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CENTRE CULTUREL INTERNATIONAL DE CERISY

Programme 2014 : un des colloques







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CULTURES ET CRÉATIONS DANS LES MÉTROPOLES-MONDE

DU DIMANCHE 25 MAI (19 H) AU SAMEDI 31 MAI (14 H) 2014

DIRECTION : Michel LUSSAULT, Olivier MONGIN

ARGUMENT :

L’urbanisation en profondeur des sociétés est entrée depuis quelques décennies dans une phase particulièrement active. D’ici à une ou deux générations, le mouvement d’imposition de la nouvelle "condition urbaine" sera achevé, à l’échelle terrestre.

Ce nouveau monde urbain est scandé par des métro et mégapoles qui en constituent des attracteurs. Parmi leurs attributs, figure sans conteste celui d’être des organisations fondées sur la créativité, l’innovation sociale et la culture.

Cette fonction culturelle des organisations urbaines est aujourd’hui aussi importante que leur fonction économique et, en lien de plus en plus étroit avec elle, s’emblématise à travers des grands équipements, des événements majeurs, mais il n’est pas pertinent de l’y réduire. Reprenant en la transposant une longue tradition de l’analyse urbaine, notamment anglophone, on pourrait même postuler que les métro et mégapoles, de par leur densité, leur diversité, leur intensité, constituent des environnements particulièrement propices à la création et à la culture.

Ce colloque approchera cette question à la fois de façon historique et théorique, de façon thématique (en abordant des sous-champs particuliers) et de façon spécifique (en proposant une focale sur la place de Plaine Commune). Il s’agit de consacrer une attention particulière à cette communauté d’agglomération labellisée, dans le cadre du "Grand Paris", territoire de "culture et création" On pourra ainsi analyser les choix qui y sont réalisés et les comparer à ceux effectués dans d’autres cas de métropoles-monde.

CALENDRIER DÉFINITIF :

Dimanche 25 mai
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, du colloque et des participants


Lundi 26 mai
Métro et mégapoles, des milieux de culture et de création (animation: Michel LUSSAULT)
Matin:
Olivier MONGIN: La problématique de l'urbanisation mondialisante et mondialisée
Thierry SANJUAN: Shanghai, métropole créative, hybridation culturelle et flexibilité territoriale

Après-midi:
Pierre VELTZ: Culture, création et dynamique économique de l'urbain (vidéo), avec des fragments du texte de Boris GRÉSILLON (La problématique des métropoles-monde et de la création)


Mardi 27 mai
Matin:
Métro et mégapoles, des milieux de culture et de création (animation: Michel LUSSAULT)
Guy SAEZ: Le conte des trois villes. Hypothèses pour le modèle culturel contemporain
David MANGIN: L'économie présentielle, cheval de Troie de l'architecture de zoning: les (contre) exemples de demi-gros, des friches culturelles et du numérique à la Plaine Saint Denis
Flaminia PADDEU: À rebours de la crise, l'option de la "créativité" comme mode opératoire à Détroit?

Après-midi:
(Le cas de) Plaine Commune
La généalogie d'un "Territoire de culture et de création", atelier de réflexion et de débat, animé par Jean-Pierre CHARBONNEAU, avec Patrick BRAOUEZEC, Nicole RODRIGUES et Jean-Louis SUBILEAU (Contrat de développement territorial du territoire de la culture et de la création)


Mercredi 28 mai
La créativité métropolitaine au risque de la justice sociale (animation: Sylvain ALLEMAND)
Matin:
Jacques LÉVY: Créativité + Urbanité, un couple prometteur
Marie-Noëlle CARRÉ: Les territoires hybrides de l'édition "cartonera" en Amérique latine

Après-midi:
Jean-Michel ROUX: Economie foncière créative?
Nicolas DÉTRIE: L'Estaque, entre mémoire ouvrière et camping alter (Yes We Camp)

Soirée:
Projection du film Urbanités de Jacques LÉVY


Jeudi 29 mai
Matin:
Création, patrimonialisation et renouvellement urbain dans des métropoles-mondes (animation: Olivier MONGIN)
Philippe PANERAI: La ville comme culture
Maria Elvira MADRIÑÁN: Les espaces publics de Bogota: autour de l'œuvre de Rogelio Salmona (Los espacios colectivos de socialización en la arquitectura de Rogelio Salmona)

Après-midi:
(Le cas de) Plaine Commune
Expériences d'acteurs culturels, table ronde animée par Michel LUSSAULT, avec Julien BELLER (6B), Laurence DUPOUY-VEYRIER (Le rôle d'une direction des affaires culturelles dans la construction du CDT), Anne-Marie MORICE (Synesthésie: l'art contemporain numérique contextuel) et Marjorie NAKACHE (studio théâtre de Stains)

Soirée:
Présentation débat de l'activité du pOlau (Pôle des arts urbains), par Maud LE FLOC'H


Vendredi 30 mai
Matin:
Création, patrimonialisation et renouvellement urbain dans des métropoles-mondes (animation: Olivier MONGIN)
Mathis STOCK: Habiter touristiquement les métropoles. Emergence des intensités urbaines [conférence en ligne sur la Forge Numérique de la MRSH de Caen]
Judit CARRERA: Ville et culture. L'expérience du CCCB de Barcelone [conférence en ligne sur la Forge Numérique de la MRSH de Caen et sur le site France Culture Plus]

Après-midi:
(Le cas de) Plaine Commune
Plaine Commune vs mégapole de Paris, organisation, stratégie politique, gouvernance, atelier de réflexion et de débat animé par Michel LUSSAULT, avec Patrick BRAOUEZEC, Frédéric GILLI  et Martin VANIER

La culture et la création bouleversées par la métropolisation mondiale
Témoignages d'acteurs culturels: Cathy BOUVARD (Les subsistances) et Stéphane JUGUET ("La Ferme !", une coopérative d’idées et d’actions sur le thème des territoires en transition)


Samedi 31 mai
Matin:
Synthèse et débat final, animés par Michel LUSSAULT et Olivier MONGIN

Après-midi:
DÉPARTS

RÉSUMÉS :

Marie-Noëlle CARRÉ: Les territoires hybrides de l'édition "cartonera" en Amérique latine
Depuis la "grande crise" de 2001, l’édition cartonera a pris son essor à Buenos Aires (Argentine). Elle permet la fabrication d’ouvrages de littérature à la couverture de carton récupéré, stylisée par un travail graphique. Elle se démarque de l’industrie de l’édition par son poids économique insignifiant, sa production capillaire. Mais surtout, la précarité de ses acteurs semble constituer le principal moteur de sa créativité. Les pratiques de survie des cartoneros - qui collectent et revendent le carton faute d’autre source de revenu -, sont mises au service d’une création littéraire et d’un design appauvris, sur un marché en quête de renouvellement. La réflexion mettra donc l’accent sur la construction et le fonctionnement spécifique des territoires de l’édition cartonera. Elle montrera les modalités de l’inscription de l’activité dans les territoires urbains. Celle-ci s’appuie autant sur la concentration de ses acteurs et leur proximité géographique - les clusters - que sur des réseaux relationnels diversifiés qui assurent sa promotion au-delà de la seule métropole.

Marie-Noëlle Carré est docteur en géographie et aménagement du territoire depuis 2013 et enseignante-chercheuse en qualité d’Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche à l’Université Sorbonne-Nouvelle Paris 3 (Institut des Hautes Etudes d’Amérique latine (IHEAL) et au Centre de Recherche et de Documentation des Amériques (CREDA)). Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, elle s’intéresse aux relations entre gestion des déchets sous toute ses formes (élimination, recyclage, réutilisation, créativité) et métropolisation dans les métropoles d’Amérique latine.
Publications
"Le paradoxe de l’institutionnalisation de la récupération des déchets à Buenos Aires", Tous Urbains, n°5,  mars 2014, p. 50-53.
Gouverner la métropole par les déchets. Service urbain, action publique territoriale et écologie urbaine à Buenos Aires, Thèse de Doctorat en Géographie et Aménagement du Territoire, dirigée par M.-F. Prévôt-Schapira, (Paris 8/CREDA), Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle (IHEAL-CREDA), 2013, 498 p.
Avec Fernández L., "¿El cinturón ecológico? Análisis de una marca urbana que nunca existió", EURE, n°117, mai 2013, p. 49-68 (http://www.eure.cl/numero/%C2%BFel-cinturon-ecologico-analisis-de-una-marca-urbana-que-nunca-existio/).

Judit CARRERA: Ville et culture. L'expérience du CCCB de Barcelone
Le Centre de Culture Contemporaine de Barcelone (CCCB) est né en 1994 pour promouvoir l’activité et le débat sur la ville, l’espace public et d’autres questions clés de la société contemporaine. Après une brève introduction de ses activités, la conférence présente tout d’abord le contexte local de Barcelone dans lequel il a été crée ainsi que ses spécificités barcelonaises. Elle développe ensuite sa dimension globale et les principes universels qui l’inspirent, ainsi que les réseaux locaux et internationaux qu’il a tissés dans sa vocation de miroir et de moteur culturel. Finalement, elle évoque les défis auxquels le CCCB doit actuellement faire face, dans le cadre d’un débat politique et culturel plus large.

Judit Carrera est la directrice du Prix européen de l’espace public urbain, organisé par le Centre de Culture Contemporaine de Barcelone, en collaboration avec plusieurs institutions européennes dans le domaine de l’urbanisme (dont La Cité de l’Architecture et du Patrimoine de Paris).
Avec une Maîtrise en Science Politique de l’Université Autonome de Barcelone (1992-1996), elle a reçu son DEA de l’Institut d’Études Politiques de Paris (1996-1998) avec un mémoire sur l’espace public et la démocratie. À Paris, elle a travaillé à l’Office d’analyse et de prévision de l’UNESCO. Au CCCB, elle dirige aussi le programme de débats et conférences, centré sur la ville et l’espace public, et qui compte avec la participation d’intellectuels du monde entier pour réfléchir aux questions clés de l’actualité. Elle est aussi la responsable des collections "Breus" et "Dixit" et du service de documentation.
Elle écrit régulièrement dans le journal El País et est depuis 2011 membre du Conseil de Culture de la ville de Barcelone.


Boris GRÉSILLON: La problématique des métropoles-monde et de la création
Les plus grandes villes du monde sont d’intenses lieux de connexion, de concentration d’hommes et d’activités ainsi que des lieux de création. Si les deux premiers points sont régulièrement analysés dans la littérature scientifique classique, le dernier mérite qu’on s’y arrête. Ce n’est que depuis une période récente que les géographes de l’urbain s’intéressent au potentiel créatif de la grande ville. Il ne sera pas question ici de la créativité économique ou des villes créatives, thèmes très à la mode, mais plutôt de la création artistique et des facultés des métropoles à inventer sans cesse des courants esthétiques nouveaux et des codes originaux. Du coup, les artistes apparaissent comme des acteurs de l’urbain à part entière, dont les visions sur la ville sont un excellent ferment de réflexion.

Boris Grésillon, âgé de 44 ans, est professeur de géographie à l’Université Aix-Marseille, et chercheur au laboratoire Telemme d’Aix-en-Provence, où il dirige l’équipe "Ville, culture et grands projets". Après avoir vécu à Berlin pendant 7 ans, il vit à Marseille depuis 13 ans. Ses thèmes de recherches croisent les apports de la géographie urbaine, de la géographie de la culture ainsi que de la sociologie. Depuis la publication de Berlin métropole culturelle (Belin, 2002), il n’a de cesse de questionner la géographie culturelle de manière critique, et de proposer une autre approche, plus sensible, de la géographie de la culture et des métropoles. Il réfléchit à la place et au rôle des artistes dans la ville, à la façon dont les urbanistes, les architectes et les géographes peuvent aider au déchiffrement et à la co-construction de la ville avec les créateurs. Récemment, il a travaillé sur les friches culturelles, sur les villes créatives et sur les capitales européennes de la culture. Il a été un observateur régulier de "Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture" (cf. B. Grésillon, Un défi "capitale": Marseille-Provence 2013, L’Aube, 2011).

Stéphane JUGUET: "La Ferme !", une coopérative d’idées et d’actions sur le thème des territoires en transition
Imaginez... Nous sommes à Saint-Nazaire, au croisement du quartier de la gare, de ville-port et de Penhoët. Ici, boulevard Leferme se trouve un entrepot de 1000 m2 qui abritait autrefois La Fraternelle, une entreprise d'origine portuaire et coopérative. Aujourd’hui, ce batiment a été transformé en coopérative d’idées et d’actions sur le thème des territoires en transition à l’heure de l’(hyper) métropolisation. On y parle de musique, de partage, de transition énergétique, d’autogestion, de voitures à pédale, de "fablab", d’autonomie, de contre-pouvoir, de démocratie participative, d’industrie créative... On y croise des élus qui viennent débattre des enjeux de société, des artisants, des associations, des chomeurs, des artistes à la recherche d’espaces d’expressions, des chefs d’entreprises idéalistes, des chercheurs engagés, des citoyens qui militent pour une "ville en transition"... Mais surtout, on y rit, on y boit, on y mange... On y vit ! "La Ferme !" est, comme son nom l’indique, un lieu résolument ouvert. En 5 mois, "La Ferme !" est progressivement devenue un lieu ressource où se forment des communautés, où se tissent des réseaux, où se "forgent" de nouvelles solidarités. Ce lieu, qui s’invente quotidiennenment, est ainsi comparable, dans sa fonction sociale, au café du coin couplé d’un atelier de fabrication. Cet "outil" mis gracieusement à la disposition des artistes et des "makers", ces artisans bidouilleurs du XXIe siècle, fonctionne comme un lieu ouvert et autonome qui encourage la créativité locale, valorise les savoir faire locaux, libére les énergies citoyennes. En résumé, "La Ferme !", est une oasis de créativité située au coeur d’une ville en transition où se construit un sens collectif sur les enjeux de demain. Cette intervention proposera la genèse de cette coopérative dont l’inventivité ne tarit pas, depuis son ouverture en octobre 2013.

Ancien chercheur au Laboratoire des Usages et des Technologies d’Informations Numériques (LUTIN-UserLab) situé à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris, l’anthropologue Stéphane Juguet mène depuis plusieurs années des réflexions prospectives sur les usages, les mobilités, les pratiques urbaines et les objets communicants. En 2004, il fonde l’agence What Time Is I.T. qui fonctionne comme un studio créatif dont l’objectif est d’encourager l’innovation ascendante et de prototyper des démonstrateurs avec la complicité des habitants dans le domaine de la prospective territoriale. Actuellement, What Time Is I.T. pilote la démarche de concertation citoyenne du département de la Gironde intitulée "33 Tours: imaginons la Gironde en 2033" (www.33Tours.fr). Stéphane Juguet est également le fondateur du collectif nazairien "La Ferme !", une coopérative d’idées et d’actions sur la thèmatique des territoires en transition.
Récentes études
Concepteur et animateur de la démarche de concertation "destinations2030.org" et "33Tours", vaste débat participatif sur l’avenir des territoires.
Concepteur d’une nouvelle modalité du débat public - le "débat mobile" - expérimenté à Saint-Nazaire concernant l’implantation d’éoliennes en mer pour le compte de la Commission Nation du Débat Public et d’EDF - Energies nouvelles.
Concepteur d’applications numériques autour du tourisme et de la mise en récit des territoires. Dernière application: Nantes, capitale verte 2013: http://www.nantesgreencapital.fr/
Publications
ALLEMAND Sylvain, La prospective-action au service d’un urbanisme du mouvement, Edilivre, Paris, Août 2013, 300 pages.
BOULLIER Dominique, CHEVRIER Stéphane, JUGUET Stéphane, Evènements et sécurité, Presse des Mines, Paris, Fevrier 2012, 230 pages.
JUGUET Stéphane, CHEVRIER Stéphane, Arrêt demandé - Réflexion anthropologique sur la pratique des temps et des espaces d’attente du bus, Enigmatek Editions, Paris, mai 2003, 103 pages.


Maria Elvira MADRIÑÁN: Les espaces publics de Bogota: autour de l'œuvre de Rogelio Salmona (Los espacios colectivos de socialización en la arquitectura de Rogelio Salmona)
La conferencia presenta una visión, a muy grandes rasgos, de la evolución de la ciudad de Bogotá a manera de introducción, para entender las condiciones particulares de Bogotá, que fueron las inspiradoras de la arquitectura de Rogelio Salmona.
Uno de los aspectos más importantes de la arquitectura de Salmona, es la creación de espacios abiertos, como lugares de identificación del pasado con el presente, que facilitan la construcción ciudadana y las manifestaciones culturales.
Partiendo del análisis de la Torres del Parque como obra insigne, que consolida con sus espacios colectivos, un gran espacio público que enriquece la vida en centro de la ciudad, y de otros proyectos realizados en diferentes épocas, se constatará como esos espacios colectivos propuestos con la arquitectura se vuelven también espacios cohesionadores de la ciudad.

María Elvira Madriñán, Arquitecta de la Universidad de los Andes, con gran interés en el área. Motivada por el aprendizaje, comprometida con el trabajo, con facilidad para trabajar con habilidades para el trabajo en equipo.
Publicaciones
Publicación de los escritos sobre la obra de Rogelio Salmona en revistas y periódicos nacionales e internacionales.
2012, Revista en Obra, n°20, Diciembre 2012.
2011, La Gaceta del Fondo de Cultura Económica, n°73, Diciembre 2010-enero 2011.
2011, Noticreto la revista de la técnica y la construcción, n°104, Edición Especial Edificaciones y Sostenibilidad Ambiental.
2010, Revista Exkema, n°3, Bogotá, Octubre-noviembre.
2010, Revista Proyecto Diseño, n°69, Bogotá, Octubre-noviembre.
2009, Revista Escala, E. Arquitectura Latinoamericana.


Thierry SANJUAN: Shanghai, métropole créative, hybridation culturelle et flexibilité territoriale
Shanghai occupe une place singulière dans l’espace chinois en tant que métropole littorale historiquement ouverte sur l’étranger, se distinguant aussi bien de la capitale nationale, Pékin, que de l’ancienne colonie britannique, Hong Kong. Sa vocation pour la modernité s’est traduite par la précoce construction d’une société urbaine industrielle et moderne à l’époque des concessions. La réactivation politique dans les années 1990 d’un discours valorisant cette hybridation originelle a autorisé les investissements, les projets urbains et, à l’échelle du pays, un recentrage sur la ville du développement chinois. Pour ce faire, dans la continuité de la constitution d’un espace municipal élargi dès les années 1950, les autorités ont su, à chaque étape du développement de la ville ces 25 dernières années, adapter la trame administrative intra-métropolitaine et les instruments de gouvernance adéquats. Des espaces de fortes densités périphériques ont ainsi participé pleinement du dispositif de la métropole chinoise.

Thierry Sanjuan est géographe spécialiste de la Chine, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a publié et dirigé de nombreux ouvrages sur la Chine, sur les villes et sur les questions de géographie. Son site: www.geochina.fr.
Publications
Les grands hôtels en Asie, modernité, dynamiques urbaines et sociabilité, Publications de la Sorbonne, 2003.
Le Dictionnaire de la Chine contemporaine, Armand Colin, 2006.
Carnets de terrain, pratique géographique et aires culturelles, L’Harmattan, 2008.
Atlas de Shanghai, Autrement, 2009.
La Chine et le monde chinois, une géopolitique des territoires, Armand Colin, 2010.


Mathis STOCK: Habiter touristiquement les métropoles. Emergence des intensités urbaines
Habiter touristiquement est aujourd’hui l’un des modes communs de présence dans les grandes villes. De quelle façon le touristique constitue un élément central des dimensions culturelles des métropoles contemporaines? La perspective de l’habiter déplace le regard du tourisme comme étant un "secteur d’activité" autonome vers le "touristique" comme un rapport au monde spécifique qui est construit dans une co-présence temporaire de cet habitant mobile particulier qui est le touriste. Il s’agit de la mise en œuvre d’une certaine culture urbaine. Ce mode d’habiter engendre aussi des conflits et exprime une lutte pour le droit à la centralité. Par la présence des touristes, des centralités mondiales autour de cette convergence d’intérêts spécifiques se construisent. Ainsi, les métropoles se mondialisent par la touristification continue.

Géographe, Mathis Stock est professeur à l'Institut Universitaire Kurt Bösch à Sion, Suisse où il est responsable du Centre de Recherche Interdisciplinaire sur le Tourisme (CRIT).
Ses recherches  portent sur l'habiter des sociétés contemporaines en développant une  approche par les pratiques des lieux géographiques, enchâssées dans un régime d'habiter fondé sur la mobilité spatiale. L'hypothèse de styles d'habiter radicalement nouveaux informés par la polytopicité, fonde ses travaux. Il s'intéresse autant aux ressorts qu'aux implications sociétales de ces nouvelles façons de "faire avec" l'espace.
(http://www.iukb.ch/uer-tourisme/collaborateurstrices/prof-mathis-stock/index.html)
Publications
Stock M., 2012, ""Faire avec de l'espace". Pour une approche de l'habiter par les pratiques", in Lazzarotti Olivier (2012), Habiter. Vers un nouveau concept?, Paris, Armand Colin (pp. 59-78).
Stock M., 2007, "Théorie de l’habiter. Questionnements", Paquot T., Lussault M. & Younès Ch. (dir.), Habiter, le propre de l’humain, Paris, La découverte, pp. 103-125.
Stock M., 2007, "European Cities: Towards a Recreational Turn?", Hagar. Studies in Culture, Polity and Identities, vol. 7 (1), 115-134.
Stock M., 2006, "L’hypothèse de l’habiter poly-topique", Espacestemps.net, Textuel, 26.02.2006.
(http://www.espacestemps.net/document1853.html)




Expériences d'acteurs culturels, table ronde animée par Michel LUSSAULT, avec Julien BELLER (6B), Laurence DUPOUY-VEYRIER (Le rôle d'une direction des affaires culturelles dans la construction du CDT), Anne-Marie MORICE (Synesthésie: l'art contemporain numérique contextuel) et Marjorie NAKACHE (studio théâtre de Stains)

Laurence DUPOUY-VEYRIER: Le rôle d'une direction des affaires culturelles dans la construction du CDT
La politique culturelle de Saint-Denis est renommée pour sa capacité à combiner les héritages et les innovations, la culture populaire et ouvrière, les institutions culturelles de la Décentralisation, la dynamique impulsée par la politique de la ville, des événementiels mobilisateurs, une éducation artistique et culturelle construite avec l’école, mais aussi le soutien aux émergences, l’approche des cultures urbaines, la co-construction de projets, l’ouverture du patrimoine à la création, l’action territorialisée.
Cet héritage multiple constitue un socle et un cœur pour le Territoire de culture et de création de Plaine Commune. De nombreux artistes s’installent ici, des collectifs divers se mettent en place, de nouveaux  projets donnent à lire ce que peut produire la rencontre du développement urbain et de la culture, et enrichissent d’autant les missions publiques des institutions. La direction de la culture de la ville a donc un rôle déterminant à jouer, elle est à la fois un pôle ressource pour mettre en synergie l’enjeu culturel avec les autres dimensions et compétences de la ville, et un animateur de projets fédérateurs qui croisent publics, populations, visiteurs, salariés. La culture invite à vivre le territoire autrement.

Laurence Dupouy-Veyrier est directrice de la culture de la ville de Saint-Denis depuis fin 2001. Elle a depuis son entrée dans la Fonction publique territoriale en 1984 occupé plusieurs postes successifs au sein de la Direction du développement culturel de Nanterre. Actuellement directeur territorial, elle a suivi un master de Direction de projets culturels à l’Observatoire des politiques culturelles de Grenoble. Présidente de l’association des directeurs de la culture d’Ile de France (Asdac), elle intervient régulièrement dans des formations universitaires de niveau master.
A participé récemment à Urgences temporelles, Editions syllepse (2013) et à l’ouvrage franco-allemand Pour une éducation artistique et culturelle en Europe (2014).


Anne-Marie MORICE: Synesthésie: l'art contemporain numérique contextuel
J'ai adossé le projet Synesthésie (www.synesthesie.com) à l'usage des outils numériques dans la création contemporaine et l'ai voulu délibérément trans culturel, transdisciplinaire, transmodal et transversal. Le terme de globalisation ne doit pas nous aveugler. La puissance d'une oeuvre dépend autant de ses qualités artistiques que du pouvoir d'attachement qu'elle déploie et diffuse. Pour expérimenter cette hypothèse j'ai mis en place des résidences d'artistes débouchant sur la création d'une œuvre dont la première présentation a lieu là où elle a été créée. Œuvres numériques qui déplacent la perception spatiale et les habitudes culturelles par leurs capacités à créer de la co-présence, de l'interaction et de la simultanéité.

Anne-Marie Morice est Directrice artistique de Synesthésie. Commissaire d'exposition, elle a écrit sur la photographie et la vidéo dans Télérama, La Croix, Révolution, avant de devenir créatrice et directrice artistique du projet Synesthésie. Elle a organisé de nombreux commissariats en France et à l'étranger et notamment le cycle Transimages qui s'est décliné notamment au Palais de Tokyo, à Biarritz, au Japon, à l'Ile Maurice. Elle a été chargée du commissariat des "Virtuels" pour la biennale La Force de l'Art organisée par le ministère de la Culture au Grand Palais en 2009. Elle a également été chargée de commissariat et d'édition pour la Biennale Art Grandeur Nature, de 2004 à 2008, sous la direction artistique de Morten Salling. Le projet Synesthésie a d'abord consisté en un site: www.synesthesie.com, considéré comme un espace de création artistique, d'expression d'idées - dans une revue en ligne puis imprimée (Théoriques) -  et de diffusion à part entière. En 2002, Anne-Marie Morice crée le Centre d'art virtuel, une collection dématérialisée qui compte une trentaine d'oeuvres originales. Depuis 2006 ancrée à Saint-Denis, l'association Synesthésie a été labellisée "Fabrique de culture art & numérique". Ses principales missions consistent à repérer des artistes aux démarches innovantes et à les accompagner dans la production et la réalisation de leurs projets.



La généalogie d'un "Territoire de culture et de création", atelier de réflexion et de débat, animé par Jean-Pierre CHARBONNEAU, avec Patrick BRAOUEZEC, Nicole RODRIGUES et Jean-Louis SUBILEAU (Contrat de Développement Territorial du Territoire de la Culture et de la création)

Jean-Pierre CHARBONNEAU
Jean-Pierre Charbonneau est urbaniste, consultant en politiques urbaines ou culturelles. Il est actuellement conseiller de la Communauté urbaine de Bordeaux et de la Ville de Montreuil pour la mise en place et le suivi de politiques de qualification des espaces publics du quotidien, de Mulhouse pour l’élaboration de son projet urbain et l’amélioration de ses quartiers, de Saint-Denis pour l’organisation de la ville durant les multiples travaux en cours, du Département du Val de Marne pour l’accompagnement de la construction du tram T7, des villes de Lyon et Bienne en Suisse pour la stratégie de mise en lumière. Il est aussi cotraitant de l’aménagement des espaces publics autour de la Gare du Nord à Bruxelles.
Il accompagne élus et administrations dans l’élaboration et le suivi des politiques urbaines (Bordeaux, Saint-Denis, Montreuil..., auparavant Lyon, Copenhague, Saint-Etienne, Lille, Naples...). Il travaille à l’échelle des villes comme à celle de la proximité, sur de multiples sujets (les trams, les grands ensembles, les espaces publics, l’habitat, le commerce, la lumière, les espaces verts, l’art...) ou projets territoriaux (centre-ville et Confluent à Saint-Denis, Projet urbain de Mulhouse, Plan des Espaces publics de Copenhague, les Docks à Saint-Ouen, Paris ville campus...). Il a beaucoup œuvré pour donner à l’espace public son rôle dans le confort des villes, participant à la construction d’un savoir sur ce thème, exprimé dans deux livres: "Arts de villes" et "Transformation des villes modes d’emploi".
Il écrit de nombreux articles et fait des conférences dans le monde entier, est membre fondateur de la revue Tous urbains.
Il a toujours cherché à enrichir l’action urbaine des approches culturelles (l’Atelier de Saint-Etienne, "Lyon ville écrite, une ville et des écrivains", le Festival des Jardins de rue...) ou de la dimension sociologique (participation d’historiens, d’anthropologues...) et s’attache à ce que la concertation soit partie prenante de tout projet.
Considérant que la transformation urbaine est un levier de l’évolution politique et sociale, il intervient aussi en tant qu’expert auprès du programme SIRCHAL de coopération avec des grandes villes d’Amérique du Nord (Colombie, Vénézuela, Pérou, Brésil, Costa-Rica...) et a assuré de nombreuses missions en ce sens à l’étranger.
Il a été nominé pour le Grand Prix de l’Urbanisme 2002.


Jean-Louis SUBILEAU: Contrat de Développement Territorial du Territoire de la Culture et de la création
Le CDT du territoire de la culture et de la création n’est pas un document de circonstance. C’est l’aboutissement d’une longue démarche collective de définition d’une stratégie de développement partagée par la communauté d’agglomération de Plaine Commune et les neufs Communes qui la composent.
Cette stratégie repose sur un diagnostic territorial sans concession, affrontant les contradictions issues du développement inégal des différentes parties du territoire.
Le territoire est "généreux" et se veut très contributif du Grand Paris, particulièrement en s’engageant à réaliser 4.200 logements par an. Il entend affirmer, à l’intérieur de son périmètre comme à l’échelle de l’agglomération parisienne, un développement multipolaire en réseau.
Il mise sur la solidarité autant que sur l’innovation et prône un modèle de développement inclusif pour les habitants, accueillant pour les populations en difficulté.
Il a été l’occasion d’une plus grande attention à l’importance des éléments qualitatifs du développement: mise en valeur des sites de la seine et du canal, inscription dans le grand paysage arboré et hydrographique, définition d’un schéma des espaces publics.
Le rôle de la culture au bénéfice de tous et comme levier de développement est au cœur du projet de territoire. La création peut-elle, dans la société mondialisée, ne pas être l’apanage des "classes créatives" - annonçant trop souvent la "reconquête" des quartiers et leur bouleversement social, mais servir à l’élévation de toute une population? Tel est l’enjeu majeur du CDT.

Grand Prix de l'Urbanisme 2001, Jean-Louis Subileau a démarré sa carrière à l'APUR avant de diriger la mission de coordination des grands projets de l'État de 1982 à 1986. Il a été maître d'ouvrage de la Grande Arche de La Défense. Il a été directeur général de la SAEM Euralille de 1998 à 2010 et de la SAEM Val de Seine Aménagement (en charge de l'aménagement des anciens terrains Renault à Boulogne-Billancourt) de 2003 à avril 2008. Depuis 2009, il assure des missions d'études urbaines et d'assistance à maîtrise d'ouvrage à travers la structure qu'il a fondée "Une Fabrique de la Ville". Il est notamment chargé de mettre en œuvre la stratégie territoriale d'Euralens pour favoriser l'insertion du musée du Louvre à Lens.



Présentation débat de l'activité du pOlau (Pôle des arts urbains), par Maud LE FLOC'H
Le pOlau-pôle des arts urbains est une association nationale, créé avec le soutien du ministère de la Culture en 2007 et Lauréat du Palmarès jeunes urbanistes en 2010 (MEDDLT). Il observe et agit entre arts et territoires: d’un côté, en accompagnant la création artistique dans son inscription urbaine, de l’autre en intégrant des stratégies culturelles dans les projets urbains. Le pOlau-pôle des arts urbains est un observateur des hybridations nouvelles, entre urbanisme et formes artistiques contemporaines. Le pOlau travaille, d'une part avec des équipes artistiques (dramaturges, plasticiens, scénographes) et d'autre part, avec des équipes de conception (aménageurs, architectes, urbanistes). Il fait le lien entre les méthodes des uns et les outils des autres en inventant une nouvelle gamme d'interventions urbaines. À partir de l’expérience portée par Maud Le Floch, urbaniste scénariste, le pOlau développe de nouveaux outils hybrides: recherche-actions, résidences géo-artistiques, manifestations publiques, socles de dispositifs de diagnostic, de mises en récit, de conception. Le pOlau-pôle des arts urbains développe une position d'observatoire et d’analyse en lien avec les laboratoires PACTE-Grenoble, CITERES, Tours, avec l’Université Paris I Sorbonne) ainsi qu’avec les ministères de la Culture (DGCA) et de l’Ecologie (DGALN). Le pOlau est subventionné par le Ministère de la Culture, la Région Centre et Tour(s) Plus.
Informations complémentaires: http://www.polau.org

Maud LE FLOC'H
Maud Le Floc’h, urbaniste, est directrice du pOlau-pôle des arts urbains. Lauréate Palmarès Jeunes Urbanistes - MEDDLT - 2010. Diplômée en Aménagement du territoire-urbanisme (CESA, Polytechnique-Tours), en Sciences de l’information (CELSA - Paris Sorbonne) et forte d’une double expérience dans le domaine de l’urbanisme et la création artistique hors les murs, Maud Le Floc’h fonde en 2007, avec le soutien du ministère de la Culture, le pOlau-pôle des arts urbains.
Ce pôle d’expérimentation, de création et de production, crée les conditions de coopération entre milieux artistiques et pratiques urbaines. Le pOlau développe divers programmes: des résidences, des recherches-actions (Mission Repérage(s) - un élu, un artiste), des événements "arts et villes" (La Ville à l’état gazeux , F City-la ville Foraine ...), des accompagnements artistiques et culturels de projets urbains - (Ville de Paris - DPMC, Villes & projets Nexity, AFTRP, Ateliers Jean Nouvel, PSA, Notre Atelier Commun Patrick Bouchain...).
Le pôle des arts urbains est chargé par le ministère de la Culture de la réalisation d’un "Plan Guide arts et territoires", étude nationale pour le ré-outillage artistique et culturel des territoires.
Principales publications
Ouvrage
"Un élu, un artiste - Mission repérage(s)", 13 villes en France, sous la direction de Maud Le Floc’h, (conseil scientifique de Philippe Chaudoir), Editions L’Entretemps, 2006.
Articles et dossiers
"L’immédIat et le durable", in Hybride, hybridation, hybridité, sous la direction de Luc Gwiazdzinski, contribution scientifique, colloque PACTE, IGU Grenoble de 2013 (A paraître).
"L’intuition du génie forain", in Villes et Territoires réversibles, sous la direction de Franck Scherrer et Martin Vanier, Editions Hermann, colloque de Cerisy, 2013.
Contribution in Urbi et orbi, Paris appartient à la ville et au monde, Luc Gwiazdzinski, Gilles Rabin, éd. de L’Aube, 2010.
"Une métropole Vive", in Naissance et renaissance de 1001 bonheurs parisiens, Jean Nouvel , éd du Mont Boron, mai 2009.
"Grand Paris, quelle place pour les artistes?", coordination du dossier "Stradda", publication de Hors les Murs, avril 2009.
"De l’art au territoire", Revue TDC, n°1033, publication du CNDP, 1er trimestre 2012.
"De l’art à la ville en passant par les autres", Revue Etudes théâtrales, Centre d’études théatrâles, Louvain la neuve, Belgique, mai 2008.
"Mission Repérage(s)", Revue Communication & Organisation, dossier "nouvelles écritures de la ville", 2007.
Chroniques pour la revue Territoires, mensuel de la démocratie locale et pour les publications de l’Observatoire des Politiques culturelles.


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VELTZ, Pierre, Paris, France, Monde. Repenser l'économie par le territoire, Editions de L'Aube, 2012.

Colloques de Cerisy publiés (par ordre chronologique de publication)

Métamorphoses de la ville. Crise de l'urbain - Futur de la ville (1), dir. J. Le Goff, L. Guieysse, Editions Economica, 1987.
Le parler frais d'Erving Goffman
, dir. I. Joseph, Editions de Minuit, 1989.
Le passage des frontières. Autour du travail de Jacques Derrida
, dir. M.-L. Mallet, Editions Galilée, 1994.
Prendre place. Espace public et culture dramatique, dir. I. Joseph, Editions Recherches - Plan Urbain, 1995.
Entreprendre la ville. Nouvelles temporalités - Nouveaux services
, dir. A. Obadia, Editions de L'Aube, 1997.
Les métiers de la ville. Les nouveaux territoires de l'action collective,
dir. E. Heurgon, N. Stathopoulos, Editions de L'Aube, 1999.
Logiques de l'espace, esprit des lieux. Géographies à Cerisy,
dir. J. Lévy, M. Lussault, Editions Belin, 2000.
L'héritage du pragmatisme. Conflits d'urbanité et épreuves de civisme,
dir. D. Cefaï, I. Joseph, Editions de L'Aube, 2002.
Modernité: la nouvelle carte du temps, dir. F. Ascher, F. Godard, Editions de L'Aube, 2003.
Des « Nous » et des « Je » qui inventent la cité, dir. E. Heurgon, J. Landrieu, Editions de L'Aube, 2003.
Les sens du mouvement. Modernité et mobilités dans les sociétés urbaines contemporaines, dir. S. Allemand, F. Ascher, J. Lévy, Editions Belin, 2004.
Vers des civilisations mondialisées? De l'éthologie à la prospective, dir. J.-E. Aubert, J. Landrieu, Editions de L'Aube, 2004.
La nuit en question(s), dir. C. Espinasse, L. Gwiazdzinski, E. Heurgon, Editions de L'Aube, 2005.
La ville insoutenable, dir. A. Berque, P. Bonnin, C. Ghorra-Gobin, Editions Belin, 2006.
Les villes normandes au Moyen Age,
dir. P. Bouet, F. Neveux, Presses Universitaires de Caen, 2006.
Le développement durable, c'est enfin du bonheur !,
dir. E. Heurgon, Editions de L'Aube, 2006.
Aménagement du territoire: changement de temps, changement d'espace,
dir. S. Allemand, A.-M. Fixot, A. Frémont, E. Heurgon, J. Levêque, Presses Universitaires de Caen, 2008.
L'habiter dans sa poétique première, dir. A. Berque, A. de Biase, P. Bonnin, Editions Donner Lieu, 2008.
Sciences en campagne. Regards croisés, passés et à venir, dir. B. Hervieu, B. Hubert, Editions de L'Aube, 2009.
Antiurbain. Origines et conséquences de l'urbaphobie, dir. B. Marchand, J. Salomon Cavin, Presses Polytechniques et Universitaires Romandes, 2010.
L'économie de la connaissance et ses territoires,
dir. T. Paris, P. Veltz, Hermann Editeurs, 2010.
Donner lieu au monde: la poétique de l'habiter, dir. A. Berque, A. de Biase, P. Bonnin, Editions Donner Lieu, 2012.
Lieux et Liens, 1. Des lieux qui créent des liens, 2. Des liens qui créent des lieux, d
ir. C. Espinasse, E. Le Mouël, Editions L'Harmattan, 2012.
Du risque à la menace. Penser la catastrophe,
dir. D. Bourg, P.-B. Joly, A. Kaufmann, Presses Universitaires de France, 2013.
Villes, Territoires, Réversibilités
, dir. F. Scherrer, M. Vanier, Hermann Editeurs, 2013.

Avec le soutien
de Plaine Commune,
  du Laboratoire "Environnement, Ville, Société" (UMR 5600 CNRS / Université de Lyon),
de la Fondation Gabriel Péri
et de l'Institut français

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Fondation Gabriel Péri   Institut français