, où l’arrière-plan sert d’environnement en auréole latérale autour des motifs, et une perception de promeneur dans l’espace à trois dimensions, où l’arrière-plan marque la profondeur — la richesse de la perception tenant évidemment aux modes de superposition de ces deux types d’expérience. Comme médiation entre ces deux termes, seront étudiés les effets de lumière qui définissent les volumes ou suscitent une atmosphère floue, et les modifications de point de vue dues au mouvement qui échange les premiers plans et les arrière-plans.

Marie-Madeleine Martinet, professeur émérite à l’Université Paris-Sorbonne, fait des travaux sur les arts et la littérature artistique en Grande-Bretagne.
Publications
Art et nature en Grande-Bretagne, 1980.
Le Voyage d’Italie dans les littératures européennes, 1996.
Jardin et paysage en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle, 2001 (avec Laurent Châtel).
"Le cadre entre le champ et la figure", Cadres, Polysèmes, 2011.
"Landscape paintings to mobile screens" (http://moodle23.paris-sorbonne.fr/course/view.php?id=2874), 2014.


Christian MICHEL: Les études peintes d’après le motif au XVIIIe siècle: un projet et ses limites
Il s'agira de présenter les discours plaidant pour l'exécution d'études d'après le motif et de montrer comment la plupart des artistes qui s'y sont risqués ont découvert que seule une formation initiale d'après les maîtres pouvait leur permettre de rendre compte de ce qu'ils voyaient.

Baldine SAINT-GIRONS: La "réduction" paysagère
Le paysage artistique et littéraire semble d’abord moins originaire, plus pauvre et plus fictif qu’un possible paysage naturel, issu d’une natura naturans à l’inventivité prodigieuse. Pourtant ce qui paraissait le moins originaire, le plus pauvre et le plus fictif peut aussi devenir le plus fondamental, le plus riche et le plus réel. Ainsi en va-t-il du paysage d’images et de mots, dans la mesure où non seulement il quintessencie l’expérience paysagère et la relance, mais où il devient sa matrice et sa condition de possibilité. De lui-même, alors, sans schèmes ni concepts, mais à travers toutes sortes de perceptions, d’images et de symboles, le paysage engendre le paysage. Pour bien comprendre cette génération, il faut nous attacher à l’expérience esthétique qui témoigne de l’activité incessante d’un "paysageur". Nous essaierons d’en dégager trois temps bien distincts: l’élection de signifiants privilégiés, leur ségrégation, décontextualisation ou réduction (leur epokhè au sens husserlien du terme) et, enfin, leur mise en résonance qui devient patente dans la constitution de "chambres d’échos".

Baldine Saint Girons, membre de l’IUF et professeur émérite des universités (Paris Ouest), est spécialiste de philosophie du XVIIIe siècle, de philosophie de l’art et d’esthétique. Elle a récemment publié des ouvrages sur Victor Hugo, le génie et la montagne et sur Les Marges de la nuit: Pour une autre histoire de la peinture, deux traités d’esthétique (L'acte esthétique et Le pouvoir esthétique) et des livres consacrés à un peintre, Gérard Traquandi (Contact, trace, tracé) et à deux photographes, Andoche Praudel et Eric Bourret (De la photographie comme art des trophées, Dans la gueule de l’espace).

Robin SIMON: The genius of the place: Richard Wilson and the landscape of location
The art of Richard Wilson (1714-1782) was transformed by his stay in Rome 1751-1757. Wilson now developed a revolutionary kind of landscape painting that was quite distinct from the idealizing compositions of the French and Italian academic tradition. One of his key tactics was the deployment of a technique more familiar in the literature of the time, the "imitation". His most significant landscapes were exceptionally true to specific locations, to a degree that has not been fully understood, yet far removed from mere mechanical transcription. His interpretation of the British landscape, and that of his native Wales in particular, led directly on the romantic landscapes of his admirers Constable and Turner.

Robin Simon FSA, DLitt, MA is Editor of The British Art Journal and Honorary Professor of English, University College London. His books include Hogarth, France and British Art: The rise of the arts in eighteenth-century Britain (2007) and (with Martin Postle) Richard Wilson and the Transformation of European Landscape Painting (2014). He was Paul Mellon Lecturer in British Art 2013 (Yale and London: "Painters and Players from Hogarth ti Olivier').

Chiara STEFANI: Fortune visuelle et interprétation. Les paysages de Poussin et Claude entre Paris, Rome et Londres
Entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle les tableaux de Nicolas Poussin et de Claude Gellée ont connu une nouvelle fortune — autant visuelle que critique. On reconnaît que la peinture de paysage, dans les deux aspects — héroïque ou idéal, pittoresque ou préromantique —, a atteint un développement particulier au cours du XVIIe siècle et que les œuvres de Poussin, Claude le Lorrain — comme celles de Gaspard Dughet et Salvator Rosa — ont été un point de référence incontournable pour les artistes qui, après eux, se sont consacrés à ce genre pictural. L’histoire de la fortune visuelle des paysages de Nicolas Poussin et Claude Gellée est étroitement liée aux passages de collection, d’une part à l’autre de l’Europe, et tout particulièrement entre Paris, Rome et Londres. Ces changements de propriété donnent lieu à une sélection des paysages les plus fameux de deux artistes et contribuent, parfois, à la création d’une nouvelle image de leur œuvre.

Après une bourse d’étude à la Fondazione di Studi di Storia dell’Arte Roberto Longhi di Firenze (1989-90), Chiara Stefani a obtenu un doctorat en histoire de l’art (1991-1994). Pensionnaire à l’Académie de France à Rome (1994-96), elle a travaillé dans le cadre de plusieurs contrats de recherche et d’enseignement à l’Università degli Studi di Bologna (1996-98) et à l’Università di Roma Tre (1998-2002). Consultante pour la Stiftung Museum Kunst Palast de Düsseldorf (2003-2006), elle a travaillé ensuite en tant que fonctionnaire historien de l’art au musée Mario Praz (Roma) et à la Galleria nazionale d’arte moderna e  contemporanea (Roma), où elle est à présent chargée des collections fin XVIII - début XIX siècle.

Alain TAPIÉ: Georges Michel, le cri du lieu
Le paysagiste Georges Michel (1763-1843) est né et mort à Paris. Son apprentissage est modeste comme le sont ses débuts dans la peinture d'histoire... Le marchand Lebrun se prend d'amitié pour lui. Il autorise ce sédentaire à copier ses tableaux hollandais du XVIIe siècle. Le peintre s'en inspire pour recomposer des vues de la campagne au nord de Paris. Le succès obtenu lui vaut le surnom de Ruysdael de Montmartre. Fort de cette connaissance en profondeur de la manière hollandaise, il se prend à creuser ses sujets, en contrepoint du faire lisse, théorisé et littéraire du paysagiste classique H. de Valenciennes qu'il connait bien. Il ne se laisse pas pour autant, déborder par le naturel pittoresque. Son tempérament mélancolique, sa force de pénétration au cœur d'un sujet presque unique et obsessionnel le conduisent vers un traitement toujours plus physique des éléments: ciels, nuages, champs, haies et moulins à vent fantomatiques, qui révèlent dans leur, tranquilles tourments. Surgit insidieusement dans ses tableaux, une nouvelle forme de romantisme qui ouvre la voie à la plastique des impressions. Elle sera empruntée après lui par Huet, Corot, Daubigny, Courbet. Ce romantisme se rapproche de celui de Turner par l'exploitation d'une physique de la nature qui commence à trouver sa correspondance dans la physique de la peinture. Il s'en détache cependant par une poétique gestuelle dont la mesure sert à gagner de la liberté. la sourde présence de la manière hollandaise agit comme un poème de référence, non comme un modèle théorique de composition, ni comme une source de réalisme littéraire. Il privilégie les paysages de Ruysdael, des partitions sur lesquelles il improvise jusqu'à s'en défaire lorsque l'occasion lui est donnée de connaître les côtes de la Manche et de s'approcher de la mer. Il se dit alors qu'il fait poindre dans les lointains le cri du lieu.

Alain Tapié, né en 1948, docteur de l'Université, conservateur en chef  honoraire des musées de France, est ancien directeur du musée des Beaux Arts de Caen (1984-2003), du Palais des Beaux Arts de Lille et de l'Hospice Comptesse. Directeur de la collection "Peindre en Normandie", il est conseiller pour les Échanges Patrimoniaux et Grand Prix National des musées en 1995.
Publications et catalogues
Sur le symbolique dans la peinture au XVIIe siècle
Symbolique et botanique
Les vanités
Les fables du paysage flamand au XVIe siècle
L'hospitalité, tables et festins dans les natures mortes flamandes et hollandaise
Sur la peinture spirituelle
Baroque vision jésuite
Philipe de Champaigne
Sur le paysage au XIXe siècle
Peindre  en Normandie
Les figures d'El Stir, Proust et la peinture
Désirs de rivage


BIBLIOGRAPHIE :

Conférences de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture, Éditions Jacqueline Lichtenstein et Christian Michel, Paris, Beaux Arts de Paris Éditions, Tomes V et VI.
Cozens, Alexander, A New Method of Landscape, 1785, UK, Paddington Press, 1977.
De Piles, Roger, Cours de peinture par principes, 1708, Nîmes, Jacqueline Chambon, 1990.
Deperthes, Jean-Baptiste, Théorie du paysage, 1818, La Rochelle, Rumeur des Ages, 2002.
Diderot, Denis, Salons, 4 vols, Paris, Hermann, 1984-1995.
Du Bos, Jean-Baptiste, Réfléxions critiques sur la Poésie et la Peinture, 1719, Paris, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 1993.
Girardin, René-Louis, De la composition des paysages ou Des moyens d’embellir la nature autour des habitations, Genève, P. M. Delaguette, 1777.
Gilpin, William, Three Essays, Londres, R. Blamire, 1792.
Payne Knight, Richard, An Analytical Inquiry into the Principles of Taste, 1805, 4ème ed., Londres, T. Payne, 1808.
Payne Knight, Richard, The Landscape. A Didactic Poem, Londres, W. Bulmer and co, 1794.
Pott, Joseph Holden, An Essay on Landscape Painting, Londres, J. Johnson, 1782.
Uvedale Price, Sir, An Essay on the Picturesque, Londres, J. Robson, 1794.
Uvedale Price, Sir, A Letter to H. Repton on the Application of the Practice as well as the Principles of Landscape - Painting to Landscape - Gardening, Londres, J. Robson, 1795.
Valenciennes Pierre-Henri de, Élémens de perspective pratique à l’usage des artistes, suivis de réflexions et conseils à un élève, Paris, Desenne, an VIII (1800).
Watelet, Claude-Henri et Lévesque, Pierre Charles, Encyclopédie méthodique, 1788, 2e éd. Dictionnaire des arts de peinture, sculpture et gravure, Paris, Prault, 1792 (articles "paysage" et "vue").

Avec le soutien
de l'Université de Paris 13 Sorbonne Paris Cité,
du Centre de recherche Pléiade (7338),
du Centre de recherche HDEA de Paris Sorbonne
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