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CENTRE CULTUREL INTERNATIONAL DE CERISY

Programme 2016 : un des colloques





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SAINT LOUIS EN NORMANDIE
( HOMMAGE À JACQUES LE GOFF )

Mise à jour
17/10/2016


DU MERCREDI 28 SEPTEMBRE (19 H) AU SAMEDI 1er OCTOBRE (18 H) 2016

DIRECTION : Jean-Baptiste AUZEL, Elisabeth LALOU, Christophe MANEUVRIER, Jean-François MOUFFLET

Avec la collaboration de François NEVEUX

ARGUMENT :

À l’occasion de la "réunification" de la Normandie, et dans le cadre d'une saison dédiée à l’histoire normande par les services d'archives de Normandie, ce colloque propose de mettre en évidence les relations entre saint Louis et la Normandie selon trois axes:
- Saint Louis et la Normandie : privilégiant l’histoire politique et administrative, seront traitées les préoccupations récentes de l’historiographie, notamment l’intégration des territoires conquis dans la constellation capétienne et la relation privilégiée du roi avec l’ancien duché;
- La Normandie sous saint Louis : sera ici évoquée l’évolution de ce qui fut le duché normand sous Louis IX, en privilégiant un large faisceau de thématiques (la population et sa structuration sociale, le monde urbain, l’exploitation de la terre, l’architecture civile et religieuse);
- La mémoire normande de saint Louis : s’émancipant du XIIIe siècle, ce dernier ensemble abordera les traces matérielles artistiques et intellectuelles ayant contribué à perpétuer la mémoire de saint Louis en Normandie, des vitraux et sculptures représentant le roi jusqu’aux travaux d’érudition et de recherche constitués par les savants normands au fil des siècles.

Un hommage sera rendu à Jacques Le Goff, biographe de saint Louis (1996) et ami proche de Cerisy.

CALENDRIER DÉFINITIF :

Mercredi 28 septembre
Après-midi:
ACUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, des colloques et des participants


Jeudi 29 septembre
Matin:
SAINT LOUIS ET LA NORMANDIE
Jean-Baptiste AUZEL: Ouverture
Élisabeth LALOU: Introduction: Bilan des travaux historiographiques autour de saint Louis et du XIIIe siècle
Jean-François MOUFFLET: Saint Louis en Normandie: présence du roi et actes du gouvernement
François NEVEUX: Saint Louis et les évêques de Normandie

Après-midi:
SAINT LOUIS ET LA NORMANDIE (suite)
Fabien PAQUET: Entre "Auctoritate regia" et "ad usus et consuetudines Normannie": la politique de saint Louis envers le clergé régulier normand [enregistrement audio en ligne sur la Forge Numérique de la MRSH de l'Université de Caen Normandie et sur le site France Culture]
Xavier HÉLARY: La présence des serviteurs du roi de France en Normandie: le cas de Pierre de La Broce
David CARPENTER: Les prétentions des Plantagenêt sur les conquêtes Capétiennes: exemple de la Normandie

Soirée:
HOMMAGE À JACQUES LE GOFF
Jacques BERLIOZ & Édith HEURGON: Conférence–débat


Vendredi 30 septembre
Matin:
LA NORMANDIE SOUS SAINT LOUIS (1ère partie)
L'intégration de la Normandie dans l'espace Capétien
Lindy GRANT: Le rôle de Blanche de Castille dans l’intégration des nouvelles conquêtes Capétiennes: le cas normand [texte lu par Elisabeth LALOU]
Isabelle BRETTHAUER: Aux origines du tabellionage normand: main mise royale sur la production écrite (Normandie, XIIIe siècle)
Danielle SANSY: Les Juifs de Normandie à l’époque de saint Louis

Après-midi:
DÉPART POUR SAINT-LÔ
MÉMOIRE DE SAINT LOUIS EN NORMANDIE
Aux Archives départementales de la Manche (séances ouvertes au public)
- Visite libre de l'exposition "Saint Louis et la Normandie"
Julie DESLONDES: Les chartes ludoviciennes du Calvados
- Visite de l’église Notre-Dame de Saint-Lô: les deux vitraux de saint Louis (Élisabeth MARIE)
Françoise LATY: La mémoire de saint Louis dans le Coutançais
Élisabeth LALOU: Le culte de saint Louis en Normandie d’après le dossier de canonisation
RETOUR À CERISY

Soirée:
Françoise VIELLIARD: "La plume guerrière". Servantois et Sirventes dans le royaume de France au temps de la régente Blanche de Castille


Samedi 1er octobre
Matin:
LA NORMANDIE SOUS SAINT LOUIS (2ème partie)
Villes / économie / populations
Laurence JEAN-MARIE: Les relations commerciales entre Normandie et Angleterre sous le règne de saint Louis
Lise LEVIEUX: Les religieux rouennais au temps de Saint Louis
Marie DEJOUX: Saint Louis et la pratique de l’enquête en Normandie [texte lu par Jean-François MOUFFLET]

Après-midi:
Daniel POWER: L'aristocratie de la Normandie pendant la première moitié du règne de Louis IX: l'exemple des connétables de Normandie

Conclusion générale

DÉPARTS

RÉSUMÉS :

Isabelle BRETTHAUER: Aux origines du tabellionage normand: main mise royale sur la production écrite (Normandie, XIIIe siècle)
À partir des années 1270, les structures du tabellionage normand se mettent progressivement en place: les actes passés au nom des baillis et des vicomtes se multiplient dans les archives, l’Échiquier rend deux ordonnances sur les actes produits par ces deux officiers. Il n’existe cependant aucune ordonnance créatrice et les origines du tabellionage restent obscures. Si le développement de l’institution s’opère donc après la mort de Saint Louis, c’est durant son règne qu’il faut chercher les éléments moteurs qui aboutissent au "tabellionage". La recherche portera sur plusieurs sources: l’Échiquier de Normandie (arrêts rendus, étude prosopographique de ses membres) constitue le point central de l’émergence du tabellionage, puisque c’est lui qui encadre l’institution. À côté de ces archives réglementaires, l’étude des actes, très nombreux pour le XIIIe siècle, permet de suivre le contexte dans lequel les premières "lettres de baillie" apparaissent: quels sont les liens avec les chartes sous sceau privé? Peut-on suivre des individus d’une production écrite à une autre? L’étude des actes conservés pour un espace restreint, depuis Vernon (première prévôté normande à posséder un sceau anonyme dès 1265) jusqu’aux portes de Rouen, apportera des premières réponses.

David CARPENTER: Les prétentions des Plantagenêt sur les conquêtes capétiennes: exemple de la Normandie
David Carpenter envisagera dans sa communication la réaction du roi Henry III d’Angleterre et de ses ministres face à la perte de la Normandie. Il estime que, dès les années vingt et trente du XIIIe siècle, ils avaient perdu l’espoir de reconquérir la Normandie et la considéraient comme perdue. Leur projet principal en revanche était de reconquérir le Poitou. Pour appuyer cette hypothèse, David Carpenter reprend à la fois les offres faites aux Capétiens par le gouvernement anglais d’un règlement diplomatique et le déroulement de la campagne de 1230 où Henry III fit campagne en France en s’alliant avec le duc de Bretagne. L’intervention s’intéresse aussi à la façon dont Henry III a reculé craintivement devant tout effort pour reconquérir la Normandie. Il montre que beaucoup de ministres et de barons avaient peu à gagner et beaucoup à perdre si la Normandie était reconquise. Il montre enfin les difficultés rencontrées par Henry dans ses tentatives pour attirer les Normands de son côté.

In this talk David Carpenter considers the attitude of King Henry III of England and his ministers to the loss of Normandy. He argues that as early as the 1220s and 1230s they had little hope of recovering Normandy and considered it fundamentally as lost. Their main ambition was the recovery of Poitou. In support of this argument Carpenter considers both the offers made by the English government for a diplomatic settlement  with the Capetians and also the course of the campaign in 1230 when Henry III campaigned in France in alliance with the Duke of Brittany. The talk also considers just why Henry III shied away from any effort to recover Normandy. He shows how many English ministers and magnates had little to gain and much to lose if Normandy was recovered. He also shows the obstacles confronting Henry in any effort to tempt Normans over to his side.

Marie DEJOUX: Saint Louis et la pratique de l’enquête en Normandie
En 1247, avant son premier départ à la croisade et jusqu’à sa mort en 1270, Louis IX ordonna de vastes enquêtes pour réparer financièrement les préjudices causés à ses sujets par son administration, celle de ses prédécesseurs et celle de ses officiers. Étendues pour la première fois à son royaume tout entier, ces enquêtes touchèrent également la Normandie ce dont témoignent aujourd’hui 551 doléances conservées dans un cahier de parchemin. À travers celles-ci, nous tâcherons de mettre au jour la pratique de l’enquête: compilation des informations, sujets des investigations, personnes visées, sociographie des déposants, parcours des enquêteurs, décisions de ces derniers... pour mettre en valeur un véritable gouvernement par l’enquête.

Ancienne élève de l’École normale supérieure de Paris, Marie Dejoux est actuellement maître de conférence en histoire médiévale à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Son travail porte principalement sur le règne de Louis IX, sur le gouvernement médiéval et sur la construction de l’État, en particulier au travers des enquêtes royales.
Publication
Les enquêtes de saint Louis, gouverner et sauver son âme, Paris, Puf, 2014 (prix Malesherbes 2015).

Julie DESLONDES: Les chartes ludoviciennes du Calvados
Les archives du Calvados conservent quatre actes originaux de saint Louis, qui feront l’objet d’une présentation diplomatique. Sur cet ensemble, deux concernent l’abbaye de Saint-André-en-Gouffern, et l’autre l’abbaye de Barberie. Enfin, un acte fait partie d’un ensemble particulièrement intéressant provenant du fonds de l’abbaye de Troarn. Il s’agit en effet d’un dossier relatif au conflit entre le chapitre de Coutances et Troarn. Ce conflit était directement lié au traité de Paris et aux échanges entre l’Angleterre et la France qui s’en sont suivis. Le dossier, outre qu’il conserve quelques-unes des rares chartes médiévales préservées relatives à la Manche, apporte donc un éclairage sur les réorganisations temporelles à l’œuvre des deux côtés de la Manche dans cette période d’établissement d’une paix, espérée durable, entre la France et l’Angleterre.

Xavier HÉLARY: La présence des serviteurs du roi de France en Normandie: le cas de Pierre de La Broce
Originaire de Touraine, Pierre de La Broce est devenu un des chambellans du roi à la fin du règne de Saint Louis. La grande faveur dont il jouit auprès de Philippe III lui permet d'acquérir un assez vaste patrimoine réparti en plusieurs régions: la Touraine, autour de Langeais et de Loches; le Maine; et la Normandie, où Pierre de La Broce acquiert notamment la seigneurie de Damville. La chute du favori et son exécution (juin 1278) amènent la confiscation de son chartrier: c'est à partir des documents qui s'y trouvent réunis qu'on peut étudier sa politique patrimoniale, qui sera vue ici à travers l'exemple normand.

Elisabeth LALOU: Le culte de saint Louis en Normandie d’après le dossier de canonisation
Le culte de saint Louis s‘est développé très rapidement aussitôt après sa canonisation (1297), favorisé par le roi Philippe IV le Bel. Philippe IV avait pour son grand-père une grande dévotion et les officiers royaux, ses conseillers ou les gens de sa cour qui voulaient plaire au roi lui firent approuver en grand nombre des fondations de chapellenies ou institutions de tous ordres. Les femmes de la famille capétienne eurent aussi une grande part dans le développement du culte de leur saint ancêtre. Nous évaluerons, à l’aide de quelques exemples, quelle fut la place de la Normandie dans cette croissance subite et rapide de la dévotion à saint Louis.

Françoise LATY: La mémoire de saint Louis dans le Coutançais
Représenter Saint Louis dans les églises a relativement vite été l’occasion de représenter le monarque alors au pouvoir — des statues du XVIIe siècle du saint personnage sont, par exemple, des portraits de Louis XIV... et donc de rappeler le sacré de la fonction royale. Ce message a été particulièrement repris sous la IIIe République, à un moment où les programmes iconographiques véhiculent une certaine idée du rapport de l’Église avec l’État et la population. C’est ainsi que parmi les nombreux vitraux commandés dans les années 1910-1920 dans la Manche, on trouve assez fréquemment Saint Louis. Françoise Laty essaiera d’en présenter les différentes iconographies et de situer cette production au sein d’un éventuel message politique.

De formation universitaire en histoire et histoire de l’art, Françoise Laty est responsable de la valorisation de l’architecture et du patrimoine depuis 2001 dans le Pays d’art et d’histoire du Coutançais. Cette fonction, qui fait appel à une multitude de champs de savoirs et compétences, lui a permis de s’intéresser à l’iconographie religieuse et à la période de l’entre-deux-guerres, thèmes qu’elle a déjà fait se rencontrer lors de conférences sur les vitraux commémoratifs et les arts religieux de la première moitié du XXe siècle. Habituée des colloques normands de Cerisy, elle a notamment co-dirigé le colloque "La cathédrale de Coutances, art et histoire" (2009) et participé aux colloques "Une Normandie sensible: regards croisés de géographes et de plasticiens" (2010) et "Que vont devenir les églises normandes?" (2015).

Lise LEVIEUX: Les religieux rouennais au temps de saint Louis
Rouen est au temps de saint Louis une ville entrée depuis peu dans le domaine royal français. Or elle accueille au XIIIe siècle de nombreuses communautés religieuses qui surent s’attirer les faveurs du roi. Ainsi, il fit de nombreuses donations aux communautés religieuses déjà implantées à Rouen et favorise l’installation de nouvelles communautés et plus spécifiquement l’implantation des ordres mendiants. Ainsi, c’est le paysage religieux de la ville de Rouen sous saint Louis, ancienne capitale du duché de Normandie et deuxième ville du royaume, que nous étudierons lors de cette présente communication.

Lise Levieux, doctorante de l’université de Rouen sur "espace réel, espace perçu à Rouen du Xe au XVe siècle: le rôle des communautés religieuses dans la fabrique de la ville médiévale". Elle travaille en co-direction avec Elisabeth Lalou, professeur d’histoire médiévale à Rouen et Elisabeth Lorans, professeur d’archéologie médiévale à Tours. Elle est rattachée au GRHIS (Rouen) et au LAT (Tours).  Elle a fait plusieurs interventions dans des colloques ou journées d’étude, parlant ainsi de "Communautés religieuses et pouvoirs laïques à Rouen (Xe-XVe siècle): une histoire de l’appropriation des territoires" (Avril 2016) ou "Territories, frontières, mobilités" (Février 2016).

Jean-François MOUFFLET: Saint Louis en Normandie: présence du roi et actes du gouvernement
Des nouvelles contrées passées sous la domination directe des Capétiens après la commise de Philippe Auguste, la Normandie est le seul territoire que saint Louis fréquenta régulièrement, les autres ayant été confiés en apanage par Louis VIII à ses fils puînés. Il faut s’interroger sur ces liens particuliers: pourquoi avoir gardé une emprise directe sur la Normandie et pas un autre territoire? Dans quelle mesure l’intégration de cette dernière infléchit les habitudes itinérantes et résidentielles des Capétiens? Que peut-on deviner, à travers les actes de gouvernement, de la greffe progressive de l’ancien duché au domaine Capétien? Pour y répondre, il convient de mesurer la présence physique du roi dans ces terres fraîchement acquises: s’il y est très présent sur les marges orientales, en remontant régulièrement la Seine jusqu’à Rouen, il entreprend pour autant deux "tournées" complètes, dont l'une le conduit jusqu’au Mont-Saint-Michel. Mais les déplacements du roi ne sont qu’une des formes du gouvernement et de la manifestation de son autorité: on proposera également d’exposer une étude détaillée de l’ensemble des actes émis par la chancellerie royale, des diplômes sanctionnant dons et bienfaits jusqu’aux ordres adressés aux relais locaux, afin d’examiner les tendances de la politique Capétienne envers la Normandie.

Jean-François Moufflet, ancien élève de l’École des chartes, est conservateur du patrimoine, responsable de fonds aux Archives nationales, département du Moyen Âge et de l’Ancien Régime. Après avoir réalisé une thèse d’École des chartes sur l’hôtel de saint Louis, il poursuit un doctorat à l’Université Paris-I Panthéon-Sorbonne sous la direction d’Olivier Mattéoni et Élisabeth Lalou sur le gouvernement de saint Louis, principalement à la lumière de la production de la chancellerie royale et des structures curiales.

Fabien PAQUET: Entre "Auctoritate regia" et "ad usus et consuetudines Normannie", la politique de saint Louis envers le clergé régulier normand
Lucien Musset écrivait que le temps de saint Louis fut celui des "solutions" pour la Normandie, après l'annexion de 1204. Et il l'oppose à celui de Philippe Auguste, qui aurait été celui d'un "moratoire". Une étude des rapports des deux rois aux abbés de la province nouvelle rattachée au domaine royal montrera que les politiques du grand-père et du petit-fils ne s'opposent pas aussi simplement — en grande partie car Philippe Auguste fit plus qu'imposer un moratoire, il eut une réelle politique appelée à être poursuivie par ses successeurs, notamment en faisant de tous les monastères bénédictins des abbayes royales. Saint Louis traite avec des abbés dans le système français, très largement surveillés par son fidèle Eudes Rigaud, l'archevêque de Rouen, mais pour autant n'en profite pas — ou ne parvient pas à en profiter? — pour avoir une politique plus dominatrice que le fut celle de Philippe Auguste. La continuation est, en fait, à l'œuvre à deux points de vue: d'une part, le maintien des droits et des particularismes des maisons normandes et, d'autre part, le renforcement du pouvoir royal — la formule "auctoritate regia" se rencontre de plus en plus dans les chartes, comme un rappel de la domination capétienne. Ces deux aspects entrent parfois en conflit (comme ce fut le cas pour la Trinité de Fécamp) mais les relations entre saint Louis et les abbés restèrent cordiales, le roi ne manquant pas d'assurer les maisons de sa piété et de son soutien, en particulier lors de ses visites, notamment à Notre-Dame du Bec et à Sainte-Catherine de Rouen.

Agrégé d'histoire, Fabien Paquet est doctorant contractuel à l'Université de Caen Normandie. Sa thèse porte sur le clergé régulier normand entre 1204 et la fin du XVe siècle, notamment dans ses rapports avec les pouvoirs royaux français et anglais.
Publications
"Un pouvoir d'abbé en acte(s): Raoul d'Argences, abbé de Fécamp (1190-1219)", Tabularia, "Études", n°11, 2011, p. 49-79.
"Eudes Rigaud et les abbés normands", Eudes Rigaud en son temps, actes du colloque de Rouen (30-31 mai 2013), Rennes, PUR, à paraître (2016).


Françoise VIELLIARD: "La plume guerrière". Servantois et Sirventes dans le royaume de France au temps de la régente Blanche de Castille
Le servantois politique en langue d'oïl est thématiquement et formellement l'équivalent  du sirventes occitan qui a été beaucoup mieux étudié. Le corpus des "chansons politiques" que l'on peut dater de la régence de Blanche de Castille et qui comprend en particulier trois pièces de Bernard de la Ferté lié à la révolte des barons (1227-1230) est suffisamment important pour qu'on puisse le comparer aux sirventés composés dans le midi à la même époque.

Françoise Vielliard est professeur émérite à l'École nationale des chartes (chaire de philologie romane). Membre de la Société de l’histoire de France. Membre résident de la Société nationale des antiquaires de France.
Publications
Françoise Vielliard, Jacques Monfrin, Manuel bibliographique de la littérature française du moyen âge de Robert Bossuat. Troisième supplément (1960-1980). I. Les origines. Les légendes épiques. Le roman courtois, Paris, Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique, 1986; II. L'ancien français (chapitres IV à IX). Le moyen français, Paris, Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique, 1991.
Benoît de Sainte Maure. Le Roman de Troie. Extraits du manuscrit de Milan, Bibliothèque Ambrosienne, D 55, édités, présentés et traduits par Emmanuèle Baumgartner et Françoise Vielliard, Paris, Librairie générale française, 1998 (Le livre de poche. Lettres gothiques, 4552).
Léopold Delisle, Actes du colloque de Cerisy (2004) publiés par Françoise Vielliard et Gilles Désiré dit Gosset, Saint-Lô, 2007.
Quelques articles concernant les historiens normands médiévaux
"Les chevaliers normands et bretons dans la chanson d’Otinel", dans Plaist vos oïr bone chançon vallant? Mélanges de langue et de littérature médiévales offerts à François Suard, Lille, 2 vol., 1999, t. II, p. 963-973.
"Deux historiens normands du XIIe siècle, Guillaume de Saint-Pair et Wace et leur méthode de travail", dans Revue de l’Avranchin et du pays de Granville, t. 119, 2001, p. 325-352.
"Richard Cœur de Lion et son entourage normand: le témoignage de l’Estoire de la guerre sainte", dans Bibliothèque de l’École des chartes, t. 160, 2002, p. 5-52.
"L’utilisation de l’Itinerarium peregrinorum par l’Estoire de la guerre sainte: traduction et adaptation", dans Par les mots et par les textes. Mélanges de langue, de littérature et d’histoire des sciences médiévales offerts à Claude Thomasset, sous la direction de Danièle James-Raoul et Olivier Soutet, Paris, Presses de l’Université de Paris Sorbonne, 2005, p. 807-818 (Travaux de stylistique et de linguistique françaises. Études linguistiques).
"L’histoire des ducs de Normandie: du manuscrit à l’édition contemporaine: l’exemple du roman de Rou de Wace", dans La place de la Normandie dans la diffusion des savoirs: du livre manuscrit à la bibliothèque virtuelle, Caen, 2006 (Congrès des sociétés historiques et archéologiques de Normandie, 11), p. 37-54.
"Les deux versions de la partie octosyllabique longue du roman de Rou et leur postérité médiévale", dans Medioevo romanzo, t. 35, 2011, p. 33-57.
"Discussion. La traduction de l’Historia Normannorum d’Aimé du Mont Cassin. Une nouvelle (mais inutile) édition et un état de la recherche récente", dans Bibliothèque de l’École des chartes, t. 169, 2011, p. 269-283.
"De la première rédaction de la partie octosyllabique longue du roman de Rou à la seconde. Étude des procédés d’amplification", dans Le texte dans le texte. L’interpolation médiévale. Études reunies par Annie Combes et Michelle Skilnik, Paris, 2013 (Rencontres, 49, série "Civilisation médiévale", 4), p. 41-61.


Avec le soutien
du Conseil départemental de la Manche (Archives départementales)
et des Universités de Caen Normandie (MRSH / OUEN) et de Rouen Normandie