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" Page mise à jour le 18 octobre 2007 "


DU JEUDI 26 MAI (19 H) AU MARDI 31 MAI (14 H) 2005



TOCQUEVILLE ENTRE L'EUROPE ET LES ETATS-UNIS


DIRECTION : Jean-Louis BENOÎT, Françoise MÉLONIO, Olivier ZUNZ

ARGUMENT :

Tocqueville est l’une des rares figures intellectuelles commune à l’Europe et aux Etats-Unis. Aussi son œuvre s’est elle imposée comme une référence majeure dans le débat d’idées qu’entretiennent, depuis plus de deux cents ans, l’Europe et l’Amérique. Relire Tocqueville dans la perspective d’un dialogue entre les traditions de pensée continentale et anglo-américaine, réévaluer les apports de sa pensée pour comprendre le monde d’aujourd’hui, tels sont les objectifs du colloque organisé à l’occasion du bicentenaire de la naissance de l’écrivain.

On étudiera l’insertion historique de la pensée de Tocqueville, son rapport aux Lumières et à la contre-révolution, ainsi que le dialogue dans lequel elle entre avec le libéralisme français ou américain. La méthode de Tocqueville consiste en un va et vient entre l’observation du monde politique et la construction de concepts: on étudiera donc à la fois l’enquêteur et le philosophe ou le politiste. Enfin on s’interrogera sur l’inscription de Tocqueville dans le conflit des interprétations actuelles, en Europe et aux Etats-Unis, puisque sa pensée reste au cœur des débats sur la démocratie.

CALENDRIER DÉFINITIF :

Jeudi 26 mai
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, du colloque et des participants


Vendredi 27 mai
Matin:
Jean-François LE GRAND: Ouverture
Jean-Claude CASANOVA: Pourquoi Tocqueville est-il important aujourd'hui?

Le libéralisme tocquevillien (Président: Frank TURNER)
Regina POZZI: Tocqueville et le libéralisme traditionaliste, de Burke à Taine
Steven B. SMITH: Les Deux-Doux Despotismes selon Tocqueville
Robert GANNETT: Tocqueville politicien
(Discutant: Frédéric ATTAL)

Après-midi:
- Séance publique aux Archives départementales de la Manche à Saint-Lô: Olivier ZUNZ: « De la démocratie en Amérique »: Tocqueville lu par les Américains du XIXème siècle
- Vernissage de l'exposition: Qui êtes-vous Monsieur de Tocqueville? (Commissaire: Charlotte MANZINI)
- Dîner au château de Canisy, à l'invitation du Conseil général de la Manche


Samedi 28 mai
Matin:
Tocqueville et les Lumières (Président: Jean-Louis BENOÎT)
David BELL: Tocqueville et Malesherbes: la tradition parlementaire dans la mise en place du libéralisme français
Gérard GENGEMBRE: Tocqueville et la pensée contre-révolutionnaire
(Discutante: Laurence GUELLEC)

Table Ronde : Tocqueville, magistrat des libertés, animée par Odile RUDELLE (Tocqueville héritier de Malesherbes), Françoise MÉLONIO et James SCHLEIFER

Après-midi:
Tocqueville théoricien (Présidente: Françoise MÉLONIO)
Pierre MANENT: Tocqueville, philosophe politique
Jeffrey ALEXANDER: Tocqueville et la théorie de la société civile
(Discutante: Cheryl WELCH)


Dimanche 29 mai
Matin:
Tocqueville et les valeurs aristocratiques (Présidente: Laurence GUELLEC)
Lucien JAUME: Intérêt, opinion et honneur: le problème du lien social
Alan KAHAN: De l'aristocratie en Tocqueville
(Discutant: Arthur GOLDHAMMER)

Table Ronde : Tocqueville retrouvé: la réception de Tocqueville aujourd'hui en Europe et aux Etat-Unis, animée par Fabrice WILHELM (L'égalité: "expression d'envie") avec Frédéric ATTAL et Serge AUDIER

Après-midi:
Visite aux trois châteaux des Tocqueville dans le Nord Cotentin: Nacqueville, Tourlaville et Tocqueville


Lundi 30 mai
Matin:
Justice et religion (Président: Melvin RICHTER)
Agnès ANTOINE: Démocratie et religion: perspectives tocquevilliennes
Holly BREWER: Tocqueville et la justice dans une démocratie
(Discutant: James KLOPPENBERG)

Table Ronde : Religion, pouvoir et politique social, animée par Pierre GIBERT avec Jean-Louis BENOÎT et Eric KESLASSY (Tocqueville, économiste)

Après-midi:
Tocqueville comparatiste (Président: Olivier ZUNZ)
Seymour DRESCHER: Tocqueville comme comparativiste
Simon LANGLOIS: Tocqueville et le conflit entre francophones et anglophones au Canada
(Discutant: James SCHLEIFER)

Françoise MÉLONIO: Conclusions


Mardi 31 mai
DÉPART DES PARTICIPANTS

RÉSUMÉS :

Agnès ANTOINE: Démocratie et religion: perspectives tocquevilliennes
Dans la "science politique nouvelle" que dessine Tocqueville pour le monde "tout nouveau" de l'égalité, la religion est appelée à jouer indirectement un rôle politique, par ses effets symboliques et moraux sur la culture démocratique. En quoi cette philosophie diffère-t-elle de celle de la tradition cicéronienne et machiavélienne, visant à utiliser le religieux à des fins politiques? La position personnelle de Tocqueville à l'égard de la foi invalide-t-elle le bien-fondé de ses analyses et de ses propositions? Ou faut-il au contraire considérer Tocqueville comme un théoricien méconnu de la laïcité? Autant de questions auxquelles il est nécessaire d'essayer de répondre si l'on veut que la pensée de Tocqueville puisse véritablement nourrir le débat contemporain sur les rapports entre modernité et religion.

David BELL: Tocqueville et Malesherbes: la tradition parlementaire dans la mise en place du libéralisme français
Cette communication essayera de rétablir l’importance pour la pensée de de Tocqueville de la tradition parlementaire française, c'est-à-dire les idées constitutionnelles défendues par les cours souveraines de l’ancien régime, dont la Cour des Aides présidée par l'arrière-grand-père de Tocqueville, Guillaume-Chrétien Lamoignon de Malesherbes. Dans L’Ancien Régime et la Révolution, ces idées sont présentées comme les derniers vestiges d’une forme de liberté antique, et Tocqueville ne les discute que rarement dans ses notes et dans sa correspondance. Néanmoins, la filiation entre les remontrances de Malesherbes et le livre de son arrière petit-fils est très claire, et ma communication l’analysera.

Références Bibliographiques :

Alexis de Tocqueville, "Fragments et notes inédites sur la Révolution", in Œuvres complètes, T. II, 2, Paris, Gallimard, 1953.
François Furet, "The Intellectual Origins of Tocqueville’s Thought", The Tocqueville Review, n°7 (1985-86), pp. 117-29.
Robert T. Gannett Jr., Tocqueville Unveiled: The Historian and his Sources for The Old Regime and the Revolution, Chicago, University of Chicago Press, 2003.
Edward T. Garcan, "The Formation of Tocqueville’s Historical Thought", Review of Politics, T. 24 (1962), pp. 48-61.
Richard Herr, Tocqueville and the Old Regime, Princeton, Princeton University Press, 1962.
François Mélonio, "Tocqueville: aux origines de la démocratie française", in François Furet et Mona Ozouf (sous la direction de), The French Revolution and the Creation of Modern Political Culture, T. 3, The Transformation of Political Culture, 1789-1848, Oxford, Pergamon Press, 1989, pp. 595-611.
Robert M. Schwartz and Robert A. Schneider (sous la direction de), Tocqueville and Beyond: Essays on the Old Regime in Honor of David D. Bien, Newark, University of Delaware Press, 2003.
Sheldon Wolin, Tocqueville between Two Worlds: The Making of a Political and Theoretical Life, Princeton, Princeton University Press, 2001.


Seymour DRESCHER: Tocqueville comme comparativiste
La mission principale des œuvres d’Alexis de Tocqueville était de comprendre et d’influencer l’avenir de sa patrie. Il pensait qu’une perspective comparative était nécessaire afin d'atteindre ce but, "car quiconque n’a étudié et vu que la France ne comprendra, jamais, j’ose dire..." [la France]. Dans mon exposé, je considérerai l’accent mis par Tocqueville sur le monde anglo-américain dans la perspective comparative. Ce monde a été l’objet dominant de sa vie entière depuis les dernières années de la monarchie des Bourbon jusqu’à L’Ancienrégime et la révolution. Tocqueville a pensé qu’il vivait dans une période transitoire entre des conditions d’inégalité et d'égalité. Il a essayé de convaincre ses concitoyens de regarder d'autres pays afin d'identifier les possibilités et les trappes de l’ère égalitaire.

Gérard GENGEMBRE: Tocqueville et la pensée contre-révolutionnaire
Analyse des causes de la Révolution française, définition de l'individu, de la société et de l'Etat, conception de l'Histoire, situation de la Providence: autant de points sur lesquels la pensée de Tocqueville, entre De la démocratie en Amérique et L'Ancien Régime et la Révolution se trouve confrontée à celle des doctrinaires de la Contre-Révolution, qu'il s'agisse de Bonald ou de Joseph de Maistre.
De la même manière qu'une Mme de Staël dialogue sans le dire explicitement avec les concepts et les interprétations contre-révolutionnaires, Tocqueville, nous semble-t-il, doit les prendre en compte et y répondre, puisqu'ils participent pleinement à la délimitation du champ des idées politiques et à celle de la notion moderne d'Histoire.

Lucien JAUME: Intérêt, opinion et honneur: le problème du lien social
Le choix de « l'intérêt bien entendu », choix que se résout à faire Tocqueville en tant que conseiller de la démocratie, peut-il corriger les défauts de l'individualisme moderne? Mme de Staël et Benjamin Constant ont répondu par la négative.
Si Tocqueville se situait entièrement dans l'optique de David Hume (un auteur lu dans sa famille et par lui-même), cette conception du lien social ne poserait pas problème. Car intérêt et opinion vont de pair: c'est dans les conduites socialement approuvées et dans les règles de réciprocité avec autrui que l'individu trouve son miroir et son identité. Mais la question de l'honneur (une valeur en crise et une implication personnelle de Tocqueville dans diverses circonstances) vient jeter le trouble. Le lien social moderne en ressort obscurci et conflictuel. Le libéralisme du sujet que Tocqueville semblait avoir reçu de Coppet en devient également problématique.

Alan KAHAN: De l'aristocratie en Tocqueville
For decades scholars have debated what Tocqueville meant by "democracy". Yet they have spent very little time examining his understanding of its essential counterpart, "aristocracy". My paper will examine in detail Tocqueville’s evolving use of the word "aristocracy". Tocqueville’s understanding of aristocracy underwent considerable change between the writing of De la démocratie en Amérique and L’Ancien régime. This suggests a parallel evolution in his understanding of democracy that has gone unremarked. I will also suggest that exploring the relationships between aristocracy and modernity and between aristocracy and freedom are enduring issues in Tocqueville’s work. They provide a running commentary on his more famous consideration of the relationship between freedom and equality.

Eric KESLASSY: Tocqueville, économiste
On connaît en Alexis de Tocqueville l’homme politique, le philosophe politique, l’historien ou même le sociologue. Trop souvent, on oublie ou on néglige l’économiste. Il faut essayer d’expliquer ce constat. Il faut également montrer que, loin des dogmatismes, Tocqueville invente une "troisième voie": il ne veut ni de l’Etat protecteur, "machine de progrès" au sens de Louis Blanc, ni de la "main invisible" qui postule l’inutilité de l’Etat dans le monde industriel. Au fond, distinguer la réflexion économique de Tocqueville revient à se rendre compte que celui-ci n’est pas le libéral que l’on se complaît à décrire: contrairement à la plupart des libéraux de son temps, son libéralisme politique ne préfigure pas un libéralisme économique débridé.

Références Bibliographiques :

Jean-Louis Benoît & Eric Keslassy, Alexis de Tocqueville, Textes économiques, Anthologie critique, Pocket, 2005.
Eric Keslassy, Le Libéralisme de Tocqueville à l’épreuve du paupérisme, L’Harmattan, 2000.
Eric Keslassy, Démocratie et égalité, Bréal, 2003.
Eric Keslassy, De la discrimination positive, Bréal, 2004.


Regina POZZI: Tocqueville et le libéralisme traditionaliste, de Burke à Taine
Même s'il ne partage pas les illusions politiques des traditionalistes,l'image d'un passé, dont le "modèle" est établi en opposition à la modernité politique, hante Tocqueville, et ce sentiment devient de plus en plus fort dans la partie inachevée de l'histoire de la Révolution, où l'on retrouve quelquefois des allures à la Burke. C'est pourquoi les libéraux traditionalistes français de la seconde moitié du dix-neuvième siècle, en même temps qu'ils redécouvrent Burke, puisent à l'œuvre tocquevillienne, tout en en méconnaissant la complexité.

Odile RUDELLE: Tocqueville héritier de Malesherbes
Alexis de Tocqueville est l'arrière petit-fils de Malesherbes qui, président de la Cour des aides, a signé les grandes remontrances à Louix XV (1771) et qui, ministre de Louis XVI, fut l'inspirateur de l'Edit restituant l'état-civil aux « non-catholiques » (1787). Cet arrière-plan familial intellectuel et moral fit que, magistrat en congé, Tocqueville use naturellement d'un œil comparatif, sensible au rôle de la Justice dans une société issue d'une révolution démocratique qui a laissé la Justice en l'état. Gardienne des droits individuels comme en Angleterre, la Justice est ici la figure de la « résistance » à la tyrannie majoritaire. Ce pouvoir de régulation accordé à une Justice, vue comme une nouvelle sorte d'aristocratie, le conduit à comparer les colonisations européennes en Amérique: militaire et administrative pour les Français, judiciaire et commerçante pour les Anglais, selon des modalités recommencées en Inde ou en Algérie.

Steven B. SMITH: Les Deux-Doux Despotismes selon Tocqueville
La Démocratie en Amérique — est-ce un livre ou deux? Tocqueville, selon la phrase célèbre d'Isaiah Berlin, est-il un hérisson ou un renard? Un homme doué d'une seule grande idée ou de maintes idées moins grandes? Une manière de répondre à cette question est d'examiner les deux explications opposées de la tyrannie démocratique offertes dans les volumes de la Démocratie publiés en 1835 et en 1840. Dans le premier, Tocqueville se méfie des dangers de la domination de la majorité et de l'abus des droits de la minorité. Dans le second, il s'inquiète d'un état "tutélaire" qui s'occuperait du plus petit détail de la vie quotidienne du citoyen. Ces deux manières de traiter une même et seule question sont-elles révélatrices d'une évolution de perspective entre les deux éditions de la Démocratie?
L'intervention traite les raisons et la significance de ce changement.

Fabrice WILHELM: L'égalité: "expression d'envie"
Prié par Nassau Senior de lui donner une « définition de l'égalité », Tocqueville lui répond: « c'est le désir qu'a chacun de ne voir personne dans une meilleure situation que soi-même [...] l'égalité est une expression d'envie ». Le lien entre l'envie — souffrance causée par le spectacle du bonheur d'autrui — et le désir d'égalité était une question centrale dans la reflexion politique des grecs. Elle s'est reposée avec acuité au XIXe siècle, chez Tocqueville, comme chez Balzac, Stendhal ou Zola. Les démocraties, travaillées par l'envie, sont, entre deux abîmes: celui d'un égalitarisme niveleur qui se pare souvent des couleurs anoblissantes de l'équité sociale ; et celui d'une rivalité anomique, toute aussi destructrice, qui s'autorise des vertus de la concurrence et de la liberté. Dans les deux cas l'envie est impensée, et, comme la « pulsion de mort », peut donc faire son œuvre en silence. Dans quelle mesure a-t-on pris conscience du caractère central de la problématisation de l'envie dans l'œuvre de Tocqueville? Cette question n'a-t-elle pas été sous-estimée pour des raisons idéologiques autant que psychologiques?

Références Bibliographiques :

Fabrice Wilhelm, "Le sentiment démocratique de l'envie", Tocqueville et la littérature, Sous la direction de Françoise Mélonio et josé-Luis Diaz, Colloque de la Sorbonne, PUPS, 2004.
L'envie et ses figurations littéraires, Sous la direction de Fabrice Wilhelm, Colloque de l'université de Mulhouse, Editions Universitaires de Dijon, 2005.
Fabrice Wilhelm, "Lucien de Rubempré un objet d'envie", Cahier de littérature française, n°1, 2005.
Fabrice Wilhelm, "Des mortes amoureuses, le regard et l'envie", Revue des Sciences Humaines, 2005.
Fabrice Wilhelm, "L'envie chez Baudelaire", Les Fleurs du Mal, Sous la direction d'André Guyaux, Colloque de la Sorbonne, PUPS, 2003.
Fabrice Wilhelm, "L'Œuvre d'Emile Zola ou l'invisible objet de l'envie", Sous la direction d'Henri Scepi, Texte / Image, Colloque de Cerisy, Presses universitaires de  Rennes, 2003.


BIBLIOGRAPHIE :

Tocqueville, Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 3 volumes, Gallimard, 1991, 1992 et 2004.
Tocqueville, Lettres choisies, Souvenirs, édités par Laurence Guellec et Françoise Mélonio, Quarto Gallimard, 2003.
Jeffrey Alexander, The Classical Tradition in Sociology: The American tradition.
Agnès Antoine, L'impensé de la démocratie Tocqueville, la citoyenneté et la religion, Fayard, 2003.
Serge Audier, Tocqueville retrouvé. Genèse et enjeux du renouveau tocquevillien français, Vrin Ehess, 2004.
Daniel Bell, La fin de l'idéologie, PUF, 1997.
Jean Louis Benoit, Tocqueville moraliste, Champion, 2004, Comprendre Tocqueville, Armand-Colin, Paris, 2004.
Seymour Drescher, Tocqueville and England, Cambridge (Massachussetts): Harvard University Press, 1964 - Dilemmas of democracy: Tocqueville and modernization, Pittsburgh: University of Pittsburgh, 1968.
Gérard Gengembre, La Contre-Révolution ou l'histoire désespérante, Paris: Imago, 1989.
Stephen Holmes, "Constant and Tocqueville, an unexplored relationship", Annales Benjamin Constant n°12, 1991.
André Jardin, Alexis de Tocqueville (1805-1859), Hachette, Paris, 1984.
Laurence Guellec, Tocqueville et les langages de la démocratie, Champion, 2004.
Alan Kahan, Aristocratic liberalism. The Social and Political Thought of Jacob Burkardt, John Stuart Mill and Alexis de Tocqueville, New-York: Oxford University Press, 1992.
Eric Keslassy, Le Libéralisme de Tocqueville à l'épreuve du paupérisme, Paris: L'Harmattan, 2000 - Alexis de Tocqueville, Textes économiques, Anthologie critique, Pocket/Agora, Paris, nov. 2004 (en collaboration avec Jean-Louis Benoît).
James Kloppenberg, The Virtues of Liberalism, 1998.
Pierre Manent, Tocqueville et la nature de la démocratie, l'esprit de la cité, Fayard, 1993.
Françoise Mélonio, Tocqueville et les Français, Aubier Histoires, 1993.
Melvin Richter, "The uses of theory: Tocqueville's adaptation of Montesquieu", in Essays in theory and history: an approach in the social sciences, Cambridge, Massachusetts: Harvard University Press, 1970.
James  Schleifer, The Making of Tocqueville's Democracy in America, Chapell Hill: University of North Carolina Press, 1980.
Cheryl  Welch, De Tocqueville, Oxford University Press, 2001.
Sheldon Wolin, Tocqueville between two Worlds, Princeton University Press, 2001.


Avec le concours du Conseil Général de la Manche et de La Société Tocqueville,
avec le soutien de la Fondation Florence Gould
et la participation du Comité d'Histoire Parlementaire et Politique



COLLOQUE PUBLIÉ DANS LA REVUE TOCQUEVILLE, VOL. XXVII, N°2, 2006



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