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CENTRE CULTUREL INTERNATIONAL DE CERISY

Programme 2014 : un des colloques





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À L'ÉPREUVE D'EXISTER AVEC HENRI MALDINEY

( colloque publié )

DU LUNDI 28 JUILLET (19 H) AU LUNDI 4 AOÛT (14 H) 2014

DIRECTION : Olivier FRÉROT, Chris YOUNÈS

ARGUMENT :

Philosophe majeur de notre époque, Henri Maldiney (1912-2013) a élaboré une phénoménologie de l’existence centrée sur l’Ouvert. Préconisant avec les fondateurs de la phénoménologie un "retour aux choses mêmes", il réfute radicalement la séparation instaurée entre sujet et objet, insistant sur l’expérience de la rencontre comme signifiance insignifiable, transpossibilité et transpassibilité, recueil et déploiement. Introduisant et discutant notamment Ludwig Binswanger et Erwin Straus, menant une exploration critique de Freud et de Szondi, remarquable lecteur de Heidegger et plus largement des textes classiques grecs, allemands, chinois, accordant une importance toute particulière à l’art, notamment celui du peintre Pierre Tal Coat et du poète André Du Bouchet, il a contribué de manière décisive à une philosophie du sentir et du rythme.

Ce colloque interdisciplinaire qui réunira chercheurs, praticiens et artistes, propose de se mettre à l’épreuve de cette œuvre magistrale en interrogeant plus spécifiquement le concept essentiel d’avènement, souligné par Jean-Louis Chrétien: "tout au long de son œuvre de traversée, Maldiney ne pense au fond jamais que l’unique avènement de l’homme au monde et du monde à l’homme, le venir au monde du premier, le venir au jour du second". Le point sera fait sur l’évolution et l’impact de cette pensée cruciale pour le XXIe siècle.

CALENDRIER DÉFINITIF :

Lundi 28 juillet
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, des colloques et des participants


Mardi 29 juillet
La Triade (Tal Coat, Du Bouchet, Maldiney) (coord.: Jean-Pascal LÉGER)
Matin:
Jean-Pascal LÉGER: La Triade
Thomas AUGAIS: De plusieurs déchirements dans les parages de la poésie et de la peinture

Après-midi:
Bernard SALIGNON: Enigme de la présence, dévoilement de la pensée
Anne de STAËL: La Pensée à la lumière de la Peinture (entretien avec Jean-Pascal Léger)

Au Musée Quesnel-Morinière de Coutances
Visite de l'exposition: Autour de "La Triade", réalisée par Jean-Pascal LÉGER [présentation]

Soirée:
Vidéo Maldiney


Mercredi 30 juillet
Maldiney dans l’histoire de la philosophie (coord.: Jean-Marc GHITTI)
[présentation en ligne sur la Forge Numérique de la MRSH de l'Université de Caen Normandie]
Matin:
Sarah BRUNEL: Le statut et la signification de l'apeiron: la limite et le sans-limite dans la pensée de Maldiney [conférence en ligne sur la Forge Numérique de la MRSH de l'Université de Caen Normandie et sur le webcampus France Culture Plus]
Catherine CHAUCHE: Grammaire de la présence: l’apport de Gustave Guillaume à la réflexion de Henri Maldiney
Eliane ESCOUBAS: Du pathique et du rythme: singularité de Maldiney dans l’histoire de la philosophie

Après-midi:
Serge MEITINGER: D'un certain style philosophique: le penser-rythme d'Henri Maldiney
Maria VILLELA-PETIT: Quel lecteur est Maldiney et qu’apporte son style de lecture à la philosophie?


Jeudi 31 juillet
Matin:
Maldiney enseignant (coord.: Pierre MATHEY)
Pierre MATHEY: Maldiney enseignant
Jean-Pierre CHARCOSSET: Maldiney, l'obscur
Jean-Philippe PIERRON: Parole et langue. Un paradigme pour penser les institutions?
Pascal RIOU: Maldiney poète

Après-midi:
Atelier Géochorégraphie: Marcher et danser avec Henri Maldiney [présentation]
(Annick CHARLOT & Luc GWIAZDZINSKI)

Soirée:
Lectures


Vendredi 1er août
Habiter et exister (coord.: Chris YOUNÈS)
Matin:
Augustin BERQUE: Qui ouvre le monde que l'on habite, et depuis quand est-il ouvert?
Luc GWIAZDZINSKI: Maldiney géographe?
Julie CATTANT: L’architecture et l’horizon à l’épreuve du rythme

Après-midi:
Joseph NASR: Habiter la ruine
Jean-Marc GHITTI: Maldiney: du chaos à l’espace
Chris YOUNÈS: L'enjeu de l'articulation éthique et esthétique


Samedi 2 août
Matin:
Atelier des thèses: doctorants et jeunes docteurs, introduit et animé par Jérôme de GRAMONT, avec
Elsa BALLANFAT: Penser le vide chorégraphique dans la continuité de Maldiney
Raphaëlle CAZAL: Henri Maldiney et l’expérience architecturale: un approfondissement des théories allemandes de l’empathie?
Frédéric JACQUET: Le phénomène et l’évènement: la refonte maldinéenne de la phénoménologie
Jasmina JOVANOVIC: L’expression corporelle chez Maldiney et son reflet sur le théâtre
Pierre Phan Tan KHANH: Maldiney: la phénoménologie à l’épreuve de l’œuvre d’art
Anne-Sophie ROCHEGUDE: Du familier à l'intranquillité, du fermé à l'Ouvert: le désemparement comme crise de l'exister
Mathias ROLLOT: L'habitation humaine, avec et par-delà Henri Maldiney

Après-midi:
Maldiney hors de France et traduction, table ronde animée par Flora BASTIANI (La traduction. Lecture de l'article "Sur la traduction: Langue Parole Poésie"), avec
Till GROHMANN: Philosophie et clinique: réception et application de la pensée de Henri Maldiney en Allemagne
Dandan JIANG: La vibration du vide: dialogue entre Henri Maldiney et la pensée chinoise
Yasuhiko MURAKAMI: Les soins infirmiers dans l'hôpital psychiatrique au Japon et la transpassibilité
Monika MURAWSKA: Limites de la phénoménologie et l’art - réception polonaise de l’œuvre de Maldiney
Svetlana SHOLOKHOVA: Maldiney en Russie: découverte de la transpassibilité

Soirée:
Vidéo Maldiney 2010


Dimanche 3 août
L’homme malade à l’épreuve d’exister (coord.: Joël CLERGET)
Matin:
Joël CLERGET: Henri Maldiney, lecteur de Winnicott, le potentiel et le contact
Fernando LANDAZURI: Maldiney et la psychiatrie: une rencontre éclairante
Samuel THOMA: L'actualité de la pensée de Henri Maldiney sur l'homme et la folie selon la psychiatrie allemande contemporaine

Après-midi:
Dominique THOURET: De l'originarité de l’engendrement du corps propre. Portée critique
Michèle GENNART: Perdition - abritement du soi; l’intersubjectivité en sous-œuvre dans la spatialité de l’existant


Lundi 4 août
Matin:
Olivier FRÉROT & Chris YOUNÈS: Echanges et bilan

Après-midi:
DÉPARTS

EXPOSITION :

Au Musée Quesnel-Morinière de Coutances
Visite de l'exposition: Autour de "La Triade", réalisée par Jean-Pascal LÉGER
La Triade
Le philosophe Henri Maldiney - Le peintre Pierre Tal Coat - Le poète André du Bouchet
Exposition au Musée Quesnel-Morinière, Coutances (9 juillet au 28 septembre 2014)

L’histoire de l’art est riche des rencontres entre poètes et peintres, entre poètes et musiciens.
Dans la seconde moitié du XXe siècle, l’amitié entre le philosophe Henri Maldiney, le peintre Pierre Tal Coat et le poète André du Bouchet a donné lieu à une aventure inédite de l’art et de la pensée. J’adopte pour la désigner le mot qu’employa Olivier Frérot, "la Triade".
Ces trois grands créateurs se sont rencontrés à Aix-en-Provence en 1948, ils ont partagé l’hospitalité et les discussions, l’écoute et le silence, la disponibilité qu’offre ou requiert la nature. Autant les marches dans la forêt et dans la montagne que la lecture des livres et la vue des tableaux. Chacun élabora son œuvre en accueillant les recherches de l’autre, mieux vaudrait dire: des deux autres. L’"apparition", la "présence", la "rencontre"..., les mots passèrent ainsi de la poésie à la peinture et à la philosophie, de la philosophie à la poésie et à la peinture, de la peinture à la poésie et à la philosophie! Il ne s’agit pas de discours mais d’existence. Il s’agit du Réel, de l’expérience vécue et transmise par les propos et les textes (car ils écrivent tous les trois), et par l’art - jusqu’au-delà même de la disparition du peintre (en 1985), puis du poète (en 2001), jusqu’à celle du philosophe dans sa 101e année (en 2013).

L’exposition que présente, à Coutances, le Musée Quesnel-Morinière, en partenariat avec le CCIC, apparaît d’abord comme une exposition Tal Coat puisque c’est au peintre que revenait tout naturellement de perpétuer l’éclat visible des choses. Au Musée, plus qu’à l’intérêt documentaire, nous donnerons la part belle à la peinture. La Triade, pour ainsi dire sous le regard de la peinture.
De Tal Coat donc: des dessins, Portraits d’Henri Maldiney, Portraits d’André du Bouchet, Autoportraits; des aquarelles, notes dans le paysage, feuilles couvertes à Vézelay, en Bourgogne, chez Henri Maldiney, à Truinas, dans la Drôme, chez André du Bouchet; des lavis à l’encre de Chine, Cascade, Vol de goëlands; des peintures, rochers et Failles dans les collines de Provence, verts et jaunes des champs de Colza, terres noires violacées de la Drôme (Vers Dieulefit)... Nées instantanément face aux paysages familiers du philosophe et du poète ou, à l’atelier, dans la beaucoup plus lente décantation du souvenir, certaines de ces oeuvres leur ont appartenu.
Toutes font du Monde un livre de dialogue. Comment dit-on un "dialogue à trois"?
Les célèbres livres d’André du Bouchet qu’illuminent les gravures de Tal Coat (Sur le pas, Laisses, Sous le linteau en forme de joug) côtoient les préfaces du philosophe aux grandes expositions du peintre. Les livres magnifient les carnets où s’inscrit le vif de l’existence. Mais la peinture - rythme et lumière - habite tellement la "Triade" qu’elle ne s’arrête ni aux tableaux ni aux livres...
Trois formes de création s’accordent. La couleur et le trait interpellent les mots. Les mots auxquels il faut aller comme on ira aux motifs du vivant. C’est peut-être alors le plus beau - que l’Ouvert soit autant dans le cheminement d’une pensée, et l’éclosion d’un langage, que dans l’espace d’un tableau.

Notices
Henri Maldiney
Accordant une importance toute particulière à l’art, notamment celui du peintre Pierre Tal Coat et du poète André du Bouchet, il a contribué de manière décisive à une philosophie du sentir et du rythme". "L’art est la vérité du sentir", écrit Henri Maldiney. La peinture est au cœur de son expérience et de sa pensée: Henri Maldiney a ainsi écrit sur Bosch, Goya, Cézanne, Klee, Staël... C’est d’ailleurs en se rendant sur les chemins de la Sainte-Victoire qu’il s’est lié d’une grande amitié avec Pierre Tal Coat auquel il a consacré de nombreux textes, rassemblés dans Aux déserts que l’histoire accable - L’Art de Tal Coat, chez Deyrolle éditeur (1996). Nombreux sont les étudiants d’Henri Maldiney, à l’Université de Gand puis à celle de Lyon, à qui il a fait découvrir la peinture de Tal Coat.

Pierre Tal Coat
Fils de marin-pêcheur, Pierre Jacob (1905-1985) est né à Clohars-Carnoët (Finistère). Marqué par ses origines qui lui firent choisir son nom de peintre, "Front de bois" en breton, Tal Coat est venu à Paris à l’âge de vingt ans où il exposa pour la première fois (dès 1927) à la Galerie Fabre, dirigée par Henri Bénézit. La marche, les voyages à pied ont scandé sa vie entière de même que sa passion pour la Préhistoire. Tal Coat parcourut (et véritablement courut) les chemins de Bretagne et d’Ile-de-France mais aussi des collines d’Aix-en-Provence où il vécut une quinzaine d’années (à partir de 1940), et ceux des montagnes, les chemins du Dauphiné, de la Drôme, des Pyrénées, du Jura... Pour simplifier (exagérément), les deux périodes aujourd’hui les plus connues de sa peinture sont la période d’Aix (Profils sous l’eau, Cascades, Ecorces, Rochers, Failles...) et celle de la "Chartreuse" de Dormont. Tal Coat s’installa en effet en 1961 à Saint-Pierre-de-Bailleul, aux confins de l’Ile-de-France et de la Normandie, où il vécut (tout en faisant de longs séjours en Suisse, à l’atelier de taille-douce de Pietro Sarto, à Saint-Prex) jusqu’à sa mort en 1985. C’est à Dormont, où il disposait d’un atelier immense, que Tal Coat renouvela profondément ses moyens de peintre. Il exprima sa perception singulière de l’espace en des tableaux à la fois épurés et débordant de vie et de lumière, de grands ou de très petits formats (Colza, sur un couvercle de boîte de cigares), qu’on croit d’abord abstraits mais qui se révèlent accordés au rythme de la nature. Cette période exerce une influence déterminante sur beaucoup d’artistes contemporains.
Tal Coat exposa en 1938 à la Julien Levy Gallery à New-York et dans les grandes galeries parisiennes, Galerie de France (à partir de 1943), Galerie Maeght (à partir de 1954). Il représenta la France à la Dokumenta de Kassel (1955, 1958), à la Biennale de Venise (1956). Grand Prix National des Arts (1968). Son œuvre fit l’objet d’une rétrospective aux Galeries Nationales du Grand-Palais, à Paris (1976). À partir de 1970, Tal Coat exposa à Genève, à la Galerie Benador (dirigée par Jacques Benador), puis à Lausanne, à la Galerie L’entracte (dirigée par Françoise Simecek). À partir de 1981, à la Galerie Clivages (dirigée par Jean-Pascal Léger), à Paris. En 1985, exposition, conçue par Dore Ashton, au New Museum de New-York et rétrospective au Musée des Beaux-arts de Quimper. En 2010, création du Centre Pierre Tal Coat au Domaine de Kerguéhennec (Morbihan).

André du Bouchet
Lors du colloque que Michel Collot et Jean-Pascal Léger ont consacré, l’été 2011, à Cerisy-la-Salle, à André du Bouchet (1924-2001), il est apparu que ce poète, célèbre mais réputé rare, était l’auteur d’une œuvre considérable. Des pans entiers d’un chantier immense restent à découvrir. On peut toutefois apprécier de mieux en mieux l’attraction que sa poésie exerce sur de nombreux écrivains et artistes.
Pour qui souhaite en aborder la lecture, je signale particulièrement les Carnets de 1949-1955 (Une lampe dans la lumière aride), édités par Clément Layet (le Bruit du Temps, 2011) et les trois volumes parus dans la collection nrf / Poésie, Gallimard: Dans la chaleur vacante (suivi de Ou le soleil), L’ajour, Ici en deux.
Celui qui ouvre pour la première fois un livre d’André du Bouchet est surpris par l’espace: "Par les intervalles, par la force des intervalles". Des découpes, des enjambées et des retraits typographiques, ce sont les points d’appui des reprises de la parole, des rapports de l’échange. Quelque chose de la rencontre ou de l’événement, quelque chose de la présence et de l’absence, que les blancs et les noirs matérialisent dans l’espace du livre... Des accents, des suspens, des étendues de silence. Le vide accompagne le poème, mais les mots s’incrustent dans le papier, dans la mémoire et c’est plutôt de l’air qui les accompagne, le même air qui accompagne l’homme puisqu’il lui est vital: le souffle. Pour André du Bouchet, "air" signifie presque "poème"... Il est naturel que le poète se soit tourné très tôt vers l’espace de la peinture et que celle-ci ait inspiré nombre de ses textes: la peinture de Nicolas Poussin ou d’Hercules Seghers et la peinture et sculpture de ses contemporains. L’amitié, l’invention, la pensée de trois artistes majeurs traverse l’œuvre d’André du Bouchet: Alberto Giacometti, Pierre Tal Coat et Bram van Velde.
La rencontre avec Pierre Tal Coat à Aix-en-Provence en 1948 (en même temps qu’Henri Maldiney) est pour André du Bouchet, et ce jusqu’à ses tout derniers écrits, la rencontre de l’interlocuteur par excellence. À tel point que le mot "peinture", prononcé ou écrit par ce si grand poète, en venait à signifier "peinture de Pierre Tal Coat".

ATELIER :

Géochorégraphie: Marcher et danser avec Henri Maldiney
(Annick CHARLOT & Luc GWIAZDZINSKI)

La chorégraphe et le géographe imaginent des mises en actes in situ de la pensée d’Henri Maldiney comme autant de paris avec les autres et avec le lieu car "c'est l’essence du sujet d’être contraint à l’impossible":

La réceptivité. "[...] la réceptivité, [...] n’est pas de l’ordre du projet mais de l’accueil, de l’ouverture, et qui n’admet aucun a priori, qui, attendant sans s’attendre à quoi que ce soit, se tient ouverte par-delà toute anticipation possible" (Maldiney, 1976).

La présence. "La présence n’est celle d’un soi que par l’ouverture à l’événement" (Maldiney, 1990). "L’espace habité et le temps vécu d’une présence existant sont là̀ s’articulent en esquisses du monde et en esquisses du corps selon les dimensions et directions significatives du haut et du bas, du large et de l’é́troit, du clair et du sombre, du leéger et du lourd, de l’ascension et de la chute, de l’ouvert et du clos, de l’incidence et de la décadence, de l’anticipation et de la rétrospection, etc." (Maldiney, 1976).

L’exister. "Ex-ister c’est avoir sa tenue "hors": hors contenance, hors de cette contenance que nous nous donnons par exemple en construisant notre personnage non seulement social, mais intime" (Maldiney, 1990).

La rencontre. "Organisme et milieu ne cessent de se transformer dans toute leur épaisseur et profondeur, et leur rencontre est elle-même une transformation perpétuelle parce qu’elle est un é́change mutuel de formes incessamment modifieées par cet é́change même. Cette rencontre est une suite d’é́vénements à̀ partir desquels le temps et l’espace s’ouvrent et s’organisent" (Maldiney, 1990).

L’inattendu. "Dans l’ouverture, l’é́veénement n’est pas de l’ordre des possibles. Au regard de tout système a priori de possibles, il est pré́cisément... l’impossible. Le réel est toujours ce qu’on n’attendait pas et qu’il n’y a pas lieu d’attendre" (Maldiney, 1990).

La transformation. "L’évé̀nement qui vu de l’exté́rieur en repré́sentation, paraît se produire entre deux mondes, le premier éclaté et l’autre en eéclosion, est l’ouverture même d’une transformation" (Maldiney, 1976).

Maldiney H., 1976, "Psychose et preésence", Revue de Métaphysique et de Morale, Edition Armand Colin, n°4, 1976.
Maldiney H., 1990, "La dimension du contact au regard du vivant et de l’existant. De l’esthétique sensible à l’esthétique artiste", in Jacques Schotte, Le contact, Editions De Bœk-Wesmael, Bibliothèque de Pathoanalyse, Bruxelles.
Maldiney H., 1990, Empreintes et figures du temps, Editions Érès, Toulouse.
Maldiney H., 1976, "Pulsion et présence", in Psychanalyse à l’Université, tome 2, n°5, décembre 1976.


BILIOGRAPHIE :

Ouvrages d'Henri Maldiney
Regard Parole Espace, L'Age d'Homme, 1973 (rééd. Cerf, 2012).
Le legs des choses dans l'œuvre de Francis Ponge, L'Age d'Homme, 1974 (rééd. Cerf, 2012).
Aîtres de la langue et demeures de la pensée, L'Age d'Homme, 1975 (rééd. Cerf, 2012).
Art et existence, Klincksieck, 1985.
In media Vita, Comp'Act, 1988 (suivi de La dernière porte, rééd. Cerf, 2013).
L'espace du livre, La Sétérée, 1990.
Penser l'homme et la folie, Millon, 1991 (rééd.1997).
Le vouloir dire de Francis Ponge, Encre Marine, 1993.
L'art, éclair de l'être, Comp'Act, 1993 (rééd. Cerf, 2012).
Aux déserts que l'histoire accable, Deyrolle, 1996 (rééd. Cerf, 2013).
Avènement de l'œuvre, Théétète, 1997.
Jean Bazaine. Couleurs et mots, avec Vonick Morel, Catherine de Seynes-Bazaine, Roger Lesgards, Paul Ricœur, éd. Le Cherche Midi, 1998.
L'avènement de la peinture dans l'œuvre de Bazaine, Encre Marine, 1999.
Ouvrir le rien, l'Art nu, Encre Marine, 2000.
Existence, crise et création, avec Jacques Schotte, Roland Kuhn, André du Bouchet, Encre Marine, 2001.
Saluer André du Bouchet, avec Yves Bonnefoy (dir.), Jacques Dupin, Yves Peyré, éd. William Blake & Co, 2004.


Articles et contribution à des ouvrages collectifs
"La mort des prétendants", "Bazaine", Derrière le miroir, n°23, éd. Maeght, novembre 1949.
"Braque", Derrière le miroir, n°25/26, éd. Maeght, janvier 1950.
"Tal Coat", Derrière le miroir, n°64, éd. Maeght, avril 1954.
"Tal Coat 1959", "Tal Coat", Derrière le miroir, n°114, éd. Maeght, avril/mai 1959.
"La fondation Marguerite et Aimé Maeght à Saint Paul", Derrière le miroir, n°148, éd. Maeght, 1964.
"Solitude de l'universel", "Tal Coat", Derrière le miroir, n°153, éd. Maeght, juin 1965.
"Art et pathologie", Notes de conférence, Archives du Dr. J. Schotte, 1970.
"Erotisme et Création Artistique", in La sexualité en procès, Collectif, 1970.
"Philosophie et Mélancolie", Notes de conférence, Archives du Dr. J.Schotte, 1977.
"La vie des formes dans l’existence psychotique", in La folie dans la psychanalyse, Actes du colloque "La Folie" (Milan, 1976), Payot, 1977.
"Dialectique szondienne du Moi et morphologie du style dans l'art", revue Psychanalyse à l'université, tome 6, n°22, mars 1981.
"La fondation Maeght à Saint Paul de Vence", in Cahiers de pensées et d’histoires de l’architecture, Bruno Quesysanne, Ecole d’architecture de Grenoble, 1985.
"Daseinsanalyse, phénoménologie de l’existant", in Phénoménologie, Psychiatrie, Psychanalyse, Pierre Fédida (dir.), actes du colloque éponyme (1985), éd. Echo-centurion, 1986.
"Chair et verbe dans la philosophie de M. Merleau-Ponty", in ouvrage collectif (dir. A-T. Tymieniecka), Maurice Merleau-Ponty, le psychique et le corporel, Aubier, 1988.
"L'existant", in Psychiatrie et existence, Pierre Fedida et Jacques Schotte (dir.), actes du colloque de Cerisy (1989), éd. Jérôme Millon, 1991.
"L'irréductible", in L'irréductible, Epokhè n°3, Millon, 1993.
"Esquisses d'une phénoménologie de l'art", in L'art au regard de la phénoménologie, Eliane Escoubas (dir.), Colloque des Beaux-arts de Toulouse (mai 1973), Presses Universitaires du Mirail, 1994.
"Ludwig Binswanger et le problème de la réalisation de soi dans l'art", postface du livre de Ludwig Binswanger, Henrik Ibsen et le problème de l'autoréalisation dans l'art, De Boeck, 1996.
"La poésie d'André du Bouchet ou la genèse spontanée", entretien avec Michaël Jacob, Compar(a)ison 2, 1999.
"Sens de l'art-thérapie", Empan, n°42, 2001, ou Psycho-Logos, 2002/3.
"Psychologie compréhensive et psychanalyse", Bulletin, n°4.
"L'homme dans la psychiatrie", in Comprendre la psychose, Implications institutionnelles, Revue de psychothérapie, n°36, 2001.
Ecrire, résister, Collectif, Encre Marine, 2002.
"L’art et l’histoire", Cadmos, n°1, printemps 2002.
"Sur la traduction: Langue Parole Poésie", Cadmos, n°4, automne 2003.
"Cézanne et Sainte-Victoire. Peinture et vérité", Œuvres et critiques, volume n°29, fascicule n°1, 2004.
La revue: L’Ouvert, Association Internationale Henri Maldiney, 6 numéros parus depuis 2008.


Entretiens dans les publications du réseau Philosophie Architecture Urbain (PhilAU)
"En visite chez Henri Maldiney", in Chaos - Harmonie - Existence, Chris Younès et Michel Mangematin (dir.), EACF, 1994.
"Topos, logos, aisthèsis", in Le sens du lieu, Chris Younès, Philippe Nys, Michel Mangematin (dir.), Ousia, 1996.
"À l'écoute de Henri Maldiney, à propos de corps et d'architecture", in L'architecture au corps, Michel Mangematin, Philippe Nys, Chris Younès (dir.), Ousia, 1997.
"Rencontre avec Henri Maldiney", in Maison, mégapole, Chris Younès (dir.), éditions de la Passion, 1998.
"Rencontre avec Henri Maldiney: Nature et Cité", in Ville contre-nature, Chris Younès (dir.), La Découverte, 1999.
"Rencontre avec Henri Maldiney: Ethique de l'architecture", in Ethique, architecture, urbain, Chris Younès, Thierry Paquot (dir.), La Découverte, 2000.
"Rencontre avec Henri Maldiney: L'eau, la terre, l'air, le feu", in Philosophie, ville et architecture. La renaissance des quatre éléments, Chris Younès et Thierry Paquot (dir.), La Découverte, 2002.
"Rencontre avec Henri Maldiney: Art, architecture, urbain", in Art et philosophie, ville et architecture, Chris Younès (dir.), La Découverte, 2003.


Sur Henri Maldiney
Présent à Henri Maldiney, L'Age d'Homme, 1973.
Maria Villela-Petit, "L’épreuve de la rencontre - Regard, Parole, Espace de Henri Maldiney", in Revue de Métaphysique et de Morale, avril-juin 1977.
Serge Meitinger (dir.), Henri Maldiney, une phénoménologie à l'impossible, Le Cercle Herméneutique, collection "Phéno", 2002.
Eliane Escoubas, "Le phénomène et le ryhtme. L'esthétique d'Henri Maldiney", in Revue d'Esthétique, n°36/37, 1999.
Matthieu Guillot, "Entretien avec Henri Maldiney", revue Conférence, n°12, "Essais", printemps 2001.
Annabelle Gugnon, "Rencontre avec Henri Maldiney", in revue Chimères, n°44, "Clandestins", automne 2001.
Claude Louis-Combet, "Stèle pour un homme à hauteur de son mythe: Henri Maldiney", in L'Homme du texte, Corti, 2002.
Maria Villela-Petit, "Lo sguardo e la parola: Heidegger e Maldiney", in Studi di estetica, n° Bologna, 2005.
Chris Younès (dir.), Henri Maldiney. Philosophie, art et existence, éd. du Cerf, 2007.


SITOGRAPHIE :

* Association Internationale Henri Maldiney: http://www.henri-maldiney.org/
* Remue.net: "Henri Maldiney, marcheur impénitent et rochassier subtil", Ronald Klapka et liens intéressants: http://remue.net/RK/22_DOCMaldiney.html


Avec le soutien
du Laboratoire GERPHAU (UMR 7218 LAVUE) de Clermont Ferrand
et
du Laboratoire PACTE (UMR 5194 CNRS) de l’Institut de Géographie Alpine de l’UJF de Grenoble,
ainsi que de mécénats privés