DU JEUDI 26 MAI (19 H) AU MARDI 31 MAI (14 H) 2005
TOCQUEVILLE ENTRE L'EUROPE ET LES ETATS-UNIS
DIRECTION : Jean-Louis BENOÎT, Françoise MÉLONIO,
Olivier ZUNZ
ARGUMENT :
Tocqueville est l’une des rares figures intellectuelles commune
à l’Europe et aux Etats-Unis. Aussi son œuvre s’est elle imposée
comme une référence majeure dans le débat d’idées
qu’entretiennent, depuis plus de deux cents ans, l’Europe et l’Amérique.
Relire Tocqueville dans la perspective d’un dialogue entre les traditions
de pensée continentale et anglo-américaine, réévaluer
les apports de sa pensée pour comprendre le monde d’aujourd’hui,
tels sont les objectifs du colloque organisé à l’occasion
du bicentenaire de la naissance de l’écrivain.
On étudiera l’insertion historique de la pensée
de Tocqueville, son rapport aux Lumières et à la contre-révolution,
ainsi que le dialogue dans lequel elle entre avec le libéralisme
français ou américain. La méthode de Tocqueville
consiste en un va et vient entre l’observation du monde politique et la
construction de concepts: on étudiera donc à la fois l’enquêteur
et le philosophe ou le politiste. Enfin on s’interrogera sur l’inscription
de Tocqueville dans le conflit des interprétations actuelles,
en Europe et aux Etats-Unis, puisque sa pensée reste au cœur
des débats sur la démocratie.
CALENDRIER DÉFINITIF :
Jeudi 26 mai
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS
Soirée:
Présentation du Centre, du colloque et des participants
Vendredi 27 mai
Matin:
Jean-François LE GRAND: Ouverture
Jean-Claude CASANOVA: Pourquoi Tocqueville est-il important
aujourd'hui?
Le libéralisme tocquevillien (Président:
Frank TURNER)
Regina POZZI: Tocqueville et
le libéralisme traditionaliste, de Burke à Taine
Steven B. SMITH: Les Deux-Doux
Despotismes selon Tocqueville
Robert GANNETT: Tocqueville politicien
(Discutant: Frédéric ATTAL)
Après-midi:
- Séance publique aux Archives départementales de la Manche
à Saint-Lô: Olivier ZUNZ: « De la démocratie
en Amérique »: Tocqueville lu par les Américains du
XIXème siècle
- Vernissage de l'exposition: Qui êtes-vous Monsieur de Tocqueville?
(Commissaire: Charlotte MANZINI)
- Dîner au château de Canisy, à l'invitation du Conseil
général de la Manche
Samedi 28 mai
Matin:
Tocqueville et les Lumières (Président: Jean-Louis
BENOÎT)
David BELL: Tocqueville et Malesherbes:
la tradition parlementaire dans la mise en place du libéralisme
français
Gérard GENGEMBRE: Tocqueville
et la pensée contre-révolutionnaire
(Discutante: Laurence GUELLEC)
Table Ronde : Tocqueville, magistrat des libertés, animée
par Odile RUDELLE (Tocqueville
héritier de Malesherbes), Françoise MÉLONIO
et James SCHLEIFER
Après-midi:
Tocqueville théoricien (Présidente: Françoise
MÉLONIO)
Pierre MANENT: Tocqueville, philosophe politique
Jeffrey ALEXANDER: Tocqueville et la théorie de la
société civile
(Discutante: Cheryl WELCH)
Dimanche 29 mai
Matin:
Tocqueville et les valeurs aristocratiques (Présidente:
Laurence GUELLEC)
Lucien JAUME: Intérêt,
opinion et honneur: le problème du lien social
Alan KAHAN: De l'aristocratie
en Tocqueville
(Discutant: Arthur GOLDHAMMER)
Table Ronde : Tocqueville retrouvé: la réception
de Tocqueville aujourd'hui en Europe et aux Etat-Unis, animée
par Fabrice WILHELM (L'égalité:
"expression d'envie") avec Frédéric ATTAL
et Serge AUDIER
Après-midi:
Visite aux trois châteaux des Tocqueville dans le Nord Cotentin:
Nacqueville, Tourlaville et Tocqueville
Lundi 30 mai
Matin:
Justice et religion (Président: Melvin RICHTER)
Agnès ANTOINE: Démocratie
et religion: perspectives tocquevilliennes
Holly BREWER: Tocqueville et la justice dans une démocratie
(Discutant: James KLOPPENBERG)
Table Ronde : Religion, pouvoir et politique social, animée
par Pierre GIBERT avec Jean-Louis BENOÎT et
Eric KESLASSY (Tocqueville, économiste)
Après-midi:
Tocqueville comparatiste (Président: Olivier
ZUNZ)
Seymour DRESCHER: Tocqueville
comme comparativiste
Simon LANGLOIS: Tocqueville et le conflit entre francophones
et anglophones au Canada
(Discutant: James SCHLEIFER)
Françoise MÉLONIO: Conclusions
Mardi 31 mai
DÉPART DES PARTICIPANTS
RÉSUMÉS :
Agnès ANTOINE: Démocratie
et religion: perspectives tocquevilliennes
Dans la "science politique nouvelle" que dessine Tocqueville
pour le monde "tout nouveau" de l'égalité, la religion
est appelée à jouer indirectement un rôle politique,
par ses effets symboliques et moraux sur la culture démocratique.
En quoi cette philosophie diffère-t-elle de celle de la tradition
cicéronienne et machiavélienne, visant à utiliser
le religieux à des fins politiques? La position personnelle
de Tocqueville à l'égard de la foi invalide-t-elle le
bien-fondé de ses analyses et de ses propositions? Ou faut-il au
contraire considérer Tocqueville comme un théoricien méconnu
de la laïcité? Autant de questions auxquelles il est nécessaire
d'essayer de répondre si l'on veut que la pensée de
Tocqueville puisse véritablement nourrir le débat contemporain
sur les rapports entre modernité et religion.
David BELL: Tocqueville et Malesherbes:
la tradition parlementaire dans la mise en place du libéralisme
français
Cette communication essayera de rétablir l’importance
pour la pensée de de Tocqueville de la tradition parlementaire
française, c'est-à-dire les idées constitutionnelles
défendues par les cours souveraines de l’ancien régime,
dont la Cour des Aides présidée par l'arrière-grand-père
de Tocqueville, Guillaume-Chrétien Lamoignon de Malesherbes.
Dans L’Ancien Régime et la Révolution, ces idées
sont présentées comme les derniers vestiges d’une forme
de liberté antique, et Tocqueville ne les discute que rarement dans
ses notes et dans sa correspondance. Néanmoins, la filiation entre
les remontrances de Malesherbes et le livre de son arrière petit-fils
est très claire, et ma communication l’analysera.
Références Bibliographiques :
Alexis de Tocqueville, "Fragments et notes inédites sur
la Révolution", in Œuvres complètes, T. II, 2, Paris,
Gallimard, 1953.
François Furet, "The Intellectual Origins of Tocqueville’s
Thought", The Tocqueville Review, n°7 (1985-86), pp. 117-29.
Robert T. Gannett Jr., Tocqueville Unveiled: The Historian and
his Sources for The Old Regime and the Revolution, Chicago, University
of Chicago Press, 2003.
Edward T. Garcan, "The Formation of Tocqueville’s Historical Thought",
Review of Politics, T. 24 (1962), pp. 48-61.
Richard Herr, Tocqueville and the Old Regime, Princeton, Princeton
University Press, 1962.
François Mélonio, "Tocqueville: aux origines de la démocratie
française", in François Furet et Mona Ozouf (sous la
direction de), The French Revolution and the Creation of Modern Political
Culture, T. 3, The Transformation of Political Culture, 1789-1848,
Oxford, Pergamon Press, 1989, pp. 595-611.
Robert M. Schwartz and Robert A. Schneider (sous la direction
de), Tocqueville and Beyond: Essays on the Old Regime in Honor
of David D. Bien, Newark, University of Delaware Press, 2003.
Sheldon Wolin, Tocqueville between Two Worlds: The Making of
a Political and Theoretical Life, Princeton, Princeton University
Press, 2001.
Seymour DRESCHER: Tocqueville
comme comparativiste
La mission principale des œuvres d’Alexis de Tocqueville
était de comprendre et d’influencer l’avenir de sa patrie.
Il pensait qu’une perspective comparative était nécessaire
afin d'atteindre ce but, "car quiconque n’a étudié et
vu que la France ne comprendra, jamais, j’ose dire..." [la France].
Dans mon exposé, je considérerai l’accent mis par Tocqueville
sur le monde anglo-américain dans la perspective comparative.
Ce monde a été l’objet dominant de sa vie entière
depuis les dernières années de la monarchie des Bourbon
jusqu’à L’Ancienrégime et la révolution. Tocqueville
a pensé qu’il vivait dans une période transitoire entre
des conditions d’inégalité et d'égalité.
Il a essayé de convaincre ses concitoyens de regarder d'autres pays
afin d'identifier les possibilités et les trappes de l’ère
égalitaire.
Gérard GENGEMBRE: Tocqueville
et la pensée contre-révolutionnaire
Analyse des causes de la Révolution française,
définition de l'individu, de la société et de
l'Etat, conception de l'Histoire, situation de la Providence: autant
de points sur lesquels la pensée de Tocqueville, entre De la
démocratie en Amérique et L'Ancien Régime
et la Révolution se trouve confrontée à
celle des doctrinaires de la Contre-Révolution, qu'il s'agisse
de Bonald ou de Joseph de Maistre.
De la même manière qu'une Mme de Staël
dialogue sans le dire explicitement avec les concepts et les interprétations
contre-révolutionnaires, Tocqueville, nous semble-t-il, doit
les prendre en compte et y répondre, puisqu'ils participent
pleinement à la délimitation du champ des idées
politiques et à celle de la notion moderne d'Histoire.
Lucien JAUME: Intérêt,
opinion et honneur: le problème du lien social
Le choix de « l'intérêt bien entendu
», choix que se résout à faire Tocqueville en
tant que conseiller de la démocratie, peut-il corriger les défauts
de l'individualisme moderne? Mme de Staël et Benjamin Constant
ont répondu par la négative.
Si Tocqueville se situait entièrement dans l'optique
de David Hume (un auteur lu dans sa famille et par lui-même),
cette conception du lien social ne poserait pas problème.
Car intérêt et opinion vont de pair: c'est dans
les conduites socialement approuvées et dans les règles
de réciprocité avec autrui que l'individu trouve son miroir
et son identité. Mais la question de l'honneur (une valeur
en crise et une implication personnelle de Tocqueville dans diverses
circonstances) vient jeter le trouble. Le lien social moderne en ressort
obscurci et conflictuel. Le libéralisme du sujet que Tocqueville
semblait avoir reçu de Coppet en devient également problématique.
Alan KAHAN: De l'aristocratie en Tocqueville
For decades scholars have debated what Tocqueville meant
by "democracy". Yet they have spent very little time examining his
understanding of its essential counterpart, "aristocracy". My paper
will examine in detail Tocqueville’s evolving use of the word "aristocracy".
Tocqueville’s understanding of aristocracy underwent considerable change
between the writing of De la démocratie en Amérique
and L’Ancien régime. This suggests a parallel evolution in
his understanding of democracy that has gone unremarked. I will also suggest
that exploring the relationships between aristocracy and modernity and
between aristocracy and freedom are enduring issues in Tocqueville’s work.
They provide a running commentary on his more famous consideration of the
relationship between freedom and equality.
Eric KESLASSY: Tocqueville, économiste
On connaît en Alexis de Tocqueville l’homme politique,
le philosophe politique, l’historien ou même le sociologue.
Trop souvent, on oublie ou on néglige l’économiste. Il
faut essayer d’expliquer ce constat. Il faut également montrer
que, loin des dogmatismes, Tocqueville invente une "troisième voie":
il ne veut ni de l’Etat protecteur, "machine de progrès" au sens
de Louis Blanc, ni de la "main invisible" qui postule l’inutilité
de l’Etat dans le monde industriel. Au fond, distinguer la réflexion
économique de Tocqueville revient à se rendre compte que
celui-ci n’est pas le libéral que l’on se complaît à
décrire: contrairement à la plupart des libéraux de
son temps, son libéralisme politique ne préfigure pas un
libéralisme économique débridé.
Références Bibliographiques :
Jean-Louis Benoît & Eric Keslassy, Alexis de Tocqueville,
Textes économiques, Anthologie critique, Pocket, 2005.
Eric Keslassy, Le Libéralisme de Tocqueville à
l’épreuve du paupérisme, L’Harmattan, 2000.
Eric Keslassy, Démocratie et égalité,
Bréal, 2003.
Eric Keslassy, De la discrimination positive, Bréal,
2004.
Regina POZZI: Tocqueville et le libéralisme
traditionaliste, de Burke à Taine
Même s'il ne partage pas les illusions politiques
des traditionalistes,l'image d'un passé, dont le "modèle"
est établi en opposition à la modernité politique,
hante Tocqueville, et ce sentiment devient de plus en plus fort
dans la partie inachevée de l'histoire de la Révolution,
où l'on retrouve quelquefois des allures à la Burke.
C'est pourquoi les libéraux traditionalistes français
de la seconde moitié du dix-neuvième siècle, en
même temps qu'ils redécouvrent Burke, puisent à l'œuvre
tocquevillienne, tout en en méconnaissant la complexité.
Odile RUDELLE: Tocqueville héritier
de Malesherbes
Alexis de Tocqueville est l'arrière petit-fils
de Malesherbes qui, président de la Cour des aides, a signé
les grandes remontrances à Louix XV (1771) et qui, ministre
de Louis XVI, fut l'inspirateur de l'Edit restituant l'état-civil
aux « non-catholiques » (1787). Cet arrière-plan familial
intellectuel et moral fit que, magistrat en congé, Tocqueville
use naturellement d'un œil comparatif, sensible au rôle de la
Justice dans une société issue d'une révolution démocratique
qui a laissé la Justice en l'état. Gardienne des droits
individuels comme en Angleterre, la Justice est ici la figure de la «
résistance » à la tyrannie majoritaire. Ce pouvoir de
régulation accordé à une Justice, vue comme une nouvelle
sorte d'aristocratie, le conduit à comparer les colonisations européennes
en Amérique: militaire et administrative pour les Français,
judiciaire et commerçante pour les Anglais, selon des modalités
recommencées en Inde ou en Algérie.
Steven B. SMITH: Les Deux-Doux Despotismes
selon Tocqueville
La Démocratie en Amérique — est-ce un livre
ou deux? Tocqueville, selon la phrase célèbre d'Isaiah
Berlin, est-il un hérisson ou un renard? Un homme doué d'une
seule grande idée ou de maintes idées moins grandes? Une
manière de répondre à cette question est d'examiner
les deux explications opposées de la tyrannie démocratique
offertes dans les volumes de la Démocratie publiés
en 1835 et en 1840. Dans le premier, Tocqueville se méfie des
dangers de la domination de la majorité et de l'abus des droits
de la minorité. Dans le second, il s'inquiète d'un état
"tutélaire" qui s'occuperait du plus petit détail de la
vie quotidienne du citoyen. Ces deux manières de traiter une même
et seule question sont-elles révélatrices d'une évolution
de perspective entre les deux éditions de la Démocratie?
L'intervention traite les raisons et la significance de
ce changement.
Fabrice WILHELM: L'égalité:
"expression d'envie"
Prié par Nassau Senior de lui donner une «
définition de l'égalité », Tocqueville
lui répond: « c'est le désir qu'a chacun de ne voir
personne dans une meilleure situation que soi-même [...] l'égalité
est une expression d'envie ». Le lien entre l'envie — souffrance
causée par le spectacle du bonheur d'autrui — et le désir
d'égalité était une question centrale dans la reflexion
politique des grecs. Elle s'est reposée avec acuité
au XIXe siècle, chez Tocqueville, comme chez Balzac, Stendhal
ou Zola. Les démocraties, travaillées par l'envie, sont,
entre deux abîmes: celui d'un égalitarisme niveleur qui
se pare souvent des couleurs anoblissantes de l'équité
sociale ; et celui d'une rivalité anomique, toute aussi destructrice,
qui s'autorise des vertus de la concurrence et de la liberté.
Dans les deux cas l'envie est impensée, et, comme la « pulsion
de mort », peut donc faire son œuvre en silence. Dans quelle mesure
a-t-on pris conscience du caractère central de la problématisation
de l'envie dans l'œuvre de Tocqueville? Cette question n'a-t-elle pas été
sous-estimée pour des raisons idéologiques autant que psychologiques?
Références Bibliographiques :
Fabrice Wilhelm, "Le sentiment démocratique de l'envie",
Tocqueville et la littérature, Sous la direction de
Françoise Mélonio et josé-Luis Diaz, Colloque de
la Sorbonne, PUPS, 2004.
L'envie et ses figurations littéraires, Sous la direction
de Fabrice Wilhelm, Colloque de l'université de Mulhouse, Editions
Universitaires de Dijon, 2005.
Fabrice Wilhelm, "Lucien de Rubempré un objet d'envie", Cahier
de littérature française, n°1, 2005.
Fabrice Wilhelm, "Des mortes amoureuses, le regard et l'envie",
Revue des Sciences Humaines, 2005.
Fabrice Wilhelm, "L'envie chez Baudelaire", Les Fleurs du Mal,
Sous la direction d'André Guyaux, Colloque de la Sorbonne, PUPS,
2003.
Fabrice Wilhelm, "L'Œuvre d'Emile Zola ou l'invisible objet de
l'envie", Sous la direction d'Henri Scepi, Texte / Image,
Colloque de Cerisy, Presses universitaires de Rennes, 2003.
BIBLIOGRAPHIE :
Tocqueville, Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 3
volumes, Gallimard, 1991, 1992 et 2004.
Tocqueville, Lettres choisies, Souvenirs, édités
par Laurence Guellec et Françoise Mélonio, Quarto Gallimard,
2003.
Jeffrey Alexander, The Classical Tradition in Sociology: The American
tradition.
Agnès Antoine, L'impensé de la démocratie
Tocqueville, la citoyenneté et la religion, Fayard, 2003.
Serge Audier, Tocqueville retrouvé. Genèse et enjeux
du renouveau tocquevillien français, Vrin Ehess, 2004.
Daniel Bell, La fin de l'idéologie, PUF, 1997.
Jean Louis Benoit, Tocqueville moraliste, Champion, 2004,
Comprendre Tocqueville, Armand-Colin, Paris, 2004.
Seymour Drescher, Tocqueville and England, Cambridge (Massachussetts):
Harvard University Press, 1964 - Dilemmas of democracy: Tocqueville
and modernization, Pittsburgh: University of Pittsburgh, 1968.
Gérard Gengembre, La Contre-Révolution ou l'histoire
désespérante, Paris: Imago, 1989.
Stephen Holmes, "Constant and Tocqueville, an unexplored relationship",
Annales Benjamin Constant n°12, 1991.
André Jardin, Alexis de Tocqueville (1805-1859), Hachette,
Paris, 1984.
Laurence Guellec, Tocqueville et les langages de la démocratie,
Champion, 2004.
Alan Kahan, Aristocratic liberalism. The Social and Political Thought
of Jacob Burkardt, John Stuart Mill and Alexis de Tocqueville,
New-York: Oxford University Press, 1992.
Eric Keslassy, Le Libéralisme de Tocqueville à l'épreuve
du paupérisme, Paris: L'Harmattan, 2000 - Alexis de Tocqueville,
Textes économiques, Anthologie critique, Pocket/Agora,
Paris, nov. 2004 (en collaboration avec Jean-Louis Benoît).
James Kloppenberg, The Virtues of Liberalism, 1998.
Pierre Manent, Tocqueville et la nature de la démocratie,
l'esprit de la cité, Fayard, 1993.
Françoise Mélonio, Tocqueville et les Français,
Aubier Histoires, 1993.
Melvin Richter, "The uses of theory: Tocqueville's adaptation of
Montesquieu", in Essays in theory and history: an approach in the
social sciences, Cambridge, Massachusetts: Harvard University Press,
1970.
James Schleifer, The Making of Tocqueville's Democracy in
America, Chapell Hill: University of North Carolina Press, 1980.
Cheryl Welch, De Tocqueville, Oxford University Press,
2001.
Sheldon Wolin, Tocqueville between two Worlds, Princeton University
Press, 2001.
Avec le concours du Conseil Général de
la Manche et de La Société Tocqueville,
avec le soutien de la Fondation Florence Gould
et la participation du Comité d'Histoire Parlementaire et Politique